Georgio, retraité d’EDF : “Chanteur, danseur, poète, écrivain et révolutionnaire”

Retraité du service GDO-BT d’EDF Nice, Georgio Borghesi se consacre aujourd’hui à ses passions. ©Joseph Marando/CCAS

Georges Borghesi, nom de scène Georgio, agent EDF de père en fils, partage aujourd’hui sa retraite entre le militantisme et son goût pour la chanson, la danse et l’écriture.

“Chanteur, danseur, poète, écrivain et révolutionnaire”. C’est ainsi que se présente Georges Borghesi, bénéficiaire de la CMCAS Nice. À 80 ans, il n’entend pas renier son militantisme de jeunesse, ni ses passions, auxquelles il voue ses journées.

Des colos CCAS à EDF

Fils d’immigrés italiens – qui ne lui ont “pas transmis la langue”, pas plus qu’à ses cinq frères, dont un jumeau – il naît en France le jour de la fête nationale, en 1939, dans le quartier Fabron de Nice. Son père, d’abord paysan et maçon, entre à EDF. C’est durant les colos CCAS que Georgio découvre, puis développe son goût pour la chanson et la danse. À la même époque, il entre aux Jeunesses communistes, vend le quotidien “l’Humanité”.

Georgio Borghesi chez lui à Nice. ©Joseph Marando/CCAS

Dès 18 ans, après avoir décroché un CAP d’électricien, il intègre à son tour les Industries électriques et gazières. Il passe quelques mois à Corbeil-Essonnes, en banlieue parisienne, au changement de tension, puis part pour la Corse, où il restera quatre ans. Retour dans sa région natale, où il œuvre au service GDO-BT (outil et méthode d’évaluation de la tenue globale de la tension sur les réseaux basse tension) dans tous les alentours jusqu’à sa retraite, précédée d’un congé de fin de carrière, à 51 ans. Il sera cinq ans encore gardien de parking.

La force d’un artiste ? “Rester amateur”

Ses influences ? Les grands noms de “la chanson populaire, de charme, douce”. Dans son intérieur aux allures de cabinet de curiosités érigé en porte-étendard du kitsch, les références à Johnny Halliday et autres idoles des yéyés sont légion. “En Corse, j’ai même rencontré Claude François, et ma caravane était à côté de celle de Tino Rossi !”

“Chanson du bonheur”, “Paloma”, “le Prisonnier”, “la Montagne”, “C’est si bon”… Son répertoire s’étend également à la chanson corse et italienne. L’Italie voisine transalpine où il se rend régulièrement, au-dessus de Vintimille, afin de s’adonner à ses passions : le chant, mais aussi la danse. “Toutes les danses de salon : valse, tango, cha-cha-cha, boléro…” La force d’un artiste ? “Rester amateur.”

Enfin, l’écriture de poèmes ou même d’un petit livre à compte d’auteur lui permettent une expression libre et militante : “Il faut continuer à défendre nos entreprises, et impliquer davantage les retraités.”


Pour aller plus loin

“Lucide a cent ans”, par Gergio Borghesi
Édilivre, 2019, 38 p., 11,50 euros (version numérique : 4,99 euros)


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Lecture, écriture, musique, photographie : vos passions en partage sur ccas.fr et sur la communauté des Parle

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