Quand la CMCAS Agen passe à l’heure du padel

Initiation au padel avec la CMCAS Agen avec les agents de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne).

Initiation au padel avec la CMCAS Agen avec les agents de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne). ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Une vingtaine de bénéficiaires de la CMCAS Agen ont participé à une soirée conviviale de découverte du jeu de raquettes. Petits et grands ont immédiatement été conquis par ce sport, qui permet de « se faire plaisir tout de suite ».

Ils sont venus en famille, entre amis ou entre collègues, comme Coralie Maupeu, 56 ans, qui travaille au service de santé et de prévention au travail à la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), et Léa Sazi, 23 ans, « son alternante ». Les deux femmes sont arrivées ensemble et sont ravies d’être « dans le groupe des enfants » pour découvrir le padel.

Si l’on prononce « padèl », ce n’est pas parce qu’à Agen on a l’accent du Sud. Le « padeul » (paddle) est un tout autre sport, qui se pratique sur une planche et sur l’eau. « Beaucoup confondent les deux sports », confirme Patrice Lassauvetat, qui porte le projet de section padel à la CMCAS. Cet agent de Golfech est enchanté de faire découvrir cette activité sportive, qui se situe « entre le tennis et le squash, est très ludique et facile », et qui « permet de se fait plaisir tout de suite ». Il aimerait pouvoir faire aboutir son projet à l’issue de la rencontre au sein de la CMCAS Agen.

Adapté à tous les participants quel que soit leur âge, le padel donne aussi lieu à de belles actions sportives. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Des participants âgés de 7 à 64 ans

Il est bientôt 19 heures. Dans le hall de l’Agen Indoor, le complexe multi-activités où se déroule l’initiation, une vingtaine de bénéficiaires, âgés de 7 à 64 ans, sont réunis autour de deux coachs. Ces derniers vont leur distribuer de drôles de raquettes en plastique, épaisses, légères et trouées pour ne pas offrir trop de résistance à l’air. On attend les retardataires : ils sont pris dans les embouteillages car le match de rugby à l’affiche ce soir, Agen-Grenoble, a déplacé les foules.

Rémi Soler, président de la CMCAS Agen, mars 2025« Je suis content de faire découvrir à nos bénéficiaires cette activité qui a le vent en poupe »
Rémi Soler, président de la CMCAS Agen

En effet, selon la Fédération française de tennis, à laquelle est intégré le padel, ce sport se développe très vite depuis les années 2000. Même s’il est impossible de dire exactement combien il y a de pratiquants, entre les licenciés de padel, les licenciés multiraquettes, qui s’adonnent à la fois au tennis et au padel, et les joueurs occasionnels, leur nombre se situe autour de 600 000. Ils sont près de dix fois plus en Espagne, la patrie du padel en Europe. Viennent ensuite l’Italie, l’Argentine et le Mexique, où ce sport a été inventé.

Le coup de la soirée revient à Lou, 7 ans

Lou, 7 ans, totalement à l'aise avec le padel !

Lou, 7 ans, est venue avec sa mère Édith Bouyssonnie, technicienne séjours-activités de la CMCAS Agen à l’origine du projet. Totalement à l’aise avec le padel ! ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Le petit groupe au complet se dirige vers des terrains entourés de murs en verre et de grillages, dont les dimensions sont plus réduites que celles d’un court de tennis. Les femmes et les enfants ont la chance de jouer dans un bâtiment en dur, quand les hommes vont rejoindre des terrains seulement couverts d’un toit où s’engouffrent le vent et bientôt la pluie.

Très didactiques, les coachs apprennent aux participants à placer leur main sur la raquette, à se positionner sur leurs jambes et à renvoyer la balle « comme si on ouvrait une porte ». Les images sont parlantes, surtout pour les plus petits. Et, dans ce jeu où la puissance n’est pas forcément un atout, c’est Lou, 7 ans, qui va réaliser le coup de champion de la soirée.

Le professeur Stéphane Ferrari félicite la petite Lou, 7 ans, super championne de la soirée.

Le professeur Stéphane Ferrari félicite la petite Lou, 7 ans, super championne de la soirée. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

La fille d’Édith Bouyssonnie, la très dynamique technicienne séjours-activités (TSA), renvoie la balle sans laisser aucune chance à son adversaire. « Ce qu’elle a fait ressemble au coup du joueur de golf qui réussit à 50 mètres », explique Stéphane Ferrari, un des coachs. Les joues rosies par l’effort, Lou est tout sourire : « C’est épuisant mais j’ai aimé. C’est difficile de rattraper la balle quand elle touche la vitre. »

Le sport des retraités du tennis

Au contraire du tennis, au padel, on peut jouer les balles qui ont rebondi sur les murs ou les grillages. C’est ce qui pénalise les anciens joueurs de tennis quand ils se mettent au padel. Ils doivent se débarrasser du réflexe de ne plus toucher la balle dès qu’elle sort du court. « Le padel, c’est le sport des retraités du tennis », s’amuse Jacky Demory, agent Enedis, bénéficiaire de la CMCAS Agen.

Au-delà de la performance sportive, emprunte de camaraderie, l’initiation au padel est l’occasion de se retrouver entre collègues et de partager un bon repas. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Et ce n’est pas faux. Parmi les pratiquants de padel, ce soir-là, nombreux sont ceux qui ont été des joueurs de tennis confirmés, comme Patrice Lassauvetat ou Gilles Jouanys, son collègue à la centrale de Golfech. « Au tennis, j’en avais marre des services, ils me donnent mal aux trapèzes. Au padel, la mise en jeu n’est pas traumatisante », précise Gilles.

Ensemble, les deux amis évoquent l’aspect tactique de leur nouveau sport. Il s’agit d’anticiper le rebond de la balle. « Le padel est un sport de stratégie : il faut avoir la vista, c’est-à-dire être capable de construire le point en plaçant la balle », poursuit Patrice Lassauvetat.

C’est pourquoi ce sport permet aux femmes de jouer contre les hommes, aux enfants de jouer contre les parents. « C’est un sport doux, qui m’a beaucoup plu », se réjouit Guillaume Anglade, technicien conseil-promotion (TCP) à la CMCAS Agen, en levant son verre. Tous les participants portent un toast au succès de cette soirée qui a fait carton plein et à Édith Bouyssonnie, qui, elle, a orchestré l’événement.

Lors du repas de l'amitié après les affrontements, les bénéficiaires, les élus et les professionnels de la CMCAS rendent hommage à Édith Bouyssonnie, technicienne séjours-activités de la CMCAS à l'origine du projet

Lors du repas de l’amitié après les affrontements, les bénéficiaires, les élus et les professionnels de la CMCAS rendent hommage à Édith Bouyssonnie, technicienne séjours-activités de la CMCAS à l’origine du projet. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

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