Avec 50,1 % des votes, le groupe Salma Swing a été choisi par les votants pour se produire sur la grande scène du Berry Républicain, le 18 avril prochain. Les deux autres finalistes se produiront sur le stand de la CMCAS Berry Nivernais. Rencontres avec ces talents made in IEG.
À l’occasion du prochain Printemps de Bourges (14-19 avril), vous avez été plus de 134 000 à exprimer votre voix lors du vote en ligne sur ccas.fr, organisé par la CMCAS Berry-Nivernais et la CCAS. À l’issue du vote en ligne sur ccas.fr, c’est le groupe Salma Swing qui a remporté les suffrages (50,1 %), devant Origin’s (44 %) et Rootshakers (5,9 %). Le groupe victorieux se produira sur la scène du Berry Républicain, tandis que les deux autres finalistes joueront sur le stand de la CMCAS Berry-Nivernais. Rencontre avec ces trois groupes composés d’au moins un agent des Industries Électrique et Gazière.
Salma Swing
Salma Swing fait vibrer la soul-jazz avec groove et sensibilité, entre émotion, swing et couleurs blues & bossa. Un univers chaleureux et lumineux qui touche dès la première écoute. Rémy Garret, bassiste, 53 ans, agent de réseau de gaz à GRDF Melun (CMCAS Seine-et-Marne) en dit plus.
« La musique, c’est une vraie raison de vivre »
Pouvez-vous présenter le groupe ?
Salma Swing existe depuis 2022. Il est composé de quatre musiciens, à la guitare, au clavier, à la batterie et à la basse (mon instrument) autour d’une chanteuse, Salma. Nos inspirations viennent plutôt de la soul, du jazz et du rythm’n’blues. Dans les chansons qu’elle écrit, en anglais, en français et en arabe, Salma parle de son parcours de femme, de ses origines mélangées, de ses sentiments. Sur le plan de la composition musicale, la chanteuse donne une orientation, puis les morceaux sont conçus collectivement. Nous venons juste de sortir un « EP » [« Extended Play », collection de titres plus restreinte qu’un album, souvent entre 4 et 7 morceaux, ndlr].
Quel est votre parcours musical personnel ?
Je me suis formé à la basse et au clavier de manière autodidacte, en apprenant à l’oreille. J’ai commencé par le rock et le blues. En ce moment, je fais partie de trois groupes différents. Mon approche est assez instinctive, et j’aime passer par l’improvisation. J’ai longtemps joué des compositions exclusivement instrumentales avant que Salma me propose de l’accompagner. Cela m’intéresse de me mettre au service de son univers personnel. Au fond, je cherche à défendre la musique, qui représente quelque chose de très profond pour moi. Quel que soit son style, la musique peut nous mettre en harmonie les uns avec les autres, et en lien avec la pulsation de la nature. À mes yeux, c’est tout simplement une vraie raison de vivre.
Que ressentez-vous à l’idée de jouer sur la scène du Berry Républicain ?
C’est une chance extraordinaire. Jouer dans des conditions professionnelles, avec de bons techniciens et ingénieurs du son : ça va sublimer notre travail. Je sais déjà que je vais avoir un gros trac, mais je vais tout faire pour faire passer l’amour de la musique qui nous anime.
Origin’s
Origin’s est un groupe pop rock alternatif revenu sur scène avec une énergie neuve et contagieuse. Mélodies accrocheuses, textes en français, émotion et puissance : chaque titre est pensé pour le live. Rodolphe Dupont, guitariste, 43 ans, assistant d’études Concertation et environnement au Centre des projets réseau terrestre de RTE (CMCAS Hauts-de-Seine) revient sur l’aventure du groupe.
« Peu d’espaces valorisent les groupes de musique amateurs »
Pouvez-vous présenter le groupe ?
Origin’s est une formation pop-rock de cinq personnes : deux guitaristes, un bassiste et chanteur, un batteur et une chanteuse. Nous jouons ensemble depuis plus de quinze ans. Le groupe a pris son nom actuel en 2021, pour marquer un nouveau départ après une pause de quelques années. Les textes sont écrits par notre chanteuse -en français, on y tient- et nous composons tous ensemble. À l’heure actuelle, notre répertoire compte une quinzaine de morceaux.
Quel est votre parcours musical ?
J’ai commencé la guitare à l’adolescence ; ensuite je l’ai un peu abandonnée. C’est en entrant à RTE, il y a plus de vingt ans, que j’ai repris mon instrument avec l’intention d’en faire un loisir. C’est rapidement devenu une vraie passion. Ce qui me plaît le plus, c’est de partager cette passion avec mes camarades et amis d’Origin’s.
Pourquoi avoir voulu participer ?
En 2025, nous avons eu la chance de jouer pour la CMCAS Berry-Nivernais, au moment du Printemps. Nous avons joué dans des conditions rêvées, et nous avons été très bien accueillis. En plus, nous avons eu de bons retours sur notre prestation. C’était d’autant plus appréciable que nous avons assez peu d’occasions de jouer devant un vrai public. Cette année, nous voulions tenter d’aller plus loin et revenir au complet, avec notre guitariste soliste, absent l’an dernier. Une mise en lumière comme celle de la CCAS est précieuse, d’autant qu’il y a finalement peu d’espaces qui valorisent les groupes amateurs.
Rootshakers
Rootshakers, trio né en Gironde, mélange Blues, Folk, Country et Rock sous toutes ses formes. Des racines du rock aux sons modernes, ils livrent un set sincère, énergique et contrasté. Un vrai patchwork live. Mathieu Boudry, guitariste, 46 ans, responsable des réseaux électriques pour Gironde, Lot-et-Garonne et Dordogne, à Enedis-Aquitaine Nord (CMCAS Gironde) raconte l’histoire de ce trio.
« Le rock a encore des choses à dire aujourd’hui ! »
Pouvez-vous présenter le groupe ?
Dans Rootshakers, nous sommes trois musiciens, à la basse, la batterie et la guitare, dont deux agents puisque le batteur, Vincent, est dans le même service que moi. Nous jouons ce qu’on appelle aujourd’hui du « classic rock ». À la naissance du groupe, en 2022, on reprenait des tubes actuels à la sauce rock. En 2024, nous avons finalisé nos propres morceaux. Je compose les musiques, j’écris les textes – en anglais car cela vient ainsi – et j’interprète les chansons. Nous avons enregistré un « EP » qui sortira bientôt.
Quel est votre parcours musical personnel ?
Je viens d’une famille de mélomanes et j’ai grandi sur la Côte d’Opale : j’ai débuté la guitare vers 13 ans en écoutant du rock diffusé par les radios pirates anglaises. Par hasard, j’ai eu la chance de jouer dans des festivals de blues du coin et de côtoyer des bluesmen américains. Plus tard, j’ai participé à des groupes, puis j’ai emménagé en Gironde où j’ai fini par trouver des complices pour remettre ça, en revenant au rock. La musique fait partie de ma vie, c’est un lieu d’épanouissement.
Pourquoi avoir voulu participer ?
D’abord pour nous faire connaître, en espérant que cela nous aide à faire davantage de concerts. Surtout, je voudrais montrer que le rock traditionnel n’est pas mort. Cette musique est malheureusement passée de mode auprès des jeunes, en France ; pourtant elle a encore des choses à nous dire. Sans compter qu’elle aide à comprendre les racines de la musique, notamment l’influence du blues et du folk.


























