Le sport, c’est bon pour la santé… mais aussi pour le lien social

Qu’est-ce qui vous motive dans les sports que vous pratiquez ? On a posé la question à quatre salarié.es et retraité.es des IEG, pour qui le sport, entre futsal et muscu, voile et marathon, tisse du muscle mais aussi du lien social.

“C’est l’esprit collectif que je préfère”

Benjamin Juarez, monteur réseau Enedis, CMCAS Toulon
Pratique le futsal au Gazélec du Var et la musculation

“Issu d’une famille de footeux, j’ai forcément débuté par le ballon rond. Mais, j’ai aussi fait du foot américain, du MMA (arts martiaux mixtes) et de la boxe thaïe. Depuis dix ans, en complément du futsal au Gazélec de Toulon, je pratique la musculation. À petites doses, car on tombe vite dans une certaine addiction. Même si cette activité est bénéfique : elle permet de renforcer le mental, d’acquérir de la confiance en soi pour mieux faire face aux difficultés de la vie.

Si au football la récompense est instantanée, en musculation, c’est sur la longueur que le travail paie. Mais le sport est d’abord un moyen de se retrouver entre amis ou collègues. C’est cet esprit collectif que je préfère.”


“C’est la sensation de liberté qui me séduit.”

Éliane Brès, retraitée d’EDF, CMCAS Languedoc
Présidente de la section voile de l’Aseg (Association sportive des électriciens et gaziers de l’Hérault)

“Je suis une vraie sportive. J’ai fait du sport toute ma vie. Mais c’est la voile que je préfère. Sur l’eau, je suis bien ! En harmonie avec la nature. Passionnée de vieux gréements, c’est la sensation de liberté et de bien-être qui me séduit dans cette activité. Le sport, pour moi, c’est une philosophie de vie, corollaire d’une éducation reçue de mes parents.

Aujourd’hui, en tant que présidente de la section voile de l’Aseg, c’est à moi de transmettre ma passion. Celle d’un sport collectif, avec un équipage au sein duquel la solidarité, l’entraide, le respect des autres sont fondamentaux. Humainement parlant, se retrouver au milieu de la mer en groupe, c’est quelque chose de particulier… Les vieux gréements sont des lieux de rencontres insolites sur lesquels chacun est obligé, finalement, de dévoiler un peu de sa personnalité.”


“Je n’ai pas l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire”

Didier Depoilly, retraité d’Enedis, CMCAS Valence
Travaille avec des personnes en situation de handicap

“Vecteur d’émancipation, de solidarité, voire de fraternité, le sport favorise la rencontre, la découverte de l’autre et le vivre ensemble. Dans cet esprit, j’ai décidé de faire partager ma passion de la voile, acquise dans les années 1980 lors d’une sortie avec la CMCAS Paris, aux personnes en situation de handicap. Une fois installé dans la Drôme, j’ai passé des diplômes avec l’ASGE, le club de la CMCAS Valence. Et grâce à Jean-Paul Nauche, alors président du club, et à un collègue responsable d’un CAT (centre d’aide par le travail), l’aventure a commencé !

On travaille avec différents foyers de la région et j’y prends vraiment du plaisir. Ce public, parfois atteint de pathologies lourdes, physiques ou mentales, n’est pas ‘souillé’ par le ‘sport consommation’. Tous les cours, toutes les sorties (en sport adapté), où chacun participe selon ses possibilités, exaltent leur candeur et leur émerveillement, ce qui ne cesse de me surprendre. Car de mon côté, je n’ai pas l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire…”


“Nous sommes avant tout des épicuriens”

Pascal Comte, retraité d’EDF, CMCAS Essonne
A couru plus de 430 marathons sur quatre continents


“Au début, je courais des marathons pour faire des chronos. Maintenant, c’est le plaisir de se retrouver sur les courses entre camarades qui prime. J’ai toutefois un objectif : rester numéro 1 français au nombre de marathons effectués. J’en suis à 427, courus sur quatre continents différents, ce qui est aussi l’occasion de ‘voir du pays’. Et de réaliser ses rêves, comme celui de participer aux marathons de New York et de Tokyo.

Au départ d’une course et quelle que soit la distance [son record est de 553 km en six jours, ndlr], mon but est simplement de finir. J’ai aussi la chance que ma femme, Chantal, partage les mêmes passion et philosophie de vie que moi. Nous sommes avant tout des épicuriens. Souvent sur les courses règne un esprit festif et solidaire. Ce sera encore le cas à Blaye, en mai 2019, pour mon 500e marathon.”

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