Altriman 2022 : dans les pas de Nathalie et Joseph Olasagasti

Coline Rio, artiste du Chantier des Francos

Près de 1 300 personnes ont participé les 9 et 10 juillet à la 14e édition de l’Altriman, dans les Pyrénées-Orientales, l’un des triathlons les plus difficiles du monde. Parmi eux, Nathalie et Joseph Olasagasti, un couple de bénéficiaires, « sportifs voyageurs » accomplis. ©Pierre Charriau / CCAS

Près de 1 300 personnes ont participé les 9 et 10 juillet derniers à la 14e édition de l’Altriman, dans les Pyrénées-Orientales, l’un des triathlons les plus difficiles du monde. Nathalie et Joseph Olasagasti, un couple de bénéficiaires, « sportifs voyageurs » accomplis, ne pouvaient pas manquer cet événement, organisé en partenariat avec EDF et les Activités Sociales.


Le dernier point de ravitaillement est situé en haut d’une côte interminable. De là, la vue est magnifique : en contrebas, le lac de Matemale, le barrage hydro-électrique EDF et le village vacances CCAS. Et tout autour, les sommets pyrénéens : le Canigou (2 784 m), le pic du Géant (2 881 m), le massif du Puigmal (2 910 m). C’est à ce point de la course, derrière la table d’orientation, qu’une poignée de parents et d’amis des concurrents discutent en attendant l’arrivée de leurs héros.

Ceux-ci apparaissent un par un, la plupart en marchant, les meilleurs en courant. Joseph Olasagasti, bientôt 52 ans, atteint le haut de la côte en petites foulées, encouragé par sa femme, Nathalie, 51 ans, qui vient de boucler son « Half-Altriman » (la moitié de l’Altriman XXL) en un peu plus de sept heures, signant la deuxième meilleure performance chez les femmes. Pour Joseph, engagé sur l’épreuve reine (le XXL), l’arrivée est encore loin. « Allez Jo, à fond ! », lance Nathalie à son mari, qui est déjà reparti.

Nathalie et Joseph Olasagasti, présents à Matemale pour l’Altriman 2022, le 9 juillet. ©Pierre Charriau / CCAS

Nathalie et Joseph Olasagasti parmi les meilleurs de leur catégorie

Tutoyer les sommets est à la fois un privilège et une sacrée épreuve pour ces athlètes de l’extrême. L’Altriman reste l’un des « Ironman » (triathlons de long format) les plus difficiles du monde : 3 800 m de natation, 198 km de vélo (avec 5 200 m de dénivelé positif) et 42 km de course à pied dans la montagne. Ce samedi 9 juillet, alors que le soleil s’apprête à se coucher, Joseph franchit la ligne d’arrivée en tête de sa catégorie (50-54 ans). Après 15 heures, 38 minutes et 18 secondes de natation, de vélo et de course à pied.

La journée de notre couple de triathlètes a commencé très tôt le matin, à 1 600 m d’altitude, dans un air à 7 °C, après une courte nuit au village vacances de Matemale, situé en face de la ligne de départ. Quelques longueurs dans le lac pour s’échauffer, combinaison, lunettes et bonnet bien ajustés : « À 5 h 30, j’étais prêt », souffle Joseph, sensible à la magie des départs dans l’eau, avec le fameux « Final Countdown » du groupe Europe et la foule qui acclame les athlètes sous un ciel repeint en rose par les fumigènes.

Nathalie et Joseph Olasagasti terminent l’ascension de l’interminable côte, avant d’atteindre le dernier point de ravitaillement de l’Altriman.

Encouragé par Nathalie, Joseph Olasagasti termine l’ascension de l’interminable côte, avant d’atteindre le dernier point de ravitaillement de l’Altriman. ©Pierre Charriau / CCAS

Leur plaisir, c’est les vacances sportives

Pour leur deuxième participation à l’Altriman, Nathalie, infirmière libérale, et Joseph, adjoint au chef d’agence d’intervention Enedis de l’Aude, à Carcassonne, se sont régalés. « Ce parcours est magnifique, hors norme, assure Joseph. Cette année, les conditions météo étaient exceptionnelles. » Depuis 2015-2016, le couple sillonne l’Europe à la recherche des plus belles épreuves de triathlon et de trail. « Voyager en faisant du sport » est leur nouvelle devise. Leur plaisir, c’est les vacances sportives.

« On recherche une compétition qui nous permette de découvrir une région, un pays », raconte Nathalie. La Corse, La Réunion, les Canaries, le Portugal… « On essaie de prendre du plaisir. Il n’y a pas que de la souffrance et de la sueur ! », insiste-t-elle en riant. Cette approche détendue de la compétition ne les empêche pas d’enchaîner les performances. « L’année dernière, on est allés au Portugal avec notre fils pour faire l’XTerra, un triathlon nature. Et on a été sélectionnés, mon fils et moi, pour les championnats du monde. »

Pour la première fois de son histoire, le parcours de l’Altriman est passé sur le barrage.

Pour la première fois de son histoire, le parcours de l’Altriman est passé sur le barrage EDF de Matemale. ©Pierre Charriau / CCAS

Cap sur l’Irlande puis l’Italie

Nathalie et Joseph ont découvert le triathlon tardivement. Elle était coureuse de fond et lui était cycliste. « On a commencé le triathlon en 2015-2016 quand on habitait à La Réunion, reprend Joseph. C’est notre fille qui nous a fait connaître la discipline. » Évidemment, ils n’ont pas pu résister à la tentation de se lancer (à deux reprises) dans la Diagonale des fous, un trail vraiment dingue (165 km et 10 000 m de dénivelé) à travers les cirques de La Réunion.

« On essaie toujours de se dépasser », explique Nathalie. Comme le dit le slogan de l’Altriman, emprunté à Oscar Wilde : « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. » Dans un mois, les Olasagasti (sans leur fille, qui est kinésithérapeute en Espagne) mettent le cap sur Cork pour une folie un peu plus raisonnable : un Ironman à travers le sud de l’Irlande. De nouvelles émotions à vivre et un nouveau pays à découvrir, en attendant les championnats du monde, l’an prochain en Italie.

 


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