Un week-end comme en colo à Andernos-les-Bains

Week-end comme en colo avec la CMCAS Gironde : deux jours et une nuit loin des parents mais pas sans eux. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Les 20 et 21 avril, les bénéficiaires de la CMCAS Gironde ont confié leurs enfants de 4 à 11 ans à la CCAS, pour un Week-end comme en colo. Un avant-goût grandeur nature de la vie en collectivité et d’une nuit loin des parents.


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“J’ai toujours pleuré pour ne pas partir en colonie, et toujours pleuré pour ne pas rentrer”, se souvient Jennifer Sognac, qui a rencontré son conjoint Fabien Bonneau pendant une colo à Arès, où elle était agente polyvalente et lui cuisinier.

En ce samedi 20 avril, sur le parking de la CMCAS Gironde à Floirac, avec une quarantaine d’autres parents, elle attend le départ du bus qui va emmener ses petites jumelles, Kendra et Kélya, 4 ans, pour une nuit comme en colo au centre jeunes d’Andernos-les-Bains, à une soixantaine de kilomètres de là.

Deux autres jumeaux, Enzo et Maé, 6 ans, portent leur sac de voyage à l’épaule. Si Maé se réjouit, Enzo est plus inquiet : “J’ai pas envie d’y aller, car on ne peut pas voir nos parents.” Une situation qui, au contraire, ravit Maël, 7 ans : “C’est bien sans les parents, comme ça, ils vont pas nous fâcher !”

Une vraie colo, mais pas longtemps

Un accompagnateur bénévole fait l’appel au départ de Floirac, direction la colo d’Andernos-les-Bains. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

C’est la deuxième année que le Week-end comme en colo est proposé dans la région. L’année dernière, les trois CMCAS d’Aquitaine (Périgord, Agen et Gironde) l’avaient organisé, avant que la CCAS ne prenne complètement la main, à l’exception du trajet, qui reste de la responsabilité des CMCAS. Des convoyeurs bénévoles accompagnent les enfants. Véronique Gaiotto, jeune retraitée, fait partie du voyage : “Il manque toujours des bénévoles pour assurer les trajets, alors je viens faire l’aller-retour.”

Le Week-end comme en colo s’installe à Andernos-les-Bains juste après une colo qui s’est achevée la veille. “L’équipe d’animateurs se connaît, explique Julien Baziadoly, assistant séjour activité à la CCAS. Ils ont déjà travaillé ensemble une semaine, la “mayo” a pris ! C’est plus facile pour les enfants d’arriver au sein d’une équipe qui fonctionne déjà bien.”

Faire progresser les séjours

Près de 3 900 jeunes sont partis en colos lors de ces vacances scolaires de printemps. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

En 2010, la CMCAS Agen a décidé de proposer à ses bénéficiaires une Journée comme en colo. Objectif : faire découvrir le centre de vacances où se déroule la colonie à des enfants âgés de 4 à 8 ans. Histoire de les rassurer. “Cette initiative a rencontré un vif succès, explique Céline Diais, responsable séjours activités à la CCAS. Plus de 90 % des enfants qui avaient participé à la journée sont partis en colo la même année.”

La Journée comme en colo s’est ensuite ouverte aux bénéficiaires des CMCAS Gironde et Périgord. “La journée se déroule à Andernos-les Bains en février, précise Céline Diais, et concerne une vingtaine d’enfants.”

Cette année, les trois CMCAS ont mis sur pied un nouveau format de séjour plus court, de cinq jours à peine, intitulé Ma première colo. Il est destiné aux enfants de 4 à 5 ans et de 6 à 8 ans pour permettre aux fratries de partir ensemble.

Rassurer les parents inquiets

Réunion d’information des parents animée par Julien Baziadoly, assistant séjours activités, et Emmanuel Tosas, président de la CMCAS Gironde. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Le bus arrive et emporte les enfants, sans aucune larme ou réticence particulière. Des dizaines de petites mains s’agitent quand il démarre. Alors Emmanuel Tosas, président de la CMCAS Gironde, propose une rencontre avec les parents. L’un d’entre eux plaisante : “Vite alors, car il ne nous reste que trente et une heures avant leur retour !”

En amont de la rencontre, Laure Derode, agente Enedis, a déposé deux de ses filles et avoue avoir quelques interrogations par rapport à la pédophilie : “Ce qui serait étonnant, c’est de ne pas y penser !” Le sujet l’inquiète depuis longtemps : “Avant d’avoir des enfants, je ne pensais vraiment pas les envoyer un jour en colonie, se souvient-elle. Avant de partir, j’ai un petit point prévention, avec des mots adaptés et non violents, pour leur faire comprendre.”

Sophie* (prénom modifié) a aussi prévenu sa fille : “Tu ne dors pas toute nue !” Elle avoue être “morte de trouille” et a des interrogations par rapport à l’encadrement.

Emmanuel Tosas démine ces inquiétudes en expliquant que les animateurs ne sont jamais seuls avec les enfants, rappelant au passage qu’il y a six animateurs (en comptant la directrice) pour 24 enfants, et que la nuit, ils et elles ne sont jamais à plus de sept mètres de leurs petits. “Et la règlementation concernant l’alcool est stricte, assure également l’élu. Même la bière est interdite. En cas de consommation, le licenciement est immédiat.”

Vivre avec les autres, ça s’apprend !

Le week-end comme en colo permet de familiariser doucement les enfants avec la vie en collectivité, loin des parents. ©Sébastien Le Clézio/CCAS

Au-delà des inquiétudes, l’échange porte aussi sur l’apprentissage de l’autonomie et la découverte de l’autre. Et Emmanuel Tosas de citer les enfants en situation de handicap ou ayant des troubles du comportement complètement intégrés au groupe.

L’important, c’est que les parents jouent la transparence et préviennent les équipes pour qu’elles les accueillent au mieux. “Quand nous avons à accueillir des enfants “pluriels”, nous travaillons en amont avec les parents, ajoute la directrice du séjour, Julie Rousseli. Lorsqu’un enfant de 10 ans, par exemple, porte des couches, nous nous organisons.”

Handicaps, allergies, maladies chroniques, troubles du comportement : vos enfants de 4 à 17 ans peuvent aussi partir en colo !
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Il y aussi les enfants envoyés par le Secours populaire français et les Sahraouis, qui sont régulièrement accueillis en alternance dans des familles et en colo. Une diversité qui fait la marque des colos de la CCAS.

Au centre, pendant ce temps, les enfants jouent à la chasse au trésor : “C’est un bon moyen pour leur faire découvrir les différents espaces”, ajoute Julie. Le soir, un enfant aura un peu plus de difficulté que les autres à s’endormir, mais dans l’ensemble rien à signaler. Le bilan est positif. “Pour nous, se réjouit Fabien Bonneau, l’objectif est atteint : nos filles veulent aller en colo cet été !”

Dimanche 21 avril, 17h : c’est le moment des retrouvailles à Floirac… ©Sébastien Le Clézio/CCAS


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