Vacances : le marathon des élus à la rencontre des juillettistes

Delphine Idier, trésorière-adjointe de la CCAS et Jean-François Coulin, président du comité de coordination des CMCAS ( à g.), en discussion avec Brigitte et Gérard bénéficiaires de la CMCAS Basse-Normandie en congés au village vacances Campéole à Baden. ©Charles Crié/CCAS

Malgré le coronavirus, la CCAS a tenu à assurer un droit au départ en vacances pour tous les bénéficiaires. Depuis le début du mois de juillet, les élus sillonnent les centres de vacances pour aller à leur rencontre afin de recueillir leurs impressions quant à ces vacances sous protocole sanitaire. Reportage à Sarzeau et Morgat.

“Ici, Covid ou pas, c’est plutôt calme. D’ailleurs les gîtes sont assez espacés et même quand c’est plein on n’a pas l’impression qu’il y a du monde,” explique Christophe Axisa le directeur du village de vacances Union Loisir Vacances Familles (ULVF) Tyan Dia Oul (la maison du diable) de Sarzeau dans le golfe du Morbihan, qui compte 88 gîtes dont plus de la moitié sont réservés aux bénéficiaires de la CCAS. “Heureusement que la CCAS s’est engagée, dès le mois de mai, alors que nous étions encore en pleine incertitude, à conserver ses réservations et à en honorer le paiement quoi qu’il arrive. Cela a été décisif pour nous, sans cette garantie des Activités Sociales de l’énergie, nous n’aurions pas pris le risque d’ouvrir cet été. C’est positif pour nos employés,” assure Christophe qui a vécu le confinement sur place avec un adjoint. “Il fallait entretenir les lieux, la végétation continuait de pousser”

Malgré un début de mois de juillet compliqué, le centre a retrouvé depuis la mi-juillet le public familial qui le fréquente habituellement. Des gens qui viennent visiter la région, comme Xavier, agent EDF, venu y passer 15 jours avec sa femme et ses petits-enfants.

“Nous avons choisi la Bretagne car c’est une région où on respire. On n’est pas à touche touche sur la plage,” explique l’homme originaire de l’Ain qui regrette cependant qu’en dehors du centre “où la sécurité sanitaire est optimale,” le port du masque soit parfois négligé. “Dans les magasins de Vannes, beaucoup n’en portent pas, c’est dommage, ça fait courir des risques à tout le monde,” regrette-t-il.

Nadine Ferrasse , responsable principale des villages vacances de Trébeurden et de Morgat fait sa dernière saison cet été. Elle aussi portera son masque, comme tous les bénéficiaires à l’intérieur du bâtiment. ©Charles Crié/CCAS

Un protocole strict mais rassurant

C’est vrai que dès l’accueil du centre de vacances, le ton est donné : gel hydroalcoolique, masques chirurgicaux sont à disposition des vacanciers tandis qu’un marquage au sol rappelle les distances à respecter. Les bénéficiaires de la CCAS qui constituaient 80 % des vacanciers présents dans le centre lors du passage des élus, saluent unanimement le protocole, strict, mis en place dans les centres. “Ça nous rassure,” témoigne une mère de famille. Apparemment, c’est le cas de beaucoup : “quand nous avons mis en place une foire aux questions sur le site des Activités Sociales, en avril, la majorité des demandes concernaient les possibilités d’annulation. Au fil du temps, les questions ont changé de nature. Fin mai, elles concernaient principalement les modalités pratiques liées au protocole sanitaire. Cela signifie que les gens avaient envie et besoin de partir en vacances. Nous avons tout fait pour leur garantir ce droit,” rapporte Sébastien Germain, administrateur de la CCAS en charge des vacances adultes. Une satisfaction que partage sa collègue Delphine Idier trésorière adjointe de la CCAS : “Même si cela a un coût, en l’occurrence de 15 % supplémentaires en frais fixes pour la mise en place du protocole sanitaire, le droit aux vacances est pour nous inaliénable : c’est le “quoi qu’il en coûte” mais en version concrète !”

