Toulon, la royale

Coucher du soleil sur le Gaou, avec, en arrière plan, Bandol et Sanary. ©Eric Raz/ CCAS

Premier port militaire français et principale base de la Marine nationale, à deux pas du centre de vacances du Brusc, Toulon a bâti son histoire sur cette vocation. En tirant profit de son passé, la ville a su se réinventer pour briser une image caricaturale d’une cité “austère”. Sur le plan culturel, sportif et touristique, la métropole varoise ne manque pas d’atouts.

Débarquer à Toulon, c’est avant tout ne pas rester en rade ! Au pied de sa base navale et de ses navires de guerre, devant cet arsenal, il faut s’engager ! Tenter l’expérience, sans esquiver pour autant. Et entrer dans la mêlée pour pourfendre les clichés durables d’une ville essentiellement militaire.

Toulon, la provençale, tournée vers cette mer Méditerranée qui “sépare et unit” à la fois, en tire sans doute son pouvoir d’attraction. La parcourir, c’est ainsi jauger cette histoire d’eau, remplie de “vagues historiques” plus ou moins houleuses… et visibles. Notamment, en empruntant le sentier du littoral, au Mourillon, jalonné de pépites et de vestiges plus ou moins récents, témoins figés d’un passé contrasté et agité…

Si la tour Royale, premier ouvrage de défense de la rade, construit au xvie siècle, honore le faste (et la démesure aussi) de la royauté, plus loin, sur la falaise surplombant l’anse de Méjean, la chapelle Notre-Dame du Cap- Falcon, bâtie en hommage aux rapatriés d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, symbolise, elle, les dommages de l’empire colonial…

“Une des plus belles rades du monde”

En poursuivant sur ce sentier des douaniers, truffé de criques sauvages et superbes, d’autres lieux font écho à un passé plus récent, mais révolu. Celui des anciens villages de pêcheurs aux cabanons typiques, aux quais désormais vides ou seulement occupés par des bateaux de plaisance et des restaurants les “pieds dans l’eau”. À la barre de l’un d’eux, Eduardo, serveur depuis près de trente ans à l’Escale, écume les souvenirs, “la disparition du métier de pêcheur, la relève non assurée par les jeunes, les restrictions et les quotas…”

La rade de Toulon, vue du Mont Faron. ©Eric Raz/ CCAS

Ville de contradictions, de migrations, Toulon a aussi subi le traumatisme de la guerre. Aussi, en s’éloignant provisoirement du bord de mer, c’est sur le mont Faron que l’initiation doit se poursuivre. Embarquer dans une télécabine, avec une vue imprenable sur “une des plus belles rades du monde”, selon Marc, agent d’accueil du téléphérique du Faron, passionné d’histoire et intarissable, pour rallier le mémorial du Débarquement de Provence, perché à plus de 500 mètres d’altitude, est une ascension jubilatoire.

Et pénétrer dans les entrailles du bâtiment, restauré et inauguré en avril 2017, c’est plonger chronologiquement et de façon lumineuse dans les heures sombres de la guerre, entre images, témoignages, expos, objets et costumes d’époque, pour en ressortir totalement libéré !

Sentier des douaniers du littoral, avec la chapelle Notre-Dame-de-Falcon, vouée à la mémoire des reposants en terre d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. ©Eric Raz/ CCAS

Ville natale de Raimu, dirigée autrefois par le maire SFIO Marius Escartefigue (1904-1909), la ville joue aussi la carte de l’échange avec Marseille et cette Provence de Pagnol, mais aussi de Pierre Puget, dont les sculptures trônent un peu partout… Depuis vingt-six ans, elle reçoit des artisans de la France entière pour le week-end Bacchus, grande fête populaire du vin et de la gastronomie.

Vivante, ouverte à différentes cultures, Toulon profite, à bon escient, de cette influence maritime palpable sur son célèbre marché cours Lafayette, sorte de florilège de couleurs, de produits et de senteurs diverses. Mais avant de quitter “la maritime”, il est nécessaire d’avoir un avant-goût de l’arrière-pays. Qui regorge de trésors sauvages, naturels, entre cascades, lac ou gorges…


Le musée de la Marine, escale essentielle

Maquettes réalisées par l’atelier de l’Arsenal de Toulon, musée de la Marine. Ici, “La Suane” (1785), frégate de 26 canons au 1/10e (1765-1793), et “Le Duquesne” (1787), vaisseau de 74 canons (1788-1805), modèle au 1/12e. ©Eric Raz/ CCAS

Voisin de la base navale, le musée national de la Marine abrite de véritables oeuvres d’art ou d’artisans. Précieuses, somptueuses, comme ces argenteries russes, ses collections vous plongent quasiment dans l’irréel ou le contraire… Admirer, scruter les étapes de ce qui a façonné la ville et son histoire devient un jeu de piste chatoyant. S’arrêter devant les torpilles ou le tableau de manoeuvre de la machine avant du porte-avions “Clemenceau” sert à mesurer la force de frappe de la base de défense interarmées la plus importante d’Europe.

