Saint Pée sur Nivelle, le petit paradis basque

Le centre de Saint Pée sur Nivelle © Noémie Coppin/ccas

Le centre de tourisme de Saint-Pée-sur-Nivelle © Noémie Coppin/ccas

Pendant trois semaines, nous vous emmenons dans le Pays Basque pour découvrir le centre de Saint-Pée-sur-Nivelle, sa région, ses activités et les hommes et femmes qui les font vivre. Et pour clore la série : découverte du centre de tourisme CCAS.

A 15 kilomètres de Saint-Jean-de-Luz et son océan atlantique, bordé de montagnes, le centre de Saint-Pée-sur-Nivelle est idéalement situé, dans son écrin de verdure et de calme. Les quarante nouveaux gîtes ont remplacé les anciennes toiles, et le centre est désormais ouvert tout le mois de septembre.

Imaginez… L’air est doux. Au loin, vous entendez le chant des oiseaux et le souffle du vent. A l’horizon, quelques doux sommets se découpent sur le bleu du ciel. Les toits rouges des quarante gîtes flambants neufs font de l’oeil aux maisons basques typiques qui se détachent entre les champs de maïs environnants.

Christian Lafitte responsable principal du centre de Saint Pée © Noémie Coppin/ccas

Christian Lafitte responsable principal du centre de Saint Pée sur Nivelle © Noémie Coppin/ccas

Christian Lafitte est le responsable principal du centre. École de métier, agent en région parisienne à la technique gazière puis aux achats travaux et matériel, Christian s’est toujours engagé au sein des activités sociales au long de son parcours riche et varié. Lorsqu’il a pris sa retraite, à 53 ans, il a mis le cap sur sa terre natale, le Pays Basque. Très vite, il y devient responsable de centre : « Mon moteur, c’est la convivialité, le lien humain. Tous les ans, je me dis que je vais arrêter, mais tous les ans je replonge, c’est plus fort que moi. J’ai été responsable de tous les centres du territoire. » Cette année, il s’occupe du centre de Saint-Pée qui ouvre pour la première fois en septembre : « L’an dernier, les toiles ont été transformées en gîtes. Dès le mois de juin, la moitié étaient déjà réservés. Car il y a un réel besoin sur le territoire : de Bordeaux à l’Espagne, seule la maison familiale d’Anglet était ouverte en septembre. Désormais, il y a Saint-Pée. »

Alexandre et Jessica Lévèque et leur fille Tessa bénéficiaires de Troyes © Noémie Coppin/ccas

Alexandre et Jessica Lévèque et leur fille Tessa bénéficiaires de Troyes © Noémie Coppin/ccas

Une opportunité qu’Alexandre Lévèque a saisi en plein vol. Sa fille n’a que deux ans, alors pas de rentrée scolaire cette année. Avec sa femme Jessica, il a choisi de partir en septembre : « On ne connaissait pas le Pays Basque. On habite à la campagne, à côté de Troyes, mais là, il y a les montagnes tout autour, c’est magnifique. Je gravis quelques cols à vélo, il y a des moutons et des chevaux partout pour la petite, et on a l’Espagne à côté. Ça nous plait beaucoup, je pense qu’on va revenir l’an prochain ! » confie Alexandre. Le technicien clientèle est agent depuis 4 ans, depuis la fin de son apprentissage. Au début, il ignorait l’existence des activités sociales : « La première année, je ne savais pas qu’il existait des centres CCAS, je ne savais pas vraiment ce qu’étaient les activités sociales. Et puis à force de discuter avec les collègues, grâce au site internet aussi, j’ai compris. J’ai découvert une carte des centres impressionnante, et j’ai vu que les prix étaient abordables. Ici, les gîtes sont immenses, très confortables. Il y a même une piscine ! Pour nous, c’est une vraie chance. »

Gérard et Thérèse Uguen bénéficiaires de Nantes © Noémie Coppin/ccas

Gérard et Thérèse Uguen bénéficiaires de Nantes © Noémie Coppin/ccas

Sur la terrasse de Gérard et Thérèse Uguen trône une petite fleur rose. Ils l’ont emmenée avec eux depuis Nantes, pour 15 jours de vacances. Ils sont comme ça, Gérard et Thérèse : romantiques et fougueux. Ils connaissaient déjà le centre d’Anglet, mais c’est leur première fois à Saint-Pée : « On a voulu venir dans l’arrière-pays pour être au calme. On aime la marche à pied, dans les montagnes et les villages alentour, comme Espelette. Et puis il y a beaucoup d’activités proposées au centre : hier encore, on était à une causerie autour du thème « contrebande et passeurs ». Nous qui aimons l’histoire, c’était passionnant de découvrir l’implication des gens d’ici dans les réseaux clandestins lors de la seconde guerre mondiale. »
Ancien responsable d’un garage de 450 véhicules à Paris, Gerard est aujourd’hui à la retraite. Les vacances CCAS, il connait ! Fils d’agent, il se souvient même des camps de toile après la guerre : « Ce sont des souvenirs marquants ! Il fallait un volontaire pour faire chauffer l’eau de la douche au feu de bois et mon père l’était toujours. Quand je vois certaines personnes qui se plaignent aujourd’hui, ça me fait rigoler. Ici, rien à dire. Les gîtes sont vraiment très confortables. »

Max et Jacqueline Legoux bénéficiaires de Louviers en Haute Normandie © Noémie Coppin/ccas

Max et Jacqueline Legoux bénéficiaires de Louviers en Haute Normandie © Noémie Coppin/ccas

Quelques instants avant de rejoindre le repas festif à la salle commune du centre, Max et Jacqueline Legoux savourent les derniers rayons de soleil de la journée sur leur terrasse. Ils sont venus découvrir Saint-Pée pour 15 jours depuis Louviers, en Haute-Normandie. Eux aussi ont choisi septembre : « On part pendant les vacances de Pâques avec nos deux petites filles. Mais en septembre, c’est un peu notre moment à nous. Et puis il y a plus choix, plus de place aussi. On cherche le calme, on aime se retrouver au milieu de la nature » explique Max. Jacqueline enchaîne : « On était déjà venus dans les Pyrénées il y a quelques années, à Saint-Jean-Pied-de-Port. Mais ici, c’est vraiment magnifique. Les gens sont accueillants, on a découvert l’axoa de veau et les saucisses confites, et on repart avec du piment d’Espelette et une bonne dose de recettes à essayer à la maison. Et puis regardez, c’est magique, quand on ouvre la fenêtre de la chambre, on est en plein champ de maïs ! »
L’ancien chef de service à la CMCAS de Rouen, aujourd’hui à la retraite, ne cache pas son amour des petits centres : « C’est vrai, je préfère les petits centres. Ici, l’animateur est à l’écoute des vacanciers. On voulait visiter une fabrique de chocolats et un producteur de piments, on lui en a parlé, et il a organisé ça en une semaine. Et puis dans un petit centre, tout le monde se croise, se connait, se reconnaît. C’est convivial. Hier, une dame était seule car son mari était parti en randonnée, alors on l’a emmenée avec nous se balader. C’est aussi naturel que ça ! »

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