“Tombé du ciel” : le burlesque rencontre la mélancolie

Samir (Rodrigue Sleiman, à g.), un ancien milicien, débarque dans sa ville natale et dans la vie de son frère Omar (Raed Yassin, à dr.), devenu garde du corps à Beyrouth. ©Aurora film

Sortie nationalement le 15 mars, le film franco-libanais “Tombé du ciel” mêle humour et drame. Une initiative de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (Acid) avec la participation de la CCAS.

Depuis le 15 mars, le public a l’occasion de découvrir le Liban actuel à travers le long-métrage “Tombé du ciel” réalisé par Wissam Charaf. La guerre civile qui a frappé le pays pendant quinze ans est un thème récurrent alors que celle-ci a cessé il y a maintenant vingt-sept ans. La comédie dramatique part d’ailleurs de la réapparition chez Omar de son grand frère, Samir, un ancien milicien censé être mort durant ces conflits. L’ironie du film et le burlesque des personnages permettent une bonne caricature de l’image du fantôme que nous avons l’habitude de voir dans les cinématographies de divertissement. Les séquences comiques se croisent parfaitement avec les tensions que connaît le Liban, même aujourd’hui. L’alliance des clichés reflète le contexte actuel du Liban : le réalisateur nous montre les boîtes de nuit au premier plan et l’explosion des bombes au second.

Un succès mondial

En France, au Liban et lors des festivals francophones du monde, “Tombé du ciel” a reçu de nombreuses récompenses et distinctions, dont le prix de la mise en scène du 4e festival War on Screen pour son approche de la guerre ou encore le grand prix du Festival international du film francophone de Tübingen-Stuttgart en Allemagne. À Beyrouth, le film a été sélectionné pour figurer au célèbre Lebanese Film Festival. Cerise sur le gâteau, la réalisation franco-libanaise a été retenue par l’Acid Cannes 2016 parmi des centaines de films et documentaires internationaux.

LA FICHE
Tombé du ciel
France, Liban, 2016, 1h10 min
Scénario : Wissam Charaf et Mariette Désert.
Avec : Rodrigue Sleiman, Raed Yassin, Saïd Serhan, George Melki, Yumna Marwan.
Acid Cannes 2016. Ce film fait partie de la programmation Acid du Festival international du film de Cannes 2016. Depuis 1993, la programmation cannoise de l’Acid est l’occasion de soutenir le cinéma indépendant devant les distributeurs, exploitants et programmateurs internationaux. Les films programmés à Cannes sont ensuite accompagnés par l’Acid et ses cinéastes dans les différentes étapes de la diffusion en salles. L’Acid est partenaire du festival Visions sociales de la CCAS.
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