Benoît, animateur culturel et Johan, directeur adjoint, portent le masque de protection sanitaire à la maison familiale de Morgat. ©Charles Crié/CCAS

Elody, agent de restauration et hébergement à la maison familiale de Morgat, s’occupe de désinfecter une chambre après le passage de vacanciers. ©Charles Crié/CCAS

Service à table et désinfection permanente

De fait, la sécurité sanitaire des vacanciers a un coût : par exemple, tous les établissements qui proposaient auparavant une restauration sous forme de self sont passés au service à table et à l’assiette. “On est presque un trois étoiles maintenant, ” ironise Nadine Feras, la responsable permanente de la maison familiale de Morgat, dans le Finistère. “Les familles se voient attribuer un table qu’il garderont tout leur séjour, et le personnel vient les servir. Dès qu’il se lèvent de table, les convives doivent remettre leur masque” Ils sont également invités à se passer les mains au gel hydroalcoolique, à disposition dans chaque partie commune. “On est vraiment chouchoutés,” se félicitent Jean-Luc et Christine, un couple de retraités venus de Dordogne pour “échapper à la foule et à la canicule”. Coté fraîcheur, ils sont servis puisque la température ne dépasse guère la vingtaine de degrés ! Seul souci pour eux : avoir dû attendre quelques heures avant de pouvoir s’installer dans leur chambre à leur arrivée. Il s’agit là encore d’un contrainte du protocole sanitaire qui prévoit qu’un logement ne soit pas réattribué avant sa totale désinfection, plus une période de 12 heures de “quarantaine”. Un processus valable aussi pour les livres de la bibliothèque, qui, après avoir été feuilletés, sont isolés dans des caisses en plastiques avant d’être remis en circulation. “Toutes ces précaution représentent beaucoup de travail en plus pour le personnel, reconnaît Johan Laurent, le directeur adjoint de la maison familiale de Morgat. Tous les points de contacts comme les poignées de porte, boutons d’ascenseurs etc. sont désinfectés plusieurs fois par jour. Ce travail mobilise beaucoup notre personnel d’entretien. Pour le service en salle, c’est pareil. Pour l’instant on était à effectif constant mais on vient d’avoir l’autorisation d’embaucher trois  personnes supplémentaires dès la semaine prochaine. Deux en cuisine et une au ménage !” Un véritable soulagement pour Virginie, 29 ans, qui travaille chaque saison dans l’établissement depuis 10 ans. “On est épuisés : servir en salle et débarrasser demande une organisation dont nous n’avons pas l’habitude,” soupire la jeune femme en dressant les tables.

Restauration avec service en salle à la maison familiale de Morgat dans le respect des préconisations sanitaires, juillet 2020. ©Charles Crié/CCAS

Manger mieux et gaspiller moins

Celui qui, au contraire est plutôt satisfait c’est David, le chef de cuisine : “Je fais moins mais mieux et on essaie de travailler avec des produits frais locaux que nous transformons nous même. Aujourd’hui je propose une tartelette croustillante au fromage réalisée avec de la pâte filo en entrée, en plat nous avons de la pintade avec des haricots beurre et en dessert, un parfait aux fruits exotiques. Je laisse libre cours à ma créativité !” Cerise sur le gâteau, avec ce service à l’assiette, il y a moins de gaspillage qu’avec les buffets en libre-service, notamment en ce qui concerne le petit déjeuner. “On jette moins de nourriture, c’est l’aspect très positif de cette contrainte,” confirme Nadine Ferras.

Non seulement la CCAS  a mis un point d’honneur à ce que tous nos bénéficiaires puissent partir cet été, mais elle souhaite aussi que leurs vacances aient, autant que possible, le même contenu culturel que d’habitude. “Nous n’avons pas annulé les rencontres avec les écrivains et les artistes qui font la tournée des centres et nous avons aussi maintenu certains spectacles quand c’était possible,” précise Delphine Idier. Les Activités Sociales de l’Energie ont aussi maintenus, et honorés, leurs contrats avec toutes les compagnies artistiques qui étaient prévues cet été !

 

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