À Super-Besse, il n’y a pas que le ski

Paysage du massif du Sancy dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne. ©Elise Rebiffé/CCAS

Sportives, artistiques, gastronomiques, aquatiques… nombreuses sont les raisons d’arpenter les volcans (éteints) d’Auvergne, dont une partie vient d’être classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Un horizon de cônes et de dômes verdoyants. Des prairies et des sous-bois multicolores où se côtoient aubépine, pensée sauvage, acacia, bruyère, orchis blanche, raiponce, trolle d’Europe, arnica des montagnes… Quelques troupeaux épars de moutons, de salers ou vaches d’Aubrac. Bienvenue en Sancy, paradis vert des randonneurs avec ses deux réserves naturelles : Chastreix-Sancy et Chaudefour. Non loin du terrain de jeu des mouflons, chamois et marmottes, où, de juin à septembre, les fraises des bois, les framboisiers, les mûres et les myrtilles agrémentent les chemins. Cette nature généreuse se retrouve dans les produits du terroir : gastronomie, activités fermières, marchés de producteurs locaux, artisanat.

La fierté d’Éric Bonamy, le responsable principal de l’institution de Super-Besse, et celle de son équipe, est d’agir en lien avec le territoire et d’en favoriser la découverte. Côté restauration, “on s’ouvre de plus en plus sur le circuit court”. Sur les tables, charcuteries et fromages des fermes proches, miel de Courgoul, pain artisanal… À travers une programmation hebdomadaire fournie, les activités proposées s’attachent à créer du lien. “Ici, 50 % des bénéficiaires viennent pour la première fois, mais l’autre moitié revient tous les ans ou presque.”


Des villes d’eau à plein régime

Les perles du Lac, de Sophie Coulon et Jean-Pierre Vignaud, oeuvre parrainée par la CCAS. ©Elise Rebiffé/CCAS

“Les perles du Lac”, de Sophie Coulon et Jean-Pierre Vignaud, oeuvre parrainée par la CCAS en 2018. ©Sophie Coulon/Jean-Pierre Vignaud

L’attrait pour ce territoire ne date pas d’hier. À Saint-Nectaire, dolmens et menhirs témoignent d’une installation durable tout comme les vestiges celtes, gallo-romains, médiévaux, Renaissance et Belle Époque. Depuis la nuit des temps, les sources silicieuses (45 °C) d’Auvergne soignent. Au XIXe siècle, elles attirent la noblesse française et européenne au Mont-Dore et à La Bourboule, de l’autre côté du Sancy. Dans les palaces, les casinos, on croise George Sand, Honoré de Balzac, Marcel Proust… Le faste des cures prend fi n avec la Première Guerre mondiale, lorsque les thermes reçoivent les soldats aux poumons détruits par les gaz.

À La Bourboule et au Mont-Dore, les curistes continuent de goûter l’atmosphère doucement surannée des villes d’eau (thés dansants organisés au casino jusqu’à la fin septembre). Pour des baignades plus volcaniques, direction le lac Chambon, alimenté par les eaux claires de la Réserve naturelle de la vallée de Chaudefour. Ses plages de sable appellent au farniente : l’une au levant sur Murol, l’autre au couchant sur Chambon-sur-Lac. Chaque année, on peut y voir les oeuvres du festival Horizons Sancy, dans un cadre majestueux dominé par les 1 886 mètres du Sancy, toit du Massif central.


Le château de Murol

Forteresse du XIIe siècle, le château de Murol offre un magnifique panorama sur la plaine. ©Elise Rebiffé/CCAS

“Un franc.” C’est le prix payé par la commune de Murol, en 1953, au conseil départemental du Puy-de-Dôme pour l’achat de son château. Depuis, la municipalité prend soin de ce bijou médiéval ouvert toute l’année (gratuit pour les moins de 10 ans). Construit sur des orgues basaltiques (coulées de lave pétrifiées en prismes hexagonaux), il était doté d’un système défensif de pointe tandis qu’une source naturelle souterraine le rendait plus invulnérable encore. “L’ambition de la scénographie mise en place en 2017 est de replonger le visiteur dans la vie médiévale de ce château”, explique le maire de Murol, Sébastien Gouttebel. Et ça marche. Quand on passe la porte du cellier, on est saisi par l’odeur de vin. On y voit des barriques, des jambons, des pommes, des poires… Pour s’approcher du réel, les scénographes se sont plongés dans les écrits du seigneur Guillaume de Murol, qui vivait au XVesiècle. Des hologrammes font craquer les bûches des cheminées. Au sommet, vision panoramique sur le massif du Sancy et la dent de la Rancune. Visites guidées, spectacles et balades aux flambeaux.


