Rencontre entre routards : au cœur d’une colo

Le combi occupé par les jeunes ©Y.Blanchouin/ccas

Milky a beaucoup de succès auprès des ados… ©Y.Blanchouin/CCAS

Stéphane, Milky et moi crapahutons sur les routes de l’Ouest depuis bientôt deux semaines. Des visages, des sourires, les paysages et les jours qui filent mais ne se ressemblent pas. Pour notre escale charentaise au centre des Mathes, nous n’étions pas les seuls routards en vadrouille…

Milky “l’Américain” n’a presque plus aucun secret pour nous. La mystérieuse disparition de l’aiguille de la jauge à essence n’est plus un problème. Une seule règle : réhydrater Milky toutes les deux heures. On a aussi trouvé la parade pour éviter la nonchalance indissociable des fortes chaleurs estivales : on fait sauter le capot !

C’est vrai, nous sommes un chouette trio de baroudeurs et il est possible que je sois en passe de devenir une “as” du volant. Cependant, il semble que plus on descende vers le Sud, plus nous soyons gagnés par une certaine indolence douce-heureuse.

Attendez, ici, ça fleure bon les pins et le sable chaud ! Ça donne envie de poser notre paquetage quelques jours : bienvenue au centre de vacances des Mathes. A l’entrée, ça s’agite dans une organisation quasi militaire. Milky, Stéphane et moi regardons tout ce petit monde s’activer avec beaucoup de soin et d’entraide. La colo itinérante “Iles flottantes” des 15-17 ans a, elle aussi, décidé de monter le camp et de filer surfer sur l’Atlantique.

A dominante "surf", la colo itinérante "Les îles flottantes" est construite au fil de l'eau… par les ados Y.Blanchouin/ccas

A dominante “surf”, la colo itinérante “Iles flottantes” est construite au fil de l’eau… par les ados Y.Blanchouin/CCAS

Les “tentes 2 secondes” fleurissent sous le soleil tandis qu’un autre groupe s’affaire à installer le coin cuisine. Impressionnant. “La première fois, ça nous a pris des heures. Mais maintenant, on est rodé !” explique en souriant Juliette, une ado venue de Nancy. La dernière sardine à peine plantée, un groupe de jeunes filent faire les courses. “La colo, c’est avant tout la vie en collectivité et la solidarité”, poursuit la jeune fille.

La Rochelle, l’île de Ré et celle d’Oléron : eux aussi ont vu du pays, et on se raconte nos aventures de routards. “La colo en itinérance, c’est la découverte de la culture locale et de nouveaux endroits, tous ensemble. Même si le côté logistique prend beaucoup de place, c’est l’apprentissage de tous par tous au quotidien qui permet à chaque jeune d’être acteur du séjour”, explique Mohamed, le directeur de la colo.

Vision confirmée par Hugo, l’un des animateurs : “Ca change du confort de la maison. L’idée, c’est que la colo les aide à grandir et à devenir plus autonomes. Et puis, tout au long du séjour, ils apprennent à se connaître et croisent d’autres personnes, c’est une ouverture sur le monde extérieur.” Commission cuisine, hygiène ou animation, personne ne rechigne à jouer son rôle et chacun a sa place. Au fil des discussions avec ces jeunes, venus des quatre coins de la France, une certitude : ce qui les réunit, ce n’est pas le surf, mais bien une furieuse envie de partage, cette soif de vivre ensemble.

« L’autonomie, c’est ce qu’on est destiné à acquérir dans la vie » : notre reportage auprès des ados.


Images : Yannick Blanchouin/CCAS

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