“Je veux que les enfants apprennent à s’aimer plutôt qu’à se haïr”

La CMCAS Béarn Bigorre organisait avec le Secours populaire français en août 2017 une colo sur le thème de la solidarité internationale, à Nestier (Hautes-Pyrénées). Responsable de la délégation indienne, Vai Devy (au centre) était accompagnée de quatre jeunes.©Stéphane Sisco/CCAS

Des enfants de fusillés, de déportés, il y a plus de 75 ans, à aujourd’hui, le Secours Populaire Français a toujours œuvré pour favoriser le départ en vacances des enfants issus de familles en situation de grande précarité. Selon “le mouvement de solidarité”, rendre le droit aux vacances accessibles à tous, et notamment aux enfants, est un enjeu de société.

Aiguillon des pouvoirs publics, comme il se définit, le Secours populaire français (SPF) est un acteur historique de la solidarité. Depuis des décennies, grâce à ces partenariats avec différents acteurs du tourisme social, dont la CCAS, le mouvement associatif impose son paradigme. Pour le SPF, “oui, les vacances sont un temps indispensable pour les personnes en grande précarité”.

En 2018, par exemple, près de 185 000 personnes ont été aidées pour l’accès aux vacances, 35 initiatives organisées dans le cadre de la Journée des oubliés des vacances, et 32 villages Copains du monde ont accueilli des enfants de toute nationalité. Mais selon Romaric Godelu, membre du comité national du SPF et directeur de la fédération des Hautes-Pyrénées, “si les congés sont des droits fondamentaux, il faut bien souvent accompagner et persuader les familles en grande précarité qui, finalement, s’en excluent elles-mêmes en disant : Les vacances c’est pour les autres.” Pour le SPF, respecter “le droit au repos et aux loisirs” reconnu par les Etats signataires de la Convention internationale des droits de l’enfant, c’est aussi considérer cette période privilégiée comme un enrichissement, un accomplissement de soi. Que ce soit dans les villages Copains du monde, les colonies de vacances, les séjours dans des familles bénévoles du SPF… ou lors de la Journée des oubliés des vacances, tous les ans à la mi-août.

L’exemple des villages Copains du monde

Pour Romaric Godelu, “il faut que les enfants aient la possibilité de partir, ne serait-ce qu’un jour, pour ne pas vivre l’exclusion une fois rentrés à l’école. Et qu’ils aient quelque chose à raconter…” Alors, 30 ans après la ratification de la CIDE, face au laxisme des pouvoirs publics et la remise en cause des droits un peu partout en France, le développement des villages Copains du monde démontre “qu’un texte de loi ne se suffit pas”.

Depuis cinq ans durant la première quinzaine d’août, en partenariat avec les CMCAS de Languedoc, Béarn-Bigorre et Toulouse, des dizaines d’enfants se retrouvent dans les colos CCAS de Gèdre, Ceilhes et Ramondens, avec les filles et fils d’agents. Comme l’explique Jean-Maurice Darboucade, président de la CMCAS Béarn-Bigorre : “c’est un vrai partage de compétences, une confrontation entre plusieurs modes de vie et un mélange des cultures d’une richesse absolue”. Selon la devise chère à Julien Laupêtre, ancien président du SPF : “Je veux que les enfants apprennent à s’aimer plutôt qu’à se haïr et à se connaître plutôt qu’à s’éloigner les uns des autres.”


Lire le flyer sur les droits de l’enfant

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