Une balade autour du lac de Vassivière

Campagne aux alentours de Peyrat-le-Château. ©Charles Crié/CCAS

Du lac de Vassivière à Gentioux-Pigerolles en passant par Bourganeuf et Peyrat-le-Château, balades, visites et rencontres entre Creuse et Limousin.

Pour appréhender la diversité ornithologique du site, Monique, greeter à l’office du tourisme, donne rendez-vous au bord du lac de Vassivière sur les berges de la plage de Masgrangeas. Un observatoire idéal pour cette fidèle membre de la branche locale de la Ligue pour la protection des oiseaux. “La fauvette à tête noire, le pinson des arbres, le pinson du Nord qui vient de la taïga, la sittelle, le troglodyte mignon… Et bien sûr le merle et le rouge-gorge, les premiers à chanter au petit matin. Vous les entendez ?”

Attirées par l’eau, entre 100 et 150 espèces cohabitent à l’année dans ce havre naturel et protecteur. “D’autres, comme les oies sauvages, ne font que passer. Entre février et mars, on les entend arriver de très loin, par milliers. Elles s’arrêtent une nuit ou deux avant de rejoindre leur lieu de nidification dans le nord de l’Europe.” Le printemps est la meilleure saison pour venir les écouter.

Le lac de Vassivière est l’un des plus grands lacs artificiels de France. ©Charles Crié/CCAS

Creusée pour la construction du barrage de Vassivière, situé sur la Maulde, en 1950, cette vaste étendue de 1 000 hectares d’eaux limpides, légèrement cuivrées, ourlées d’herbes folles verdoyantes et de pinèdes compose une succession de paysages intemporels. Avec ses quelque 47 kilomètres de rivage, le lac de Vassivière déploie plusieurs plages, plusieurs ports, tandis que des bateaux-taxis baladent gratuitement d’un point à l’autre. À pied ou en vélo, le sentier de rives longe 30 kilomètres de lieux de pêche, de promenade ou de baignade. Le moment de poser la voiture.

L’étang de Peyrat-le-Château. ©Charles Crié/CCAS

Sous ses abords sauvages, le lac est aussi l’épicentre d’une vie culturelle intense. À la lisière de deux départements, la Creuse et la Haute-Vienne, son île de 7 hectares abrite notamment le Centre international d’art et du paysage. On y accède à pied par un pont (en un quart d’heure) ou, en saison, grâce au petit train. De jour comme de nuit, son Bois de sculptures, collection de 64 œuvres à ciel ouvert, est ouvert à tous, toute l’année.

À travers des expositions, des conférences, des ateliers créatifs, l’ambition du très dynamique Centre international d’art et du paysage est de “promouvoir l’art dans l’espace public en milieu rural, c’est-à-dire auprès d’un territoire atypique et de populations dispersées, d’écoles, de collectivités, d’amateurs d’art et de touristes”.

Dans cette optique, les habitants sont parfois amenés à participer aux œuvres décentralisées dans les villages alentour de Gentioux-Pigerolles à Peyrat-le-Château en passant par Saint-Amand-le-Petit. C’était le cas en 2017, lorsqu’une œuvre (plantée) de l’artiste en résidence Reto Pulfer, installée devant la place de la mairie de Peyrat-le-Château, devait être régulièrement arrosée. Résolument contemporain, on vous dit.


La Renouée, lieu de vie inclassable

Claude, retraitée, est chargée de la permanence de l’épicerie de La Renouée deux jours par semaine. ©Charles Crié/CCAS

C’est le nom d’une plante des tourbières, consommée parfois en salade : la renouée. C’est aussi celui d’une grande maison ouverte il y a trois ans à Gentioux, commune de 297 habitants en Creuse. Foyer rural, espace de travail partagé, centre social, maison communale ? Un peu tout cela.

