S’Gonzaless : vingt ans de musique, des concerts et la grande scène du Festival d’Énergies

Philippe Baugé, agent GRDF au Blanc-Mesnil (93), alias S’Gonzaless, gagnant du tremplin du Festival d’Énergies 2026 aux côtés du groupe de rap Coureurs 2 Rimes. ©Marine Poron/CCAS

« La musique n’est pas un métier, mais une échappée » : Philippe Baugé alias S’Gonzaless, est agent GRDF depuis 2001, actuellement manager d’équipe au Blanc-Mesnil (93). Il façonne son univers afro-caribéen quelque part entre le reggae, le dancehall et le zouk depuis plus de vingt ans. Il a foulé la grande scène du Festival d’Énergies 2026, à l’issue du tremplin musical.

Vingt ans de musique… Comment tout ça a commencé ?

S’Gonzaless – J’ai écrit mes premiers bouts de texte à 14 ans. La première scène, c’était en 1996, pour la fête de la musique. Ça m’a tellement plu que j’ai commencé à prendre ça au sérieux et ma musique aussi par la même occasion. Petit, j’ai fait de la batterie pendant plus de dix ans. Je ne suis pas issu d’une famille de musiciens, en revanche, j’ai grandi dans le 95, au sein d’une vraie communauté de rappeurs et d’artistes. Ça façonne. La musique était partout autour de moi. Du rap, je suis passée au reggae jamaïcain, ça me correspondait mieux.

Puis en 2004, premier projet nommé “Sound 6 thème” qui, bien sûr, comptait 6 titres. En 2012, deuxième projet de dix titres cette fois avec notamment un featuring avec les jumeaux Selesao. Un beau succès. S’en est suivi une pause de deux ans. Le milieu m’avait un peu refroidi je dois dire. Quand j’ai décidé d’enfin y retourner, c’était en étant bien entouré. Et depuis ? On ne s’arrête plus !

Votre musique a évolué avec le temps. Comment la définiriez-vous aujourd’hui ?

Je suis un artiste afro-caribéen, je m’inspire de tout ce qu’il y a autour de moi : reggae, zouk, dancehall… Avec la maturité et le fait d’être père de deux enfants, je sens que j’arrive à un alignement entre ce que je suis et les textes que j’écris. Je suis avant tout interprète de mes propres titres.

Pour ça, j’ai trouvé le bon partenaire : Wilow, mon compositeur. On s’est rencontrés il y a cinq ans, on a accroché tout de suite. Vous savez, même génération, mêmes mélodies, même sensibilité. Pour être honnête, je ne suis pas patient, mais avec lui, c’est fluide. On définit le thème, la vibe… Il joue, j’essaie de trouver la mélodie et le morceau se crée à deux, sous nos yeux. C’est simple et c’est exactement comme ça que j’aime faire les choses.

Quels sujets abordez-vous dans vos textes ?

Beaucoup de choses autour de l’amour sous toutes ses formes. Avant, je n’osais pas vraiment l’aborder. Maintenant, j’évoque les choses de la vie, de ce qui se passe dans les couples, des réalités du quotidien… J’aime le sens. Parfois, c’est plus léger, plus festif, mais j’essaie toujours de garder un fil conducteur, une vérité dans l’écriture.

Mon dernier morceau en date “Menm si”, disponible sur les plateformes, est d’ailleurs celui dont je suis le plus fier. Il est différent dans le son, dans le chant et surtout, c’est en français ET créole. À mes yeux, c’est ma plus belle réussite musicale.

 

Quel rôle la CCAS a-t-elle joué dans votre parcours ?

J’ai surtout répondu aux appels à talents, comme le tremplin. Il y a aussi eu Le Printemps de Bourges en 2022, c’était une belle expérience. D’abord sur le stand de la CMCAS Berry-Nivernais, qui accueille à chaque année des artistes de tout horizon venant de nos IEG, puis sur la scène du Berry. J’y suis retourné en 2024.

Avec le Festival d’Énergies, c’est ma quatrième participation à un événement CCAS. Je me positionne de plus en plus sur ces événements. Je suis d’ailleurs très intéressé pour d’autres dates, à bon entendeur…

Comment s’est passé votre candidature pour le tremplin du festival ?

On m’en avait parlé alors, je me suis renseigné. J’étais à l’affût de la newsletter pour ne pas rater l’info. Quand j’ai candidaté, j’ai attendu… et quand j’ai reçu la réponse positive, ça a été l’explosion. J’étais vraiment, mais vraiment très heureux ! J’attends le 9 mai avec impatience.

C’est votre premier Festival d’Énergies ?

J’ai toujours voulu le faire. Je connais le festival depuis longtemps puisque je suis rentré dans les IEG en 2001, mais les hasards de la vie font que je n’y suis pourtant jamais allé. J’attendais mon heure apparemment !

Pour une première, j’ai vu les choses en grand ! Le stress commence à se faire sentir. En plus de toute cette foule, il y aura des collègues dans le public. Même s’ils savent ce que je fais, ils ne m’ont encore jamais vu en vrai. Ça rajoute une pression. Je répète pour être bien carré. Défendre son projet et le partager, c’est quand même un vrai kif.

Vos références musicales ?

Le zouk et le reggae avant tout ! Si je dois citer des artistes directement, ce sont les anciens qui ont tenu dans la durée comme Kassav, bien sûr. Du côté jamaïcain, j’aime beaucoup Beenie Man. J’écoute aussi les nouvelles générations, c’est important de rester attentif à ce qui se fait.


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