Le neuvième art à l’honneur à Saint-Lunaire en Bretagne

Compléter une BD pour lui donner du sens. Pas toujours facile pour Ambre, 6 ans, qui a pourtant réussi à trouver une idée pour finaliser sa planche. ©Charles Crié/CCAS

Du dimanche 18 au samedi 24 octobre, 44 jeunes âgés de 6 à 11 ans se sont retrouvés dans le centre CCAS de Saint-Lunaire pour une colo placée sous le signe de la bande-dessinée et de la voile. Pendant une semaine, les enfants ont été initiés à l’art de la BD ou de la voile, en compagnie de professionnels dévoués et passionnés.

Au cœur de cette colo bretonne, les enfants découvrent au choix la BD ou la voile. Pas toujours facile d’opter pour l’un ou pour l’autre quand l’envie de pratiquer les deux disciplines est là. Pour certains, pas de doute possible, pour d’autres, à l’instar d’Hugo, les parents ont dû trancher : ce sera bande-dessinée. Et c’est visiblement sans regret au vu de son enthousiasme et investissement au cours de l’atelier.

Apprendre les codes de la BD

Les jeunes auront droit à deux ateliers, 5h en tout, pour apprendre les codes de la BD et concrétiser un projet de bande-dessinée autour du thème des pirates, un thème “qui parle à tous”, choisi par Antoane, dessinateur et membre du collectif les Bédéastes, qui intervient tout au long de la semaine auprès des jeunes ayant préféré découvrir le neuvième art.

Encadrés par Antoane, dessinateur et membre du collectif les Bédéastes, les enfants ont pu mettre à profit leur talent de dessinateurs. ©Charles Crié/CCAS

Pour le reste de l’équipe, “l’essentiel est que les enfants s’amusent quel que soit leur niveau en dessin et qu’ils découvrent l’univers fantastique qu’est la bande dessinée” souligne Marcel Le Claire, directeur de la colo. Tout au long de la semaine, les enfants ont bénéficié de deux ateliers de 2h30 chacun.

Placement des bulles, lisibilité, sens de lecture, voici les bases enseignées aux enfants. “C’est vraiment une initiation avec un peu de théorie. Je leur apprends notamment la lisibilité qui est très importante car il faut que la bande-dessinée soit lisible pour n’importe qui même sans explication de l’auteur” explique le dessinateur Antoane.

Placement des bulles, lisibilité, sens de lecture : une initiation de base avec juste un peu de théorie et beaucoup de pratique. ©Charles Crié/CCAS

Lors du premier atelier, les apprentis dessinateurs avaient pour mission de compléter une BD pour lui donner sens. Un exercice qui demandait autant de réflexion que de créativité, difficile pour les plus jeunes d’entre eux, à l’instar d’Ambre, 6 ans et qui adore pourtant dessiner. “Il est normal que certains accrochent plus que d’autres, c’est d’autant plus difficile pour ceux qui ne savent pas encore très bien lire”, confie Antoane. Pourtant, à la fin des 2h30 d’ateliers, chacun des dix enfants présents a trouvé la bonne idée et est parvenu à finaliser sa planche.

Privilégier les activités extérieures

Le reste du temps de la colo est consacré à des activités extérieures, “on sort dès qu’il fait beau” précise Marcel Le Claire, mais également à des activités individuelles, calmes. “On travaille beaucoup sur le bien vivre ensemble, la solidarité, l’accès à la lecture et à la culture”. Gageons que même si les dessinateurs en herbe ne deviennent pas tous des Hergé ou des Urderzo, ils auront au moins pris goût à l’art de la BD.

 

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