Des étoiles dans les yeux des enfants malades

Agent EDF, Caroline Lattaignant est juriste bénévole pour l’association Petits Princes. ©Bertrand de Camaret/CCAS

Ancienne avocate, aujourd’hui salariée à la pépinière de start-up EDF Nouveaux Business à Levallois-Perret, Caroline Lattaignant est bénévole dans l’association Petits Princes, qui réalise les rêves d’enfants malades.

Bénévole dans une association pour enfants atteints de pathologies lourdes, Caroline Lattaignant ne s’attarde pas sur le “pourquoi” de ce choix. Elle connaît bien la question des maladies graves : “Dans ma famille, les personnes s’en sont remises, mais pas dans mon entourage”, résume-t-elle d’une voix assurée, du 7e étage d’une tour à Montparnasse, dans les locaux de l’association fraîchement remis au goût du jour.

C’est un “alignement d’étoiles” qui l’a amenée aux Petits Princes. En formation à HEC, elle découvre l’organisation qui y organise des soirées pour récolter des fonds. Elle appelle et tombe à pic : leur juriste bénévole vient de les quitter. La place est à prendre. Ce sera pour septembre 2017, comme une rentrée scolaire. On jurerait que cette silhouette fine aux cheveux soigneusement tirés et au verbe impeccable fait partie des murs de l’association depuis des lustres. Elle rit et confie que c’est le thème onirique qui lui plaît.

Caroline Lattaignant dans les locaux de l’association Petits Princes. ©Bertrand de Camaret/CCAS

Oniriques, les Petits Princes ? Ses 70 bénévoles et 20 permanents composent avec le réel : cancers, chimiothérapies, examens, etc. Mais tous et toutes ont le même objectif : accompagner l’enfant dans la réalisation de son rêve. Un rêve dessiné ou écrit puis envoyé à l’association. Un comité des Petits Princes examine alors “la demande de chaque enfant afin de s’assurer qu’il n’existe pas de contre-indications liées à sa pathologie”. Il s’agit de bien définir à quel moment et dans quelles conditions l’enfant peut accomplir son vœu. Ne pas déroger aux règles cliniques et faire en sorte que le rêve reste un stimulant, une énergie contre la maladie, voilà la force des Petits Princes.

“Humour, humilité, humanité”

Certains enfants d’ailleurs réalisent plusieurs rêves. “Ça peut aller du tour en hélicoptère au cours de pâtisserie, en passant par la visite de la caserne de pompiers, et même devenir journaliste d’un jour.” Certains rêves fous… sont exaucés. La rencontre avec le Père Noël, un moment mémorable : “Une compagnie aérienne qui a la même date de création que l’association offre ce vol aux enfants. Le Père Noël se pose sur les ailes de l’avion et vient leur offrir des cadeaux.”

C’est cela qu’elle aime, Caroline. Les étoiles dans les yeux. Elle qui a fait des études de droit, puis est passée par un cabinet d’avocats pour finalement entrer à EDF. Responsable administrative contrôle interne et conformité à EDF Nouveaux Business, elle met gracieusement ses compétences au profit du service partenariats et communication des Petits Princes, tous les quinze jours. À titre d’exemple de son implication : “Lorsqu’une réalisatrice a envie de nous reverser une partie des bénéfices liés à la diffusion du film ou d’un livre, nous sommes amenés à revoir les conditions du contrat.” Tout comme quand “des marques de cosmétiques offrent l’arrondi de l’achat reversé à l’association”.

Qu’est-ce qui la touche, Caroline, à l’âge où d’autres s’investissent exclusivement dans leur carrière ? “Les trois H, sourit-elle. C’est le slogan des Petits Princes : humour, humilité, humanité.” Tout comme la façon dont on y aborde la mort. Pas de tabou. “L’association forme ses bénévoles pour faire face à cet événement extrêmement douloureux et rester à sa juste place par rapport aux familles.” Toutes ces valeurs, “ça remet les choses dans le bon ordre”, conclut-elle.


“Quand la maladie arrive, tout bascule”

“Quand la maladie arrive, tout bascule”, résume Dominique Bayle, cofondatrice des Petits Princes. Cette professeure de culture physique, émue par les projets d’une organisation américaine qui permettait aux enfants d’accéder au cirque, décide de créer l’association en 1987. Le petit-neveu d’Antoine Saint-Exupéry lui permet d’utiliser gracieusement le nom de “Petits Princes”.

Située à Paris, la structure entend suivre l’enfant dans la durée et réalise plusieurs rêves avec le même enfant. L’association, qui a fêté ses trente ans l’année dernière, a été reconnue d’utilité publique en 2010. Elle comptabilise 6 700 rêves réalisés et est toujours en quête de bénévoles.

Site Internet : www.petitsprinces.com

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L’association Petits Princes est agréée par le comité de la charte du Don en confiance.

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