“On peut voyager par le rêve, grâce à la littérature”

Isabelle-Marie de Lassence, auteure bénéficiaire des Activités Sociales. ©Astrid di Crollalanza

C’est une troublante odyssée, façon Mille et Une Nuits, à laquelle nous convie Isabelle de Lassence, pour son premier roman “Un métro pour Samarra”. L’agente, chargée de communication à RTE la Défense, a planté le décor de son intrigue dans les stations désaffectées du métropolitain parisien. Elle est l’une des trois lauréates des Parle 2020.

D’où vient cette envie d’écrire ?

J’ai toujours aimé les livres. Comme toutes les fillettes, j’écrivais dans mon journal intime. Pour continuer à explorer la littérature, j’ai fait des études de lettres. La littérature devenait un objet d’études. Mais les études de lettres n’apprennent pas l’écriture. Je me suis donc orientée vers la communication, une façon de pouvoir écrire ; c’est ce qui me plaît d’ailleurs dans le métier de communicant.

Comment est né “Un métro pour Samarra” ?

L’idée du roman est venue lorsque j’ai intégré les IEG en 2012. J’habitais Vincennes et travaillais comme chargée de communication à EDF à Saint-Quentin-en-Yvelines. J’avais trois heures de transport en commun par jour. J’aime bien les transports en commun. J’ai mis ce temps à profit pour observer ce qui se passait autour de moi : les gens que je croisais, les lieux, le métro… J’ai eu envie de raconter une histoire autour du métro. Beaucoup de choses se jouent dans cet univers si particulier, que je trouve d’ailleurs très beau. Je souhaitais changer le regard des gens sur ce service public, notion qui, comme pour les IEG, me tient à cœur. En parler autrement, lui restituer sa valeur.

Les stations de métro fantômes sont la clé de voûte de mon roman. Je les trouve émouvantes. J’avais vu également, à l’époque, une très belle exposition sur les Mille et Une Nuits à l’Institut du monde arabe. Ces contes m’ont toujours fascinée ; j’en apprécie l’exotisme. Ainsi, les principaux éléments du livre étaient réunis ; et l’idée d’écriture me trottait toujours dans la tête. En 2015, j’ai rejoint une communauté d’apprentissage d’écriture sur Internet, pour m’aider à bâtir un scénario précis. J’ai ensuite écrit “Un métro pour Samarra” en six semaines, et je l’ai retravaillé plusieurs fois.


“Un métro pour Samarra” d’Isabelle de Lassence.
Editions Marabout, Collection La Bonne Étoile.



Que représente la lecture pour vous ?

L’évasion et le voyage. La réflexion aussi. Mon but était d’écrire un roman grand public qui embarque le lecteur dans un périple. Lui faire comprendre que l’on peut voyager par le rêve grâce à la littérature, sans pour autant aller très loin. C’est une question de regard. Je voulais aussi un livre qui donne à penser. Je me suis attachée à démontrer que la philosophie ne se résume pas aux grands auteurs. Mon personnage principal, Swann, étudiant en philosophie, adapte les principes philosophiques aux épreuves auxquelles il est confronté. La philosophie le stimule intellectuellement mais surtout contribue à le situer dans le monde et par rapport aux autres. Et participe à le faire évoluer.

Comment avez-vous eu l’idée de présenter votre roman aux Parle de la CCAS ?

L’an dernier, j’ai reçu, avec le journal de la CCAS, une brochure [Millefeuilles, ndlr] qui présentait la dotation annuelle des livres dans les bibliothèques de la CCAS. Y figurait l’annonce du concours. Je trouve super-intéressant d’encourager les pratiques artistiques amateurs des agents. Ça me fait très plaisir d’être sélectionnée.


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