SLVie : le vote a-t-il encore un sens ?

©Babouse/CCAS

Inscrites dans le règlement commun des CMCAS, selon l’article 25 du statut des électriciens et gaziers, les élections de SLVie sont le premier maillon d’une chaîne démocratique au sein des Activités Sociales.

Quel est l’enjeu, de nos jours, de ce scrutin dans la proximité ? Si, d’un point de vue légal, la question ne se pose pas, ouvrir le débat sur la pertinence des élections de SLVie renvoie automatiquement à celui de la démocratie, en général, au sein des Activités Sociales. En cette période de “révolte” citoyenne, où la démocratie représentative (ou alors son ersatz) vacille, les élections de SLVie, organisées tous les quatre ans, sont, en apparence, l’antithèse de cet élan anticonformiste. Mais se limiter à ce simple constat, c’est sans doute occulter les vertus d’une démarche responsable. En minimisant les effets de la procuration.

Or, pour Jean-François Coulin, président du Comité de coordination des CMCAS, “l’enjeu de ce vote dépasse aisément le simple fait de mettre un bulletin dans l’urne. Car le meilleur endroit pour faire vivre la démocratie en proximité reste la SLVie ! Et c’est là qu’elle s’organise. Ces structures sont essentielles pour nous permettre, à nous élus nationaux, d’être connectés avec la réalité ! Et le délégué doit être élu afin d’être légitime dans son rôle. Celui de porter les doléances des bénéficiaires vers les CMCAS puis à la CCAS”.

Mais de la théorie à la pratique… ce lieu de vie, d’échanges, unique, entre agents de toutes les entreprises des Industries électriques et gazières subit une désaffection chronique. Et la place du débat s’est déplacée, au gré de comportements plus individualistes et d’une appétence à se détourner de la voie conventionnelle en exprimant ses revendications, notamment par le biais du numérique.

“Critiquer la CCAS, les Activités, par le biais du Net, a ses limites, rappelle Jean-François Coulin. La méthode est bien moins féconde comparée aux propositions faites lors d’assemblées générales de SLVie. Pour exemple, en 2018, le nouveau mode de calcul du coefficient social pour les familles recomposées fait suite à un souhait émanant de délégués de plusieurs SLVie à travers l’Hexagone. Cela dit, nous devons nous servir du numérique pour donner du sens et une continuité à nos actions.”

Ne pas brûler les étapes

Exhorter les bénéficiaires à ne pas “brûler les étapes”, à être acteurs au quotidien de leurs Activités, tout en étant au plus proche de leurs attentes, telles sont en substance les prérogatives de ces relais que sont les SLVie, singulières, représentatives des populations urbaines, rurales…

Pour cela, selon Catherine Melet, présidente de la CMCAS Basse-Normandie, passer par la voie démocratique que sont les élections reste un impératif. “En décembre dernier, nous avons organisé des élections suite à la fusion de nos SLVie, ce qui nous a permis de refaire une cartographie précise de nos agents. Ce travail de longue haleine est essentiel pour mieux coller à leurs besoins. Et la participation a été au rendez-vous. Nos instances et nos bureaux de SLVie ont été renouvelés avec un investissement notable de jeunes agents.”

Porte d’entrée des Activités Sociales, les SLVie doivent retrouver ce pouvoir d’attraction pour des bénéficiaires dont le besoin de s’exprimer, à l’image des Français, est décuplé. Mais dans une “société de l’exigence immédiate”, de la contestation facile, si les alternatives au débat traditionnel suscitent un intérêt certain, elles peuvent être tout aussi dangereuses. Et s’affranchir des règles électorales d’un système fédérateur, au risque de l’ébranler, c’est sans doute favoriser les prises de décision endogènes, et faire preuve au final d’une attitude contre-productive.

C’est vous qui le dites !

“Les élections de SLVie permettent aux élus d’être représentatifs”
Laurent Oudart, 46 ans, opérateur à la conduite au CNPE de Flamanville, président de la SLVie Nord Cotentin, CMCAS Basse Normandie

“Les élections permettent tout simplement d’avoir l’avis de chaque bénéficiaire sur la construction de leurs Activités Sociales. Et d’être, nous élus, le plus représentatif possible de celles-ci. C’est ça la démocratie ! Les SLVie sont une des composantes de nos Activités Sociales.
Et elles sont essentielles, notamment sur notre territoire. En effet, étant assez excentrée, éloignée des grandes agglomérations, la SLVie de Flamanville, implantée sur notre lieu de travail est, de fait, un véritable service de proximité. Où le contact physique, primordial à mon sens, s’en trouve facilité.”

“Les élections incitent les agents à participer”
Thierry Boussac, technicien clientèle à l’unité opérationnelle nationale ressources humaines, correspondant SLVie Kremlin-Bicêtre, CMCAS Val-de-Marne

“Les élections de SLVie incitent à la base les agents à participer, à être acteurs de leurs Activités Sociales. En tant que correspondant, notre rôle est de les accompagner en étant au plus proche d’eux. Et cette légitimité par le vote est justifiée au quotidien. En côtoyant les bénéficiaires, on se rend compte qu’ils sont très attachés à ces rapports privilégiés dans la proximité. Car ils éprouvent le besoin de s’adresser à quelqu’un qui réponde à leurs questions, mais aussi souvent à leurs inquiétudes au niveau de nos Activités Sociales. Ce mandat est donc très important car nous sommes ce relais essentiel.”

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