Murs d’escalade urbains : prenez de la hauteur !

L’escalade en ville, un sport qui monte… ©Murmur

Sur bloc ou sur paroi, l’escalade se pratique de plus en plus en ville. Convivialité et frissons d’altitude sont au rendez-vous… à tester au festival d’Énergies, les 19 et 20 mai prochains à Soulac-sur-Mer.

Si les rochers de Fontainebleau (Seine-et-Marne) constituent depuis plus de cinquante ans le must mondial de l’escalade sur blocs naturels, l’escalade prend ses quartiers en ville depuis deux ans. Revanche de citadins désireux de flirter avec les cimes ? L’escalade la plus simple s’effectue sans corde ni baudrier, et sans connaissances techniques particulières. Des chaussons de grimpe suffisent pour aborder des blocs ne dépassant pas 5 m de hauteur. En cas de chute, d’épais matelas protègent les grimpeurs. Plus technique, l’escalade de voie (jusqu’à 17 m) impose d’être en duo : un petit apprentissage est nécessaire pour manier sérieusement sa ligne de vie (corde), son baudrier et les mousquetons. En cas de lâcher prise, votre équipier vous retient. Les séances de blocs peuvent être d’une durée d’une heure, l’escalade d’une paroi sera plus longue.


Rendez-vous à Soulac ! Avec les conseils d’un moniteur, prenez de la hauteur sur le mur (8 m) à trois voies installé dans le village sportif du Festival d’Énergies à Soulac-sur-Mer (Gironde).


Répertoire gestuel

Fondateur en 1996 à Pantin, en Seine-Saint-Denis, de l’une des plus anciennes structures, Gérard Goupil observe qu’en “s’urbanisant, l’activité s’est aussi mise à la portée de tous, elle est accessible à tout âge et pratiquement toute condition physique”. À Pantin, les blocs sont effectivement pris d’assaut par les enfants et les adolescents tandis que les parois accueillent parfois des grimpeurs qui “dépassent les 80 ans”, assure-t-il. De plus en plus d’écoles primaires et de jardins d’enfants installent des murs avec prises adaptées aux petits.

La plupart des handicaps ne constituent pas un frein à la pratique.

Qualités requises ? “30 à 40 % de qualités physiologiques (souplesse, force explosive, endurance, équilibre,  coordination…), le reste c’est du mental et de la technique. Le répertoire gestuel, très important, s’apparente à la gymnastique, les gestes doivent être précis”, observe Gérard Goupil. Il souligne aussi que la plupart des handicaps ne constituent pas un frein à la pratique. Particulièrement efficace pour le gainage musculaire, la grimpe renforce aussi la confiance en soi. Elle serait une véritable alliée antistress. “Impossible de penser à autre chose. L’escalade me vide totalement la tête : j’oublie tout ce qui n’est pas ici”, explique une habituée. Elle reconnaît venir aussi pour la convivialité du lieu où, entre deux escalades, on “discute facilement au pied des parois pour échanger trucs et astuces”.


Envie de pratiquer ?

La Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME) a listé sur son site le réseau de structures artificielles d’escalade (SAE) qui maille le territoire (en intérieur et à l’extérieur), soit plus de 1 100 clubs ou comités affiliés.

Site internet : www.ffme.fr

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