Un centre équestre solidaire

Marion et Quentin, de l’association Les Galopins du Sancy, portent un beau projet de tourisme à impact environnemental et social positif. ©Élise Rebiffé/CCAS

Le jour, chevaux et poneys shetland attendent leurs cavaliers (adultes et enfants à partir de 2 ans) sur les rives du lac Chambon. Cours d’équitation, balades et baignades au lac, balades découvertes commentées, haltes à la ferme… Le soir, les animaux retrouvent leurs prés à Saint-Victor-la-Rivière. Quentin et Marion n’ont pas voulu juste créer un énième centre équestre, mais “un lieu qui rassemble”. Avec l’objectif, hormis financier, d’un gain environnemental et social conforme à leurs valeurs.

La petite maison des Galopins du Sancy servira d’accueil et de foyer rural. “Ici, à Saint-Victor-la-Rivière, il n’y a aucun commerce ouvert à l’année, à part un restaurant. Hors saison, les gens, notamment les retraités, souffrent d’isolement. Dans ce foyer rural, le café sera offert ; il y aura un dépôt de pain et de journaux. Bref, un lieu de rencontres intergénérationnelles”, explique Marion.

Les soins aux chevaux se veulent le plus naturels possible : pas de fers aux sabots, peu de médicaments. “Surveiller leur bien-être permet d’anticiper les problèmes : nous parions que cela entraînera moins de stress, de maladies… Nous voulons montrer qu’une entreprise sociale en harmonie avec le respect de la nature peut être rentable.”

Les galopins du Sancy
Les Pradets 63790 Saint-Victor-la-Rivière
Tél : 06 58 76 67 22
Page Facebook : Galopins du Sancy


Les grottes de Jonas : un immeuble troglodyte

Les grottes de Jonas sont un habitat troglodytique, situé à Saint-Pierre-Colamine, près de Besse-et-Saint-Anastaise et Murol. ©Élise Rebiffé/CCAS

Le site troglodyte de Jonas a été entièrement creusé dans la roche, un tuf volcanique sec et compact. Le lieu abritait probablement un monastère au Xe siècle, un manoir au début du XIVe siècle. Au pied de la falaise, la pente du terrain était assez raide pour constituer une protection et maintenir à distance hommes ou bêtes sauvages. On peut imaginer la vie des occupants en découvrant chambres, grenier, cave, latrines, four à pain, chapelle ornée de fresques… Seule une partie de la soixantaine de pièces reliées entre elles par des couloirs et des escaliers sur quatre niveaux est aujourd’hui accessible.

S’y rendre :
Les grottes de Jonas
63610 Saint Pierre Colamine, près de Besse
Tél : 04 73 96 31 69 – Groupes : 04 73 260 200

Site internet : grottedejonas.fr


Courgoul en pince pour ses murs

Depuis plusieurs années, l’association des Pailhats de Courgoul réaménage un paysage de terrasses de pierres sèches, appelées pailhats. ©Élise Rebiffé/CCAS

Depuis plusieurs années, l’association des Pailhats de Courgoul réaménage un paysage de terrasses de pierres sèches, appelées pailhats. ©Élise Rebiffé/CCAS

Une poignée de bénévoles ont remis en état les terrasses cultivées (les pailhats, en patois auvergnat) du versant sud du village de Courgoul. Ce verger de terrasses aménagées grâce à des murs de pierres sèches a abrité pendant des siècles des vignes renommées. Un véritable travail de Sisyphe que nous raconte Mireille Verrière, présidente de l’association des Pailhats de Courgoul.

S’y rendre :
Les Pailhats de Courgoul
Le Bourg
63320 Courgoul
Tél : 04 73 71 21 16
mairie.courgoul@wanadoo.fr


Où se loger ?

Maison familiale de Super-Besse, dans le Puy-de-Dôme. ©Elise Rebiffé/CCAS

Maison familiale de Super-Besse, dans le Puy-de-Dôme. ©Elise Rebiffé/CCAS

Le centre de vacances est doté d’une piscine intérieure, d’un espace jacuzzi, d’une salle de spectacle, de terrains de tennis, d’un baby-foot et d’un billard. De nombreux partenariats culturels, sportifs et de loisirs vous permettent également de découvrir la région.

Type d’hébergement : maison familiale, gîte et emplacements pour camping-cars (sans bloc sanitaire).

Centre de vacances CCAS
3, route du Chambourguet
63610 Besse-et-Saint-Anastaise
Tél. : 04 73 79 81 50

>>Voir les séjours disponibles dans ce centre de vacances


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