Monts et merveilles des Rousses

Labellisées Flocon vert, Les Rousses développent un tourisme durable, soucieux de sauvegarder les ressources naturelles. ©Élise Rebiffé/CCAS

Perchée à 1 000 m d’altitude dans le parc naturel du Haut-Jura, la station des Rousses propose une multitude d’activités, en toute saison, et pour toute la famille. L’hiver venu, le domaine réputé pour la glisse nordique promet, néanmoins, de belles sensations pour les inconditionnels de ski alpin. Quant aux amoureux de nature, ils seront au paradis.


Drôle de nom pour une station. Les Rousses, pourtant, se déclinent en vert l’été, en blanc à la saison froide. Elles nichent dans un écrin de verdure où s’épanouit une nature sauvage, opulente, couverte de bois, de prairies et de pâturages. Une nature préservée où foisonnent étangs, lacs, torrents et cascades. Un environnement rudoyé par un âpre climat. Lorsque les forêts se poudrent de frimas, que la neige emmitoufle les plateaux de son manteau immaculé, Les Rousses révèlent un tout autre visage. Certes, l’hiver confère à la région un charme singulier. L’impression d’être ailleurs, hors le temps.

Nature en grand format

Dans un paysage évoquant celui du Grand Nord, on peut voir évoluer des cerfs, des rennes, des chiens du Groenland, des yacks, des mouflons, des chamois, des daims, des bisons d’Europe, des chevaux tarpans… ©Élise Rebiffé/ CCAS

Un délice pour les promeneurs qui se délectent à flâner sur de grandes étendues argentées. Pas moins de 22 km de sentiers balisés et 52 km dédiés à la randonnée en raquettes (19 pistes) facilitent l’immersion dans ce cocon neigeux. Un régal aussi pour les fondeurs qui disposent de 220 km de tracés. Un site d’excellence notoire sur lequel viennent s’exercer les sportifs de haut niveau.

Depuis La Faucille Mont-Rond, vue sur un exceptionnel panorama sur le lac Léman, Genève, les Alpes avec le massif du Mont-Blanc et les plateaux du Jura.

Chaque année, en février, 4 000 skieurs participent à la Transjurassienne, l’épreuve de fond mythique de 68 km, qui relie Lamoura à Mouthe. Aux fortes gelées, lorsque le lac de Lamoura se glace, les locaux viennent y patiner. Mais la plus connue des stations jurassiennes possède aussi de sérieux atouts pour les adeptes de la glisse de vitesse.

La petite qui a tout d’une grande

Le village des Rousses, entre chien et loup. ©Élise Rebiffé/CCAS

Loin des usines à ski, Les Rousses disposent d’un domaine alpin conséquent qui s’étend sur quatre massifs – les Tuffes, la Serra, le Noirmont et la Dôle –, soit 50 km de descente sur 34 pistes. Un espace qui saura combler les plus exigeants. Au massif de la Dôle, repérable à son globe blanc qui renferme une station météo, on glisse en Suisse. Au col de la Faucille, un panorama époustouflant sur la chaîne des Alpes et le Mont-Blanc vaut à lui seul la montée ! Forts de ce potentiel, les Jeux olympiques de la jeunesse s’y dérouleront en janvier 2020.

Skier, mais pas que…

Nichée au creux de paysages à couper le souffle, une ferme typique du Haut-Jura.

Si le ski de loisir lui a assuré un essor touristique dans les années 1970, la station tire à présent son épingle du jeu en valorisant son patrimoine naturel, culturel et artisanal. Proposant une autre conception de la montagne l’hiver, hors la glisse, elle promeut un tourisme responsable, plus vertueux écologiquement, où la nature règne en maîtresse. La station est d’ailleurs labellisée Flocon vert (engagement durable).


Le musée de la Boissellerie

Entouré de forêts, le long de la frontière suisse, le musée de la Boissellerie est situé à 1 050 mètres d’altitude dans une ancienne scierie restaurée. ©Élise Rebiffé/ CCAS

De la fabrication des premiers skis et premières raquettes en passant par des ustensiles du quotidien, le musée associatif, installé dans une ancienne scierie à Bois-d’Amont, relate le travail du bois dans le Haut-Jura. Vous découvrirez les outils, les machines et quantité d’objets – les boîtes à fromage par exemple – ordinaires ou insolites, et comprendrez comment le savoir-faire ancestral des artisans boisseliers a pu être sauvegardé malgré l’hégémonie du tout plastique.

Musée de la Boissellerie
12, rue du Petit-Pont
39220 Bois-d’Amont
Tél. : 03 84 60 98 79.
Site : museedelaboissellerie.com


L’espace des mondes polaires Paul-Émile Victor

Un espace éducatif et ludique pour tout comprendre de l’Arctique et de l’Antarctique. ©Élise Rebiffé/ CCAS

Ils en savent beaucoup sur nous et notre passé. Tels des thermomètres, les pôles nous alertent sur le danger imminent qui pèse sur la planète. Encore méconnus, l’Arctique et l’Antarctique sont l’objet de toutes les curiosités et de nombreuses études. Situé sur la commune de Prémanon, l’Espace des Mondes polaires, musée pédagogique par excellence, en raconte l’histoire, celle de leur conquête et surtout de leur rôle dans la régulation du climat mondial.

