Activités de proximité et handicap : “venez aux SLVie ! “

Enfant porteur de handicap de Dounia et Rachid Madaci Agent TIRU ancien Agent EDF. CMCAS ©J. Marando/CCAS

Le handicap amène souvent les familles à renoncer aux activités dites « non essentielles », telles que les loisirs, les sorties ou les relations sociales. Pas au Week-Hand ! ©J. Marando/CCAS

Depuis plus de quarante-cinq ans, la CCAS s’attache à ouvrir les Activités Sociales à tous, enfants, agents et leurs conjoints, agents en inactivité, qu’ils soient en situation de handicap ou pas. Et concrètement, comment cela fonctionne ?

Les 1er et 2 octobre dernier, Merlimont (Pas-de-Calais) a accueilli des tables rondes d’information aux bénéficiaires lors du Week-Hand. Soucieuses d’apporter des réponses réelles aux bénéficiaires, les CMCAS d’Ile-de-France y ont invité des professionnels de la santé. Pour ouvrir la discussion sur la thématique des activités de proximité et handicap, six assistantes action sanitaire et sociale (ASS) ont pris la parole afin d’évoquer les soutiens possibles : aides complémentaires incluant les aides techniques, le transport, l’aide animalière, l’amélioration du logement, l’aménagement d’un véhicule mais aussi les aides supplémentaires concernant la vie domestique, les aidants, le financement de formation, entre autres.

Un temps d’échange essentiel pour les bénéficiaires parfois peu ou mal informés, comme en témoigne Rachida, venue de Seine-Saint-Denis, maman d’un jeune homme autiste : « On a le sentiment que des “choses” existent mais on n’arrive pas à faire le lien ! » Le lien, c’est justement l’objectif de ces temps de parole entre élus, professionnels, agents des activités de proximité et bénéficiaires. Il n’est pas seulement question de procéder à un état des lieux des aides possibles mais aussi de faire connaissance, de mettre des visages sur des noms et des fonctions, de s’impliquer pour la mise en œuvre collective.

Lire aussi : Week-Hand pour tous : aider, et aider les aidants

Tatiana, ASS de Seine-Saint-Denis, insiste : « Venez nous voir, venez aux SLVie, faites-nous remonter vos besoins et vos attentes pour que nous puissions adapter les activités de proximité et les séjours. » Les bénéficiaires ont bien entendu parler des « séjours pluriels », mais pas facile de déconstruire ses peurs et ses appréhensions de parents, surtout quand l’enfant est un peu différent. Mais Dina Bogos Helfer, médecin conseil à la CCAS, a plus d’un tour dans son sac et propose la projection de deux films courts sur les fameux séjours qui s’adressent à la fois aux enfants mais aussi aux adultes.

La médecin prend la parole : « Ces séjours favorisent l’autonomie, la rencontre et poussent les enfants à avoir des activités qu’ils ne peuvent pas forcément faire avec leurs parents. » Evelyne et Patrick, venus de Cergy et parents d’un enfant handicapé, témoignent : « Au début et à la fin du séjour, il y a toujours un temps d’échange entre nous et l’équipe qui prend en charge notre fils. Quand il revient, on sait exactement ce qui s’est passé grâce à un carnet de bord, nous sommes ravis, on le laisse partir les yeux fermés. » Rachida renchérit : « Si mon fils Reda est en partie autonome maintenant… c’est en partie grâce aux séjours pluriels ! »

Ne pas renoncer

La table ronde est aussi l’occasion de mettre en lumière les possibilités qui existent concernant les activités de proximité. Souvent, le handicap amène l’individu à renoncer aux activités dites « non essentielles », telles que les loisirs, les sorties ou les relations sociales. « D’un côté, on a peur de ne pas être en mesure de mettre en œuvre un dispositif, de l’autre on pense que ce n’est pas possible », explique Dina Bogos Helfer. Une pièce de théâtre lorsque l’on est non-voyant ou sourd ? Pas de problème, il existe des chuchoteurs et la possibilité de sous-titrer le spectacle. Une visite au musée ? Beaucoup offrent désormais des accès pour les personnes handicapées. Des solutions existent, il faut juste les demander et les mettre en oeuvres…

Du côté des CMCAS, on prend aussi de nouvelles habitudes. Dans les bulletins du Journal des activités, les différents pictogrammes d’accessibilité sont affichés. « Il y a beaucoup de choses qui ne coûtent rien, il s’agit simplement d’une question de volonté ! Demandez-nous et nous nous adapterons à vos besoins », ajoute Bernard Labreuil, président de la CMCAS des Yvelines.

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