Au travail ou à l’école ?

En 2011, le taux de scolarisation des enfants était de 92 % en République populaire du Congo©Shutterstock

Le nombre d’enfants astreints au travail diminue dans le monde. Mais pas assez vite. La communauté internationale a renouvelé son engagement d’éliminer le travail des enfants sous toutes ses formes d’ici à 2025.

“La lutte contre le travail des enfants a pris un élan extraordinaire ces vingt dernières années”, rappelle Beate Andrees, cheffe du service des Principes et droits fondamentaux au travail de l’Organisation internationale du travail. “Mais aujourd’hui encore, 152 millions d’enfants à travers le monde sont astreints au travail des enfants. De toute évidence, nous devons amplifier notre action et la décision prise par l’Assemblée générale de proclamer l’année 2021 Année internationale de l’élimination du travail des enfants va beaucoup nous aider à attirer l’attention sur les millions de filles et de garçons qui continuent de travailler dans les champs, les mines et les usines”.

Selon le dernier rapport de l’OIT, 64 millions de filles et 88 millions de garçons sont astreints au travail dans le monde. Près de la moitié accomplissent des travaux dangereux. En chiffres absolus, près de la moitié du travail des enfants (72 millions) se trouve en Afrique; 62 millions dans la région Asie et Pacifique; 10,7 millions dans les Amériques; 1,1 million dans les Etats arabes et 5,5 millions en Europe et Asie centrale. En termes de prévalence, 1 enfant sur 5 en Afrique (19,6%), 2,9% dans les Etats arabes ; 4,1% dans la région Europe et Asie centrale ; 5,3% dans les Amériques et 7,4% dans la région Asie et Pacifique.

Près de la moitié des 152 millions d’enfants astreints au travail ont entre 5 et 11 ans.

Travailler pour s’éduquer

Ces enfants travaillent principalement dans l’agriculture (71%), qui englobe la pêche, la sylviculture, l’élevage de bétail et l’aquaculture, et comprend à la fois l’agriculture de subsistance et l’exploitation commerciale; 17% des enfants astreints au travail des enfants travaillent dans le secteur des services; et 12% dans le secteur industriel, y compris l’extraction minière.

Le travail des enfants est un des principaux obstacles à leur éducation. Il arrive aussi, lorsque leurs parents n’ont pas de véritables emplois, que les enfants doivent travailler pour payer leur scolarité. C’est le cas au Congo, l’un des pays les plus pauvres au monde, où les mines artisanales fournissent un moyen de subsistance à un grand nombre d’individus.

En raison d’un manque de financement adéquat de l’État congolais, la plupart des écoles exigent une contribution mensuelle afin de couvrir différents coûts, tels que les salaires des enseignants, les uniformes et le matériel pédagogique. De 10 000 à 30 000 francs congolais (10 à 30 dollars USD) par mois, soit une somme inabordable pour un grand nombre d’individus. Certains enfants ne sont pas scolarisés et travaillent à plein temps à ramasser, trier ou laver le minerai, d’autres vont à l’école mais travaillent en dehors des heures de cours, pendant les weekends et les vacances, relate Amnesty International dans son rapport sur les atteintes aux droits humains perpétrées dans les mines de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo.

En 2014, la moitié du cobalt mondial était extraite des mines de la RDC. Ce minerai est utilisé dans les batteries rechargeables de nos ordinateurs portables et smartphones. La demande en cobalt s’accroît au rythme de 5% par an et devrait continuer à augmenter avec le développement de la voiture électrique, conclut l’organisation.


Lire le flyer sur les droits de l’enfant

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