On y trouve une brasserie, une épicerie de produits locaux/bio, un salon de lecture et de jeux, une cuisine collective, une agence de voyages associative, des cartographes, des artistes, un espace de travail partagé, un atelier de transformation de plantes médicinales, un cabinet de naturopathie, etc. L’association gérante le décrit comme “un lieu où se retrouver, échanger, jouer, s’approvisionner, travailler, chanter, boire un verre, construire l’avenir…”

“On est sûr d’y rencontrer quelqu’un, qu’on vienne y faire quelque chose ou qu’on y passe par hasard, explique Claude, retraitée, chargée de la permanence épicerie deux jours par semaine. Il y a quelques années, je trouvais que Gentioux, c’était mort. Un soir, une jeune voisine est venue me chercher en me disant : “Y a une réunion, viens voir”. Il n’y avait que des jeunes mais ils m’ont fait comprendre que j’étais la bienvenue. Je me suis investie. Aujourd’hui, l’ambiance me plaît beaucoup.”

Le plateau de Millevaches où, chaque année, de nouvelles personnes choisissent de s’installer, s’affiche désormais comme un incubateur d’initiatives villageoises participatives. Avec l’objectif de réinventer des moyens d’être et de faire-ensemble qui s’émiettent ici comme ailleurs.

Site Internet
renouee.millevaches.net

S’y rendre
10, rue de la Fontaine, 23340 Gentioux
Tél. : 05 55 66 15 33
Contact : labascule@millevaches.net


Le pont de Senoueix

Le petit pont de Senoueix. ©Charles Crié/CCAS

Certains ne s’y arrêtent que pour l’admirer, d’autres y pêchent. Au milieu des bruyères, des rochers et des pins de Douglas, le petit pont de Senoueix, à 5 kilomètres au nord de Gentioux-Pigerolles, est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1990. On le dit souvent romain mais il daterait plutôt du XVIIe siècle.


Bourganeuf éclairée avant Paris

Musée de l’électrification de Bourganeuf.

En 1886, l’ingénieur Ernest Lamy installe une dynamo, animée par une roue à augets, pour produire un courant continu de 110 volts qui irradie les 60 lanternes de la ville. Les 4 000 habitants de Bourganeuf passent dès lors du sombre éclairage des lampes à huile à la lumière électrique. Bourganeuf devient la première ville française éclairée à l’électricité avec un lieu de production éloigné du lieu d’utilisation. L’usine restera privée après la nationalisation du réseau d’EDF en 1946. Elle produit aujourd’hui du 25 000 volts alternatif vendu à EDF.

Ouvert du 1er juillet au 31 août.
En dehors de ces dates, se renseigner auprès de l’office de tourisme : 05 55 64 12 20.

S’y rendre
La Grand’eau, 19 route de la Cascade, 23400 Bourganeuf.

Plus d’infos


L’Usine du Mazet

L’usine hydraulique souterraine du Mazet. ©Charles Crié/CCAS

En 1950, la mise en eau du lac de Vassivière a englouti huit villages dont celui qui lui a donné son nom. L’usine souterraine du Mazet, qui produit l’hydroélectricité grâce au barrage, est située à Peyrat-le-Château. Mise en service en 1951 et d’une puissance installée de 63,7 MW, elle produit chaque année l’équivalent de la consommation en électricité d’une ville de 40 000 habitants, indique EDF. Une visite passionnante pour les curieux de technologie : le site du Mazet est à 400 mètres au-dessus de la mer et les trois groupes de production sont à 40 mètres sous terre et à 250 mètres sous le niveau du barrage de Vassivière.

Visite uniquement sur réservation :
Tél. : 05 34 39 88 70

Contact : visites.edf.vassiviere@manatour.fr


Où se loger ?

Centre de vacances du Bugeat
Le Luc, 19170 Bugeat

Ouvert du 2 juin 2019 au 3 novembre 2019.

CMCAS Limoges
79, rue de la Croix-Verte
87000 Limoges
Tél. : 05 55 44 22 88

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