Pédagogique, ludique, lieu d’une exposition temporaire consacrée à un artiste, le musée aide aussi à mieux cerner les effets de la “crise”. À travers la disparition des chantiers navals et de l’activité de construction de navires. Aujourd’hui, la base, qui rassemble quelque 20 000 personnes, se concentre sur l’entretien de l’essentiel des bâtiments militaires de la flotte française.

Musée national de la Marine de Toulon 
En juillet et en août, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h
Tarifs :
6,50 euros ou tarif réduit 5,50 euros (voir conditions sur le site du musée)

S’y rendre :
Place Monsenergue
Quai de Norfolk
83 000 Toulon

Site internet : www.musee-marine.fr/toulon


Terre d’Ovalie

Le stade Mayol du Rugby Club Toulon, situé en plein centre ville. ©Eric Raz/ CCAS

Il fête cette année les 111 ans de sa fondation. Dans une région plus adepte du foot, le Rugby Club toulonnais (RCT) est une véritable institution dans la ville. Trônant en plein centre, à deux pas du port, le stade Mayol résonne encore des exploits anciens, plus récents et sans doute futurs d’un XV toulonnais qui fait la fierté de ses habitants.

Les jours de match, dès le matin en se promenant sur le marché, les commentaires font augmenter petit à petit la tension, preuve de la ferveur populaire que génère le rugby dans la capitale varoise et dans les villages alentour. Aussi, pour les passionnés, se promener tout autour de l’antre du RCT, c’est un peu comme marcher sur un “Mayol Boulevard” !

En déambulant et en posant ses pieds sur les dalles et carreaux, où sont gravés les noms des illustres joueurs et entraîneurs du club, quatre fois champion de France et trois fois champion d’Europe.


Pierre et les loups

Pierre Balmitgere transforme et propose à la dégustation les loups, daurades royales et maigres de son élevage Tamaris Sud Fish à la Seyne-sur-Mer. ©Eric Raz/ CCAS

Il n’est ni écrivain ni conteur. Pierre Balmitgere est éleveur de daurades, loups et maigres. Perpétuant une tradition séculaire dans la baie de Tamaris, à La Seyne-sur-Mer, il a profité du soutien scientifique de l’Ifremer, au début des années 1980 pour bâtir sa ferme aquacole.

Tourné vers un élevage “raisonnable”, l’homme privilégie la qualité à la quantité, et les circuits courts à travers un système d’Amap. Curiosité locale, Pierre est un perfectionniste, mais aussi un ingénieux passionné.

Sur sa ferme, il vous explique tout. Du bassin des alevins aux “combats de loups ou de daurades” entre petits et gros… qu’il faut vite juguler, faute de perdre de la réserve. La qualité de ses poissons, elle est due à ses deux secrets : “Le fait de ne pas les entasser pour qu’ils respirent, et de les tuer dans la glace, ce qui évite le stress.”

Où trouver Pierre Balmitgere ? 
Élevage de loups, dorades, maigres
Tamaris Sud Fish
83511 La Seyne-sur-Mer
En savoir plus 


Où loger avec la CCAS ?

Centre de vacances du Brusc, disponible en gîtes et maison familiale. ©Eric Raz/ CCAS

Il a un côté “bout du monde”. De petit paradis épargné… À une quinzaine de kilomètres de Toulon, avec son port singulier, sa lagune, Le Brusc conserve cette authenticité remarquable.

Au milieu d’une pinède, le centre, havre de tranquillité, fait face à la presqu’île du Gaou, refuge de criques, de plages et de sentiers de randonnée, accessible par le bord de mer.

Le plus du centre
Au port, plusieurs départs quotidiens sont organisés pour une visite inoubliable des îles Paul Ricard (les Embiez et Bendor). Pour les amoureux du “tourisme vert”, une montée vers Notre-Dame du Mai, au massif du Cap-Sicié s’impose. Non loin de Sanary-sur-Mer et de Bandol et de leurs marchés colorés l’été, le centre de vacances occupe une place de choix.

Centre de vacances CCAS
Corniche des Îles
83140 Six-Fours-les-Plages
Tél. : 04 94 07 88 00.

Voir les séjours disponibles dans ce centre de vacances

CMCAS Toulon
18, chemin de la Loubière
Villa La Source
83000 Toulon
Tél. : 04 98 00 39 84.

mediatheque

Réservation, catalogues, séjours en France ou à l’étranger… : bienvenue dans la rubrique Vacances du site ccas.fr

 

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

un × trois =

Mentions Légales    I    Vie privée    I    Informations sur les cookies   I    Qui sommes-nous ?    I    Plan du site    I    CCAS ©2018

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?