Au CNPE de Cruas, le restaurant d’entreprise fait peau neuve

Après deux ans d’attente, les agents du CNPE de Cruas-Meysse (Ardèche) ont pu déjeuner dans leur nouveau restaurant. ©Joseph Marando/CCAS

Le nouveau restaurant d’entreprise du CNPE de Cruas, dans l’Ardèche, a été inauguré le 29 janvier. Après deux ans et demi de travaux, pour un coût total de 6 millions d’euros, le bâtiment de 1 600 m2 accueillait ce jour-là les agents pour une pause méridienne particulière.

Instant solennel aux notes conviviales, au CNPE de Cruas, ce mardi 29 janvier : la pause méridienne avait des allures de grande récré… Et pour cause ! Entre l’animation musicale proposée par la SLVie locale, la distribution du livre de Blandine Bricka sur les métiers d’EDF (voir encadré), et après plus de deux ans de travaux, les agents du CNPE, déjà familiarisés la veille avec cet “outil sur mesure”, ont véritablement inauguré leur nouveau restaurant. Plus moderne et fonctionnel, spacieux et aéré, doté d’un espace cafétéria, le bâtiment conçu de façon collégiale entre la CCAS (exploitant des lieux), les directions d’EDF (propriétaire) et l’équipe de restauration est l’exemple même d’un compromis réussi.

Avec cette nouvelle structure pouvant accueillir plus de 800 convives, la restauration méridienne à Cruas prend ainsi un nouveau départ. Sorte de projet pilote, fer de lance de la restauration méridienne future imaginée par la CCAS, l’endroit laisse surtout augurer des possibilités extensibles en termes d’initiative. Pour Romain Belan, secrétaire général de la CMCAS Valence, présent au côté de Stéphane Brasseur, directeur de la centrale, “le restaurant, outre sa fonction première, se doit d’être un lieu de vie autour duquel nous devons construire un espace de rencontres, d’échanges et de promotions de nos Activités Sociales. L’architecture répond indéniablement à ce besoin. À nous de nous en emparer avec tous les acteurs, notamment la SLVIe, pour être au contact de nos agents.”

Romain Belan (à g.), secrétaire général de la CMCAS Valence, et Stéphane Brasseur, directeur de la centrale. ©Joseph Marando/CCAS

Côté cuisine et restauration, déjà dotée d’un score excellent en termes de conformité (hygiène et qualité), la structure, parée de ses nouveaux atours, comme ses moyens de productions vertueuses (tri des déchets) et une gestion écoresponsable des approvisionnements par circuits courts, entend bien poursuivre la dynamique de fréquentation de ces dernières années. Avec la volonté de favoriser davantage les productions locales. Et dans une région prospère, nul ne doute que le défi sera relevé. Et que le restaurant deviendra une halte incontournable pour tous les travailleurs et les travailleuses de la centrale.


Blandine Bricka à la rencontre de ses futurs lecteurs

©Joseph Marando/CCAS

C’est l’exemple même de ce que peut et doit être le restaurant. En parallèle à l’inauguration des lieux, le comité d’établissement du CNPE avait convié Blandine Bricka, auteure du livre “Électrique, les femmes et les hommes d’EDF”, à un échange avec les agents. L’occasion pour le CE, acquéreur de quelque 1  200 exemplaires de l’ouvrage, de les remettre à chaque personne présente.

Un peu plus tôt, au cours du repas, lors de sa prise de parole, l’écrivaine avait souligné sa surprise quant à la découverte d’une entreprise EDF où “l’ascenseur social fonctionne encore et où le sens du collectif semble inébranlable”.

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Un chef heureux

Laurent Giacomazzi, chef de cuisine gérant du restaurant de Cruas-Meysse. ©Joseph Marando/CCAS

En poste à Cruas depuis deux ans et demi, Laurent Giacomazzi, chef de cuisine gérant (CCG) à la tête d’une équipe de 17 personnes, est originaire de Meysse, à quelques kilomètres de là. Ce mardi 29 janvier, il ne cachait pas sa satisfaction.

Près de 670 couverts, une ambiance détendue… Tout a bien fonctionné ?

Oui ! Et je pense que c’est le fruit du travail accompli depuis plus de deux ans avec les directions d’EDF. Lesquelles ont vraiment joué le jeu pour que l’on soit doté d’un outil sur mesure. Que ce soit en termes de respect des plans initiaux, du revêtement des sols, etc. : nos souhaits ont été exaucés.

Justement, quelles étaient vos principales exigences ?

Elles ont porté essentiellement sur l’organisation fonctionnelle de la cuisine, la capacité de volume de stockage et de travail, mais aussi sur la disposition de la salle et le choix des menus. Avant, nous étions sur un double self linéaire, aujourd’hui nous avons trois pôles distincts. Un pôle “cuisine équilibre”, où l’on peut trouver des féculents nature, des légumes vapeur, du poisson et de la viande grillée ou à la vapeur. Un pôle “plat du jour”, avec de la viande ou du poisson accompagnés de légumes ou de féculents cuisinés. Et un dernier pôle “cuisine du monde”, avec des grillades et un ou deux plats exotiques. Sans oublier que chaque pôle est garni d’entrées, desserts et fromages. Ce qui est très pratique et évite les files d’attente !

Quel est votre objectif à court et à long terme ?

Jouer sur la diversité, varier les plats, les produits et les saveurs, à travers des menus équilibrés, notamment pour les agents qui viennent manger ici régulièrement. Pour cela, nous allons développer nos relations avec les petits producteurs locaux. Actuellement, nous travaillons déjà avec eux pour les fruits et légumes.

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