Frédéric Paulin : “J’écris ma fiction dans les interstices de la grande Histoire.”

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Quelle est l’origine du djihadisme en France ? Frédéric Paulin en retrace l’histoire dans sa trilogie “Benlazar”. Après “La guerre est une ruse” (2018) et “Prémices de la chute” (2019), voici le dernier opus “La Fabrique de la terreur” qui nous plonge dans le Printemps arabe.

On croyait avant de vous lire que toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé était purement fortuite. Vous démontrez le contraire…

Il n’y a rien de fortuit dans la ressemblance de mon roman avec la réalité. On croise en effet des personnages ayant existé, mais mes héros sont des personnages fictifs, leur vie également. J’écris, d’une certaine manière, ma fiction dans les interstices de la grande Histoire.

Pouvez-vous nous dire comment cette trilogie est née ?

Lorsque les attentats de Charlie hebdo puis du Bataclan ont eu lieu en 2015, j’ai entendu autour de moi des gens dire que l’on entrait dans une nouvelle ère, qu’on n’avait jamais vu ça. C’étaient des gens éduqués, qui lisaient. Moi, je me souvenais que j’avais déjà vu ça lors de la vague d’attentats commis en France durant l’été 1995, dont le principal responsable était Khaled Kelkal, jeune français d’origine algérienne, membre du GIA. J’ai voulu expliquer que les attentats de 2015 étaient le fruit d’une histoire que l’on avait oubliée.

Comment parvenez-vous à faire la part entre l’actualité et la fiction ?

D’abord, j’amasse une forte somme de documentaires et je ne travestis jamais la réalité, l’Histoire. C’est la ligne rouge que je ne dépasserai jamais, car j’écris sur des évènements récents : les victimes ou les témoins de ces évènements sont encore vivants, ça serait les blesser plus encore que de modifier la réalité des faits pour satisfaire ma fiction.

Comment abordez-vous les rencontres à venir dans les villages vacances de la CCAS ?

Avec impatience ! Je crois que la littérature n’est pas une culture de bibliothèques poussiéreuses : les vacances sont aussi un moment parfait pour découvrir des romans. Et puis, les échanges avec les lecteurs (ou les futurs lecteurs) sont des moments vraiment particuliers.


“La Fabrique de la terreur”, Frédéric Paulin, éditions Agullo Noir, 2020, 352 p., 22 €  


Je ne travestis jamais la réalité, l’Histoire.

La littérature n’est pas une culture de bibliothèques poussiéreuses.


Retrouvez Frédéric Paulin dans vos villages vacances : le 23 août à Matemale (Pyrénées-Orientales), le 24 août à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), le 25 août à  Sainte-Marie (Pyrénées-Orientales), le 26 août à Saint-Pierre-La Mer-Les Girelles (Aude).


 

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