Panne en Bretagne : des agents Enedis accueillis au village vacances de Trébeurden

Samedi 5 mars, le dysfonctionnement d’un disjoncteur sur le poste source de Perros-Guirec a privé d’électricité 15 000 foyers des Côtes-d’Armor. Une soixantaine d’agents Enedis venus d’autres régions ont été logés et nourris par la CCAS. ©Charles Crié/CCAS

Soixante agents Enedis venus prêter main-forte aux équipes locales, qui intervenaient sur la panne du poste source de Perros-Guirec dans les Côtes-d’Armor, ont été accueillis au village vacances CCAS de Trébeurden. Durant sept jours, l’équipe du centre a veillé à leur confort et à leur restauration.

Ils sont arrivés de Bretagne, des Pays de la Loire, de Normandie et d’Auvergne, et se sont relayés autour de Lannion et de Trébeurden le temps des travaux à partir du dimanche 6 mars. Avec pour objectif de rétablir le plus rapidement possible le courant coupé chez plusieurs milliers d’abonnés, à la suite de la panne géante ayant touché les alentours, en raccordant des groupes électrogènes et en effectuant les habituelles manipulations sur le réseau.

« La majorité des clients ont pu être réalimentés le dimanche soir à partir de 21 heures », témoigne Denis Racine, technicien d’intervention polyvalent, qui réside à Saint-Malo. Membre de la Force d’intervention rapide d’électricité (Fire), il a été contacté le samedi soir pour partir le dimanche matin, comme 200 autres agents. Certains ont été logés à l’hôtel, toutefois une soixantaine d’entre eux ont pu être accueillis au village vacances de Trébeurden.

Les agents Enedis Christian Noël et Denis Racine sont membres de la Fire, qui a été dépêchée en Bretagne. Ici, en intervention auprès de particuliers, dans la commune de Penvénan. ©Charles Crié/CCAS

« Il a fallu répondre assez vite »

Comme toute son équipe, Aurélien Prat, le jeune chef de cuisine du village vacances, a dû modifier ses plans pour le week-end. « Samedi, nous étions en train de nettoyer le centre pour le fermer lorsqu’on nous a téléphoné pour nous demander si nous pouvions accueillir des agents le soir même. Il a fallu répondre assez vite. Après avoir fait le point sur nos ‘réserves alimentaires’ – c’était bon –, il nous restait à préparer rapidement quelques hébergements en plus et à passer en cuisine ! » Quelques heures plus tard, un bataillon de 59 agents (dont certains avaient fait plusieurs centaines de kilomètres pour venir) passait à table dans la vaste salle de restauration.

Une soixantaine d’agents Enedis membres de la Fire ont pu être hébergés au pied levé par l’équipe du centre de Trébeurden. ©DR

« On a souvent servi jusqu’à minuit », indique le chef de cuisine, qui souligne le professionnalisme de son équipe : « Toute la semaine, nous avons réussi à nous organiser et à offrir notamment des desserts frais. L’ambiance était bonne. » Nul doute donc que les agents ont été chouchoutés, d’autant que le conseil municipal de Trébeurden est venu offrir à chacun une boîte de biscuits traditionnels de la région.

« Ce sont des moments où on ne compte pas ses heures »

D’astreinte elle aussi, Valérie Perrin, la responsable opérationnelle des Activités Sociales du territoire Bretagne, est arrivée sur les lieux mardi. « Ce sont des moments où on ne compte pas ses heures. Les arrivées se faisaient parfois à minuit et le petit déjeuner était servi à partir de 6 h 30. Mais cela a été aussi l’occasion d’échanger avec les agents, dont certains découvraient le centre et l’ont apprécié. On a parlé colos, vacances… Dans ces moments forts, je retrouve une solidarité, une énergie. On a le sentiment de rester soudés et c’est très important. »

L’accueil « comme à la maison » de la CCAS est perçu par les agents d’intervention, les premiers intéressés, comme un relatif soulagement. ©Charles Crié/CCAS

Futur retraité (au 1er juillet), Christian Noël, technicien d’intervention polyvalent, qui venait de Saint-Malo lui aussi, se dit qu’il a sans doute participé à sa dernière Fire. « Avec beaucoup de plaisir. C’était une panne très rare, que je n’avais jamais rencontrée. » Pour lui, être hébergé par la CCAS a tout son sens. « Nos centres de vacances servent aussi à ça. Et c’est agréable de se retrouver ensemble dans le même lieu. »

Lui qui a quelquefois été hébergé dans des conditions plus que spartiates y trouve un avantage logistique. « Le confort du centre, la restauration, l’ambiance… pour nous, c’est évidemment beaucoup plus reposant. Et on n’a pas eu à courir chercher un restaurant tard le soir. »

 

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