Prévention du VIH : “nous sommes tous concernés”

©V.Isore/Sidaction

Les membres de l’association EnerGay assurent une présence bénévole sur les sites de travail dans le cadre de l’opération Sidaction, qui a lieu du 24 au 26 mars. Objectif : récolter des dons, mais aussi informer et modifier la perception du VIH et des personnes séropositives. Notamment chez les jeunes, et chez les parents.

Le coup d’envoi du Sidaction sera donné jeudi 23 mars au soir sur une vingtaine de médias partenaires. Pour les bénévoles d’EnerGay, association de lutte contre l’homophobie et pour les droits des personnes lesbiennes, gay, bies et trans des IEG, le travail commence dès ce mercredi, jusqu’à vendredi. Six opérations sont lancées à Paris et en région parisienne, sur plusieurs sites des Hauts-de-France et à la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche).

L’année dernière, en d’autres lieux, l’initiative avait permis de récolter près de 700 euros. Une goutte d’eau rapportée aux 4,2 millions d’euros récoltés en 2016 par le Sidaction en faveur de la recherche et de la prévention du Sida. Mais pour les bénévoles d’EnerGay c’est aussi l’occasion de d’aborder avec les collègues des IEG un sujet mal connu et victime de beaucoup de préjugés : le risque de contamination.

Une situation “catastrophique” chez les jeunes

“C’est en cassant les ‘non dits’ que nous vaincrons ensemble le sida !” exhorte Benoît Dogneau, agent Enedis et vice-président d’EnerGay, à l’attention de ses collègues en amont de la récolte de fonds. “J’en ai pas besoin” entend souvent Samuel Tillet, agent EDF et président d’EnerGay, à propos des préservatifs. Dans la tête des agents, la fidélité à son conjoint (ou celle vers laquelle on s’efforce de tendre) suffit à protéger des infections sexuellement transmissibles. Autre idée recensée : le VIH concerne les “populations à risque”.

“Aujourd’hui, insiste Samuel Tillet, les personnes LGBT et notamment les gays sont fortement concernées par le VIH, mais l’enjeu est que tout le monde se protège. Nous souhaitons toucher les salariés des IEG, mais aussi inciter nos collègues parents à aborder la question avec leurs ados.”

Début 2016, un sondage Sidaction/IFOP montrait que l’utilisation du préservatif parmi les jeunes de 15 à 24 ans est loin d’être un réflexe, bien que 98% d’entre eux sachent que le virus peut être transmis lors d’un rapport sexuel non protégé. Certains résultats incitent à “ne rien lâcher” dans le domaine de l’information et de la prévention. Ainsi, 30 % des jeunes interrogés avaient des représentations faussées de la maladie et de ses modes de transmission. Parmi les idées reçues : le VIH peut être transmis lors d’un baiser (20%), en buvant dans le verre d’une autre personne (13%) ou en lui serrant la main (6%) ; la prise d’une pilule contraceptive est un moyen de s’en protéger (11%) et il existe des médicaments qui permettent de guérir du sida (23%). Un jeune sur dix suppose que l’on peut détecter la séropositivité en observant quelqu’un attentivement. Une situation “catastrophique” pour le Sidaction : ces chiffres sont en augmentation.

L’année dernière, 1,1 million de personnes sont décédées des suites d’une contamination VIH. Deux fois plus de nouvelles infections ont été recensées. Parallèlement, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH, des personnes aux profils très différents. Alors jusqu’à dimanche, des milliers de bénévoles feront campagne pour la recherche, l’accès aux soins et le soutien aux malades, illustrant le mot d’ordre du Sidaction 2017 : “tant que le sida sera là, nous serons là pour le combattre”.

Faire un don

Sidaction, le combat n’est pas terminé

Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit)
Par Internet : www.sidaction.org
Par chèque : Sidaction – 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS
Par SMS : pour faire un petit don de 5€, envoyer le mot DON par SMS au 92 110

Agir avec EnerGay. Tous les ans, EnerGay invite ses adhérents à tenir un stand sur les sites de travail pour le Sidaction. L’objectif : assurer la prévention du VIH et plus généralement des infections sexuellement transmissibles (IST). Les moyens : beaucoup de préservatifs aux couleurs du Sidaction distribués, et un travail de sensibilisation à toutes les questions relatives à la contamination.

Contacter EnerGay : energay@energay.org / 06 77 50 32 87

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