Travail : encore un effort pour l’égalité professionnelle

©Camille Besse/CCAS

Malgré des progrès très nets, le chemin est encore long pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment dans le monde professionnel, où l’écart entre les salaires se réduit lentement depuis… quarante ans !

Élevant à 25 jours la durée légale du congé de paternité, l’article de la loi de financement de la Sécurité sociale du 1er juillet 2021 est loin d’être anodin. Bonne pour le père et l’enfant, permettant de mieux partager les tâches et de réduire la pression pesant sur la mère… cette parentalité renforcée s’avère une avancée vers l’égalité, même si elle est encore loin d’être suffisante.


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Car la maternité demeure l’une des principales sources des inégalités que subissent les femmes sur le marché du travail. La discrimination est double, rappelle Oxfam. D’abord, « du fait d’une plus longue absence lors du congé maternité et d’un impact plus fort sur les horaires de travail des femmes, les employeurs préfèrent (souvent) embaucher des hommes – moins impactés par les obligations de la parentalité ». Ensuite, « l’assignation à des contrats précaires : la faiblesse des congés parentaux associée à un manque d’infrastructures d’accueil des enfants pousse les femmes à privilégier les emplois à temps partiel pour pouvoir articuler vie familiale et vie professionnelle ».

Les femmes en paient chèrement le prix tout au long de leur vie professionnelle (moins de postes à responsabilité pour elles…) et au moment de la retraite.

La non-mixité des métiers en cause

Les inégalités professionnelles s’expliquent aussi par la non-mixité des métiers. C’est en grande partie le fruit de la persistance des stéréotypes de genres durant la scolarité. Mais aussi du fonctionnement du marché du travail : en 2020, en France, seuls 15,5 % des travailleurs exerçaient un métier « mixte » (hommes et femmes représentant entre 40 et 60 % des effectifs).

Récemment, la crise sanitaire a mis en avant la forte féminisation de métiers mal payés, souvent dévalorisés et qui ont pourtant été en première ligne : les métiers de l’aide aux personnes et les métiers de la propreté (83 % de femmes) ou encore les personnels d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui sont des femmes à 87,4 %.

 

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