Faire du sport lorsqu’on est malade, “c’est excellent pour la santé”

Marches douces, remise en forme… Avec son association, Patrick Sorais, retraité d’EDF, met en place des pratiques physiques adaptées aux personnes malades. ©Julien Millet/ CCAS

Patrick Sorais, agent retraité de la CMCAS Tours-Blois, offre la possibilité aux malades chroniques de pratiquer une activité physique adaptée à leur pathologie. Et ce, grâce à Sport Santé dans le pays du Chinonais, l’association dont il est le président.

Faire du sport régulièrement, c’est assurément améliorer sa condition physique, donc la qualité de sa vie. Une évidence que Patrick Sorais, 66 ans, technicien de laboratoire au CNPE de Chinon en retraite depuis 2015, s’évertue à propager. Une philosophie de vie pour ce sportif de longue date : trente-trois ans de handball, mais aussi du demi-fond, du marathon, du vélo et de la moto.

Le sport est synonyme d’épanouissement physique et intellectuel : “Une façon de se dépasser, de se lancer des défis, de se prouver qu’on est capable de faire quelque chose.” Mais lui qui savoure la volupté de l’effort intense doit cesser – la mort dans l’âme – tout entraînement lorsqu’on lui découvre, en 2014, une maladie génétique. L’hémochromatose (un surplus de fer) dont il souffre provoque une immense fatigue.

“Quand on souffre, la tendance naturelle est de ne plus bouger. Or c’est l’inverse qu’il faut faire.”

Mais Patrick ne baisse pas les bras. Il rencontre Stéphane Sauvageon qui a créé en 2017 Sport Santé dans le pays du Chinonais, dans le cadre de la loi de modernisation de la santé de 2016. L’association propose aux personnes souffrant d’une affection chronique ou de longue durée de pratiquer des activités sportives adaptées à leur pathologie et encadrées par des éducateurs spécialisés, à partir d’un protocole établi selon la condition physique du patient sous couvert du médecin traitant.

“Le sport est plus qu’une porte de sortie”

Du sport sur ordonnance ? Une éducation thérapeutique à base de remise en forme, de renforcement musculaire, avec l’objectif d’apprendre à gérer sa maladie, de retrouver de la tonicité et de l’autonomie. “La tendance naturelle est de ne plus bouger quand on a mal. Or, c’est l’inverse qu’il faut faire”, rappelle Patrick qui se remet progressivement à son loisir préféré. Mais il abandonne les sports violents et devient un fervent adepte de la marche. “C’est excellent pour la santé, car le corps entier travaille.” L’exercice physique comme médicament ? “Un déverrouillage musculaire s’opère au bout de quelques séances, un mieux-être apparaît, assure l’agent. Les gens revivent grâce à ça !”

“73 000 bénéficiaires souffrent d’une affection longue durée, dont 4 % d’actifs”

Devenu président de l’asso, Patrick bataille désormais pour développer ce genre de structures ; tente de sensibiliser les CMCAS, d’établir des ponts avec la Caisse d’assurance maladie des industries électriques et gazières (Camieg) afin de créer un réseau. “73 000 bénéficiaires souffrent d’une affection longue durée, dont 4 % d’actifs. Rien que dans les IEG, il y aurait des choses à faire !”


Pour aller plus loin

Pour prendre contact avec l’association Sport et Santé dans le pays du Chinonais
Maison de santé du Véron
12 rue des Roches
37420 Avoine

Tél. : 07 69 36 26 97
mail : contact@sport-sante-paysduchinonais.org
Site internet : https://sport-sante-paysduchinonais.org/

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