[En images] Allemagne : l’adieu au charbon

Premier producteur mondial de lignite, l’Allemagne se prépare à abandonner progressivement l’exploitation de ce charbon pourtant très rentable. Réduire les émissions de gaz à effet de serre sans détruire les emplois, telle est la difficile équation que le pays va devoir résoudre.

Texte : Samy Archimède
Photos : Charles Crié/ CCAS



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Six kilomètres de long, 200 mètres de profondeur, 1200 salariés. La mine à ciel ouvert de Garzweiler, près de Cologne, est l’une des plus grandes du monde. Son autorisation d’exploitation arrive à échéance en 2045 mais elle devra certainement fermer plus tôt.

Début février, une commission constituée de syndicats, d’employeurs et d’écologistes, doit proposer un calendrier national de sortie du lignite ainsi qu’un plan de sauvegarde de l’emploi.

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Le lignite est un charbon peu calorifique qui contient entre 50 % et 60 % d’eau. Mais son exploitation est très rentable. Il alimente essentiellement les centrales thermiques allemandes, qui génèrent beaucoup de pollution.

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Voici la plus grande machine terrestre du monde : 220 mètres de long, 96 mètres de haut, 13500 tonnes. Elle est capable d’extraire jusqu’à 400.000 mètres cubes de minerai par jour.

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Janus conduit ce mastodonte depuis 26 ans. Il aime son travail mais il est inquiet. Combien d’années la mine va-t-elle encore rester en activité ?

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La centrale thermique de Niederaussem est considérée par des associations écologistes comme l’une des plus polluantes d’Europe (lien en anglais). Ce que contestent les employeurs du secteur.

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Ces centrales ne peuvent utiliser qu’un seul combustible : le lignite. Les 20 000 emplois du secteur (extraction et production d’électricité) sont donc intimement liés.

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Dans le sous-sol allemand, il y a deux types de charbon : le lignite (à gauche) est exploité à ciel ouvert tandis que la houille (à droite) se trouve parfois à plus de 1000 mètres de profondeur.

Prosper-Haniel, la dernière mine de houille, a fermé le 21 décembre 2018. Dans les années 1960, plus de 500 000 personnes travaillaient dans les mines de La Ruhr, région qui symbolise la réussite industrielle de l’Allemagne.

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La mine de Zollverein, joyau de l’industrie lourde inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est devenue un musée qui accueille chaque année 1,5 millions de visiteurs.

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En 2018, les énergies renouvelables – éolien en tête – ont généré, pour la première fois, plus d’électricité que le charbon. Mais cette production reste intermittente. Avec la fin du nucléaire programmé pour 2023, l’Allemagne va devoir mettre les bouchées doubles si elle veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines années.

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