Mathilde Perrault-Archambault : “Cela rend humble de voir toutes ces énergies et ces talents”

Mathilde Perrault-Archambault, auteure d’un livre jeunesse sélectionné en 2020 pour le concours Écrivains des IEG, était membre du jury cette année. ©DR/ Collection particulière

Lauréate du concours des Écrivains des Industries électrique et gazière (IEG) en 2020 pour son album jeunesse “Même-pas-peur”, Mathilde Perrault-Archambault, ayant droit de la CMCAS Bourg-en-Bresse, a pris part au jury cette année. Elle évoque son expérience.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’accepter d’intégrer le jury cette année ?

Mathilde Perrault-Archambault – C’était d’abord un geste de remerciement : j’avais plaisir à rendre ce qu’on m’avait donné. Ensuite, parmi les raisons moins nobles, j’y ai vu l’opportunité de sortir de ma solitude d’auteur. Je travaille à la maison, et pour beaucoup d’entre nous, depuis un an, le travail est encore plus solitaire. Il est vrai que les rencontres étaient virtuelles, car le jury se réunissait en visioconférence, mais elles étaient intéressantes quand même. Enfin, je voulais aussi comprendre le fonctionnement d’un jury de l’intérieur. Et relever ce défi me faisait sortir de ma zone de confort.

Comment avez-vous vécu ce rôle ?

M. Perrault-Archambault – J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les différents univers de tous les auteurs. Heureusement que je suis une grande lectrice, car il y avait beaucoup d’ouvrages en lice ! C’était un autre défi à relever : s’efforcer d’avoir un sens critique, et bien sûr être en mesure d’argumenter son point de vue sur chaque ouvrage lu.

Quels ont été vos critères de sélection ?

M. Perrault-Archambault – La qualité de l’écriture m’importe autant que le plaisir de la lecture. Je pense notamment à tous les ouvrages “documentaires” à travers lesquels j’ai beaucoup appris. Je pense aussi aux polars, que je ne lis pas habituellement, mais que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette fois. La lecture doit être un plaisir.

Avez-vous eu des coups de cœur ?

M. Perrault-Archambault – Oui j’en ai eu plusieurs, notamment pour des genres littéraires que je ne lis pas habituellement. J’étais parfois emportée par la légèreté, la poésie et l’humour. Je pense aussi à un thriller de plusieurs centaines de pages que j’ai lu en deux jours. Ma famille ne m’a pas beaucoup vue durant ces deux jours !

L’an passé, vous disiez que la sélection de votre roman avait été “un véritable vent de fraîcheur”. Continuez-vous à écrire ?

M. Perrault-Archambault – Je suis en train d’apporter les dernières corrections à deux albums jeunesse, qui sont en cours d’illustration. Ils seront publiés l’an prochain, l’un chez Bayard Canada, l’autre chez Alice Jeunesse, un éditeur belge. J’ai hâte de voir le résultat du travail des illustrateurs, qui donnera forme aux histoires que j’ai écrites ! C’est, à chaque fois, un travail à deux, très excitant.

L’écriture est un travail de très longue haleine, qui demande beaucoup d’énergie, notamment parce que l’on essuie énormément de refus. J’étais d’ailleurs, en tant que jury du concours, très impressionnée par la quantité d’ouvrages reçus. Cela rend humble de voir toutes ces énergies et ces talents.

Plein feux sur vos talents !

Romans, bandes dessinées, nouvelles, recueils de poésie… Le concours des Écrivains des IEG récompense chaque année des ouvrages écrits par des bénéficiaires des Activités Sociales. Plus d’infos sur le concours Écrivains des IEG sur ccas.fr > rubrique Culture et sur le groupe Facebook des Parle (Pratiques amateurs aux rendez-vous de la lecture et de l’écriture).

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