Espace des Mondes polaires
146, rue Croix-de-la-Teppe, 39220
Prémanon. Tél. : 03 39 50 80 20.
Site : espacedesmondespolaires.org


Tirez pas sur le sanglier !

Celui-là n’a rien à voir avec l’animal. Le sanglier est l’artisan qui fabrique les lanières d’épicéa qui encerclent le mont-d’or.

Bruno Cretin-Maitenaz, moniteur de ski et sanglier.

“Pour lever les sangles, d’une largueur de 33 cm environ, on ôte l’écorce de l’arbre fraîchement abattu. Puis à l’aide d’une cuillère, on découpe des bandes sur le liber [partie tendre avant le bois, équivalent de l’aubier pour les feuillus, ndlr] sur toute la longueur de la grume”, explique Bruno Cretin-Maitenaz, moniteur de ski aux Rousses et sanglier. Une fois séchées, elles seront vendues au fromager.

Exclusivement taillées à partir d’épicéa, les sangles sont utilisées pour enserrer le mont-d’or, le succulent fromage à pâte souple. Les lanières de cerclage, qui forment un petit caquelon naturel en bois, enveloppent le fromage d’un subtil parfum boisé, lors de son affinage.

Avec la “cuillère” bien affûtée, Bruno récolte le liber.

“C’est la sangle qui donne tout son goût au mont-d’or”, affirme Bruno, le sanglier. Une pratique artisanale ancestrale datant du XVIe siècle, typique du Jura et du Doubs, auparavant réalisée par les bûcherons, et qui a tendance à disparaître. “Depuis quelques années, on manque de sangles en France. Il en faudrait 5 millions de mètres chaque année”, assure Bruno.

Tandis que la production du mont-d’or croît, les sangliers français peinent à pourvoir les besoins, depuis la tempête de décembre 1999 qui a dévasté une partie des forêts françaises. Les industriels importent alors massivement des lanières de Pologne, provoquant la fureur des petits producteurs locaux de monts-d’or. Ces derniers dénoncent une tromperie sur la marchandise, qui remet en cause le principe même de l’appellation d’origine protégée (AOP) dont bénéfice le fromage.


Le fort des Rousses : les armes au fromage

Singulier destin que celui du fort des Rousses. D’abord militaire en 1843, il est transformé en caves d’affinage du comté depuis 1998.

Avec plus de 50 000 m2 de salles voûtées, le fort des Rousses abrite plus de 100 000 meules de comté dans des conditions d’affinage exceptionnelles. ©Élise Rebiffé/CCAS

Avec ses 21 hectares, le fort des Rousses constitue l’un des plus vastes bastions militaires français et, dit-on, l’un des plus solides, compte-tenu de la densité de ses abris creusés dans la roche. C’est la deuxième forteresse française après celle du Mont-Valérien (1841).

La position stratégique (1 150 m d’altitude) de la petite ville jurassienne n’échappe pas à la sagacité de Napoléon, qui décide de la fortifier dès 1810. Mais l’édification de la citadelle débute sous Napoléon III, à partir de 1843, pour s’achever en 1862. Elle pouvait alors loger 3 500 hommes et 200 chevaux ! Après la Seconde Guerre mondiale, l’armée l’utilise comme base d’entraînement, puis finit par le vendre à la commune en 1997. Cette dernière en cède une partie à une entreprise familiale fromagère.

Depuis lors, les 50 000 m² de caves dissimulées dans ses entrailles sont employées, en partie, à l’affinage du comté (AOP). 140 000 meules y sont ainsi affinées par an. Depuis l’an 2000, certaines galeries sont ouvertes au public. 35 000 visiteurs se plongent, avec délectation, dans les profondeurs du fort des Rousses chaque année.

Visite sur réservation : 03 84 45 71 00
Site : www.fort-des-rousses.com


Où séjourner avec la CCAS ?

Centre de vacances CCAS en convention Odésia aux Rousses. ©Élise Rebiffé/ CCAS

Conviviale et chaleureuse, l’équipe de ce centre de vacances en convention avec les Activités Sociales sera aux petits soins pour rendre agréable votre séjour. Au chalet du Grépillon, vous serez comme à la maison ! La cuisine y est abondante et délicieuse.

Le plus du centre
Piscine, sauna, hammam, bibliothèque et wi-fi en accès libre. La Carte rusée des Rousses, nominative, remise gratuitement dès votre arrivée, donne accès au skibus gratuit, et offre des réductions sur certains musées, activités, et restaurants. Odesia peut réserver votre matériel de ski, vos forfaits et vos cours de ski, il suffit de les contacter à l’avance. Une soirée dansante est programmée chaque semaine ainsi qu’une réunion d’accueil.

Les bénéficiaires sont invités à apporter une spécialité gastronomique de leur région afin de partager et faire plus ample connaissance avec les autres vacanciers. En dehors de l’affectation CCAS de février, vous bénéficiez d’une remise de 15 % tout au long de l’année sur présentation de votre carte activ’.

Odesia – Chalet Le Grépillon
381, route du Grépillon

39220 Les Rousses
Tél. : 03 84 60 37 42.

CMCAS Franche-Comté
5, chemin du Fort-Benoît
25002 Besançon Cedex
Tél. : 03 81 21 19 40.


mediatheque

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