Ciné poème : deux arts en Val d’Oise

Festival Ciné Poème©ccas

Festival Ciné Poème © ccas

Présidée par la comédienne Brigitte Fossey, la quatrième édition du festival Ciné Poème de Bezons, en partenariat avec la CMCAS Val d’Oise, s’est achevée le samedi 21 mars, avec trois films d’animation primés et un hommage à Robert Desnos. Une sélection de films des trois premières éditions sera projetée à Visions Sociales.Ciné Poème. Le croisement de deux arts, dans une ville de banlieue parisienne. Une audace. D’emblée, les deux fondateurs, Jackie Cherin, délégué général du festival, et Jean-Marc Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes, le reconnaissent, la fréquentation n’est pas à la hauteur de la proposition. Mille quatre cents entrées en trois jours. C‘est peu mais c’est mieux que l’année dernière. Pour autant, pas question de plier bagage.

La mission d’éducation populaire tient dans ces deux mots : cinéma et poésie. Et les deux amis ont un seul objectif : dépoussiérer le genre en y intégrant l’image. « Les gens fuient le poème imprimé, alors on pensait que l’image faciliterait les choses », explique Jackie Cherin. Jean-Pierre Siméon renchérit : « C’est un peu un pari, une aventure artistique, mais je ne voulais pas d’un énième festival en direction des mêmes initiés ». Le dramaturge cherchait depuis longtemps une commune accueillante pour le projet. Il en souffle un mot Jackie Cherin, retraité des IEG et élu dans la municipalité de Bezons, qui en parle au maire. « Banco », lâche celui-ci, même si le festival peine à trouver des financements public en ces temps de restrictions budgétaires. Jackie Cherin y croit, d’autant que « le festival reçoit plus de 300 films chaque année. Il est même devenu en quelque sorte un fournisseur pour le festival International du film d’Amiens ou celui de Lama, en Corse ».

En attendant une plus grande notoriété, les organisateurs veulent faire de l’exigence un label. La preuve en images. Les trois courts-métrages primés, tous des films d’animation, illustrent une forme libre d’écriture, informelle, intime. Le prix Laurent Terzieff, Man on the Chair, réalisé par un sud-coréen, questionne l’existence. Quant à celui de la jeunesse, Une chambre bleue, invite à une réflexion sur la mort, la liberté physique et psychique. « C’est particulier », affirme Annabelle, bénéficiaire, aux côtés de Jean-Marc Tixier, président de la CMCAS du Val d’Oise. Deux ans de partenariat avec le festival et l’homme mise toujours sur cette idée : « valoriser les spectacles autour des résidences des agents, dans des espaces où, spontanément, ils ne viendraient pas ». Travail de proximité, publicité et tarifs préférentiels… Les moyens y sont mis. « L’exigence du grand public n’est pas celle qu’imagine pour lui la télévision », analyse Philippe Lefait. L’animateur de desmotsdeminuit.fr et juré de Ciné Poème, curieux de voir comment les artistes ont décliné le mariage des cinquième et septième arts dans chaque scène, insiste sur ces lieux de ressourcement. « ll y a des lieux comme celui-là, dit-il, exigeants, créatifs, qui demandent du temps, de la réflexion, qui nous donnent un sentiment d’appartenance à la vie et éloignent de la matérialité ».

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