Le Cateau-Cambresis, berceau de Matisse

Henri Matisse dans l’atelier d’Henri Evenepoel à Paris, octobre 1897. Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, archives de l’Art contemporain en Belgique, Bruxelles.©Fonds Henri Evenepoel

Le musée fondé par l’artiste dans sa ville natale célèbre le 150e anniversaire du maître du fauvisme, dont elle retrace le parcours initiatique à travers une exposition magistrale. Un artiste à (re)découvrir avec les Activités sociales.

Si le goût de Matisse pour les ambiances méditerranéennes, de la côte d’azur à Tanger, transparaît dans nombre de ses œuvres, c’est pourtant la lumière du Nord qui a éclairé les premières années de la vie du peintre, né il y a 150 ans au Cateau-Cambresis.

C’est ce que rappelle avec brio l’exposition “Devenir Matisse”, qui, jusqu’au 9 février 2020 retrace les débuts du maître du fauvisme, dans le musée de sa ville natale. Des origines que l’artistes n’ai jamais reniées puisqu’il avait fait en sorte qu’à sa mort, 82 de ses œuvres majeures restent sur sa terre natale, dans le musée qu’il a lui-même fondé en 1952, dans la ville où il est né le 31 décembre 1869.

L’exposition magistrale qui couvre l’ensemble des salles du musée retrace les débuts de Matisse, issu de la famille d’industriels du textile, et destiné à devenir notaire, qui sera finalement rattrapé par sa vocation. “J’étais clerc d’avoué à Saint-Quentin ; je faisais des études de droit. Lors d’une convalescence après une maladie, je fis la connaissance d’une personne qui copiait des chromos – des sortes de paysages suisses que l’on vendait à cette époque en albums de reproductions. J’achetai une boîte de couleurs et me mis à les copier, moi aussi. Par la suite, tous les matins de sept à huit, avant d’aller à mes études, je me rendais à l’Ecole Quentin Latour où je travaillais sous la direction de dessinateurs de textiles. Une fois mordu par le démon de la peinture je n’ai plus voulu abandonner. J’ai demandé à mes parents – et finalement obtenu – la permission d’aller à Paris pour étudier sérieusement la peinture”, racontait Matisse en 1952.

À g., “Nature morte d’après ‘La Desserte’ de Jan Davidsz. De Heem’s, 1915, The Museum of Modern Art, New York.
À dr., “Première nature morte orange”, 1899, Centre Pompidou (Paris), Musée National d’Art Moderne/Centre de Création Industrielle.
©Photo Philip Bernard/Succession H. Matisse

Avec 250 œuvres de Matisse, dont 10 tableaux montrés au public pour la première fois, et 50 œuvres remarquables de Rembrandt, Chardin, De Heem, Barye, Goya, Delacroix, De La Tour, Van Gogh, Cézanne, Renoir, Gauguin, Monet, Rodin, Marquet, Cross et Picasso, cette exposition révèle le mystère des 20 premières années de sa carrière.

Elle met à l’honneur ses œuvres de jeunesse depuis sa révélation à la peinture, sa formation académique jusqu’à la fermeture de l’Académie qu’il avait fondé à Paris et où il enseigna jusqu’en 1911. Cette période décisive et déterminante de son identité permet de comprendre comment s’est construit le peintre sur ses terres des Hauts-De-France. Elle décortique le processus créatif de l’homme qui copie les anciens, s’inspire des plus grands Maîtres du passé et de ses contemporains pour finir par imposer son style et surpasser ceux qu’il contemplait et dont il avait reproduit les tableaux.

Mais comme il le disait lui-même : “la quête de la couleur ne m’est pas venue de l’étude d’autres peintures mais de l’extérieur – c’est à dire de la révélation de la lumière dans la nature.”

Vues de l’exposition. ©Département du Nord

En 1895, Matisse est essentiellement un étudiant assidu à l’enseignement de Gustave Moreau, passionné par Chardin et les peintres hollandais dont il copie les tableaux dans les galeries du Louvre. Il raconta qu’il n’avait à l’époque “que des bistres et des terres sur sa palette”. Comme beaucoup d’artistes, il est attiré par la Bretagne, et  part, trois années de suite, passer l’été à Beuzec-cap Sizun et Pont-Croix puis Belle-Ile près du peintre australien John Russell qui l’initie à l’impressionnisme. A l’issue du troisième séjour, Matisse commence à peindre avec la couleur… Ce déclic le conduira à nous offrir les chefs d’œuvre qui ont fait de lui l’une des figures majeures de l’art du vingtième siècle.


(Re)découvrez Matisse avec les Activités sociales

Matisse au Musée de l’Orangerie (Paris)

Tarif CCAS : 5,45 euros au lieu de 9 euros (coupe file collections + exposition)

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Matisse et la musique

Des pièces classiques ou religieuses (Debussy, Ravel, Prokoviev, Chostakovitch) au jazz et au blues que Matisse privilégiait (Django Reinhardt, Joséphine Baker, Sidney Bechet, Louis Armstrong, Charlie Parker…), on redécouvre l’œuvre au travers de ses inspirations musicales.

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