Retraités et bénévoles

Elisabeth Lonza et son mari, tous deux bénéficiaires de la CMCAS Nord-Pas-de-Calais, membres de la section moto. ©DR

Enseigner la plongée, convoyez les enfants en colo, animer un journal ou visiter les personnes âgées… À l’heure de la retraite, de nombreux agents font le choix de s’engager dans les Activités Sociales de l’énergie. Quatre d’entre eux nous expliquent pourquoi. 

Cet article est issu du numéro spécial “Senior” du Journal des Activités Sociales de l’énergie

“Avoir des contacts avec l’extérieur évite de vivre replié sur soi.”

Catherine Samson, 61 ans, ancienne secrétaire de direction au service Etudes projets thermiques et nucléaires à Lyon, CMCAS Bourg-en-Bresse

La retraite, pour Catherine, c’est enfin l’occasion de consacrer une partie de son temps aux Activités Sociales. “Avant je n’avais jamais pu obtenir mon détachement professionnel”, précise-t-elle. Tout naturellement, elle s’est rapprochée de sa CMCAS qui lui a proposé de convoyer. “Ça m’a tout de suite plu, j’ai continué”, explique cette jeune retraitée devenue depuis responsable de secteur de réseau solidaire. Sa mission ? “Je contacte les personnes âgées de plus de 70 ans par téléphone et j’essaie d’identifier leurs besoins : parfois c’est juste une aide pour remplir des papiers… Et j’ai au minimum deux dates fixes de visite : Noël et l’anniversaire. Cela se passe toujours très bien. Je n’ai essuyé qu’un seul refus jusqu’ici. Pour moi, c’est un peu comme si j’allais rendre visite à des copines. Ce sont toujours des rencontres intéressantes. Avoir des contacts avec l’extérieur évite de vivre replié sur soi.”

“Le plaisir d’enseigner et de faire connaître la plongée.”

Angelo Valenti, 62 ans, ancien chargé d’affaires à la centrale du Vazzio, CMCAS Corse

La Camanina, les Sete Nave, la Tête de mort… c’est dans l’un de ces trois spots de la baie d’Ajaccio que l’on peut généralement trouver Angelo Valenti. Le samedi après-midi, il y pratique la plongée, sa passion depuis 1986. Depuis qu’il est en inactivité, il y consacre tout son été. Si aujourd’hui, les agents en vacances à Marinca peuvent apprendre à plonger dans les eaux cristallines en toute sécurité, c’est un peu grâce à lui et aux autres bénévoles du Gazelec Omnisport subaquatique. “J’y suis tous les jours du 15 juin au 15 septembre, sauf les samedis et dimanches. C’est ma vision du par et du pour.” Sa motivation ? “Le plaisir d’enseigner et de faire connaître l’activité à d’autres.” Lorsque la saison est finie, il s’occupe de l’entretien du matériel, du bateau, et des aspects réglementaires. Intransigeant sur les règles de sécurité, “la plongée ne s’improvise pas”, martèle-t-il.

“Les Activités Sociales ont besoin de bénévoles pour fonctionner.”

Patrick Douchet, 58 ans, ancien ingénieur sûreté à la centrale nucléaire de Penly, CMCAS Haute-Normandie

“J’en avais l’envie, mais pas vraiment le temps. La vie nous accapare et je voyais les Activités Sociales de loin. Retraité à l’âge de 55 ans, en 2012, j’ai pu enfin commencer à m’investir dans les Activités Sociales. Comme j’ai toujours beaucoup aimé pratiquer la pêche et la plongée, j’ai pris la présidence d’un club de pêche en mer. Depuis 2014, je suis aussi membre de la commission Sports Haute Normandie. J’aime avoir des liens sociaux, partager mes connaissances, j’en ai absolument besoin pour vivre. De leur côté, les Activités Sociales ont de plus en plus besoin de bénévoles pour fonctionner, car leur nombre est en diminution. Je fais aussi des convoyages et j’organise des séjours de plongée en Bretagne ou dans le Sud. Résultat, aujourd’hui je suis bien occupé.”

“J’espère rester sur ma moto jusqu’à 75 ou 80 ans !”

Elisabeth Lonza, 65 ans, ancienne assistante du délégué régional EDF à la Madeleine, CMCAS Nord-Pas-de-Calais

Élisabeth est membre de la section moto de la CMCAS Nord-Pas-de-Calais. Son histoire d’amour avec la moto, c’est aussi celle qu’elle vit avec son mari depuis plus de quarante années. C’est avec lui qu’elle a découvert cette passion. “La première chose que nous avons achetée ensemble : une moto.” La Corse, la Bretagne, Le Touquet… les motards en ont parcouru des kilomètres sur leurs deux-roues ! “On fait les courses et à manger, c’est la colonie pour les grands”, s’amuse-telle. Élisabeth s’occupe aussi de la rédaction du journal de la section. Elle n’imaginerait pas sa vie sans cet engagement. “Dans le monde de la moto, les différences sociales s’annulent. Le plus important est de partager et faire de la route tous ensemble.”


Textes de Sophie Chyrek et Audrey Viala, illustrations Alice Bunel.

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