Coureurs 2 Rimes : deux collègues, une amitié, et le grand saut sur la Grande scène du Festival d’Énergies

Coureurs de Rimes (C2R), groupe de rap de deux agents Enedis, Cyrille Koulisher et Jimmy Fabrer, gagnants du tremplin du Festival d’Énergies 2026 aux côtés de S’Gonzaless. ©Etienne Mehr/CCAS

Ils se sont croisés en 2014 dans les couloirs des Unités clients fournisseurs (UCF) de Nîmes. De cette rencontre entre deux agents Enedis passionnés de rap est né Coureurs 2 Rimes, un duo musical qui claque. Douze ans plus tard, Cyrille Koulischer et Jimmy Fabrer sont montés sur la grande scène du Festival d’Énergies à l’issue du tremplin musical. Une idée devenue épopée, portée par l’amitié, les mots et un réseau humain donnant toutes les lettres de noblesse au plus grand regroupement des IEG.

Comment tout a commencé entre vous deux ?

Jimmy Fabrer – Je suis entré à l’UCF en 2010, Cyrille aussi. Il a fallu attendre 2014 pour que l’on se rencontre enfin. Cette période nous a vraiment marqués. Une bande de potes, une ambiance où l’amitié passait avant le boulot… Nous étions très soudés entre collègues. Et puis un jour, en voiture, j’avais mis de la musique… Cyrille me regarde et me dit : « Toi aussi tu aimes le rap ? » La machine étant lancée.

Cyrille Koulischer – En plus de l’UCF, on faisait du sport ensemble et puis l’anecdote de la voiture a tracé les contours de notre avenir commun. On a réalisé qu’on partageait bien plus qu’un bureau. Notre premier morceau, UCF, parle justement de cette ambiance et des liens qui nous unissaient tous. Ce ne sont que des faits réels. Ce morceau, c’est le point de départ de l’aventure.

CK => Programmateur à la Cellule du Pilotage des Activités (CPA)
JF => Technicien d’Intervention Polyvalent (TIP) pour le Résidentiel Groupé Secteur Aménagement

Le rap, ça vient d’où pour chacun de vous ?

Jimmy – Jeune, j’écoutais de tout : reggae, techno… Et puis un jour, j’ai découvert IAM. Une baffe, réellement. J’avais quinze ans. À dix-sept ans, j’ai écrit mon premier texte. Fallait que ça sorte, comme une urgence. Depuis, j’écoute encore de tout. J’aime la musique en général, mais le rap… ça m’a frappé pour la vie. C’est notre buisson ardent avec Cyrille, ça se rallume à l’intérieur à chaque fois qu’on écrit.

Cyrille – Chez moi, c’est ma grande sœur qui en écoutait beaucoup. J’ai grandi en jouant du violon, du piano, de la batterie et de la guitare, mes parents étaient musiciens. Ce que j’adore dans le rap, c’est le rythme et surtout le sens des paroles, les histoires. Quand on écoute La Tribu de Dana de Manau, on a une scène, des personnages, un film, sous les yeux. Sniper, c’était pareil, des parcelles de vie et des sentiments. Je suis un puriste des messages. Les mots, les idées, les rîmes bien sûr, tout doit communier. C’est pour ça que j’aime quand les gens prennent le temps d’écouter.

Quels sujets abordez-vous dans vos textes ?

Jimmy – De la vie, du temps qui passe, de nos proches, de nos amis, de ceux qui sont partis trop tôt… Du sport, des addictions, de ce qui nous entoure. L’écriture, c’est une thérapie. Notre psy. C’est d’ailleurs le titre de notre album de 2024 : Art Thérapie. Tout est dit. Ça permet d’extérioriser ce qu’on n’arrive pas à dire autrement. Moi, en tout cas, ça passe par le fait de coucher les mots sur un bout de papier.

Cyrille – Je me souviens d’un atelier d’écriture en colonie, d’un ado qui ne communiquait pratiquement pas. En trente minutes d’exercice, il a sorti un flot d’histoires persos. Les encadrants nous ont regardés stupéfaits. Ça m’a rappelé ma propre histoire, mes difficultés plus jeune. Avec la maturité, on a appris à délivrer des messages peut-être plus joyeux. À jouer et à s’amuser avec les mots, à être moins dans l’urgence, mais plus dans le plaisir. Sur scène, un tiers du set, ça bouge, c’est participatif. On va chercher le public, on communique vraiment avec lui. Et ça, on adore. On essaye de leur proposer plusieurs choses et différentes ambiances.

Votre CMCAS et la CCAS en général ont joué quel rôle dans votre parcours ?

Cyrille – On leur doit énormément. Les trois quarts de nos scènes réalisées sont liées à la CCAS ou à Enedis. UCF, notre premier morceau, est né d’une histoire directement liée à notre travail. C’est ce morceau qui nous a fait connaître. Après sa diffusion, nous avons été contacté par des syndicats, le Festival de Bourges avec la scène de la CMCAS Berry Nivernais (on salue d’ailleurs toute l’équipe qui est incroyable), une invitation à Montreuil pour les 75 ans de la CCAS… La CMCAS de son côté, nous a épaulés pour enregistrer et sortir notre premier album en 2020. On a également réalisé les textes et posé nos voix pour les vœux 2024 d’Enedis, dans un studio loué à Paris pour l’occasion. Une équipe est même venue avec un drone pour tourner le clip. Des expériences qu’on n’aurait jamais vécues par nos propres moyens. C’est fou ce que ce réseau peut offrir.

Jimmy – On a aussi multiplié les activités avec des jeunes comme les ateliers d’écriture. Après une journée à rédiger et composer, le soir, les ados montaient sur scène. Vous n’imaginez pas la fierté ! Ce sont des images gravées « à la bougie sur les vitres du RER » pour ceux qui ont la référence… À quinze ans, les jeunes écrivent ce qu’ils ont sur le cœur, sans filtre. C’est pur, intense et tellement vrai.

Et le Festival d’Énergies, vous le connaissiez déjà ?

Cyrille – J’ai fait « Soulac en 2010, quelques semaines après être arrivé dans l’entreprise. Je ne m’y attendais pas. C’est LE souvenir de mon entrée dans les IEG, vous imaginez ? On y est retournés avec Jimmy en 2018, cette fois en tant que musiciens, sur le stand du 94. C’était l’une de nos premières scènes. On s’était pris à rêver, comme des gamins, de jouer un jour devant autant de monde. Et là, ça se concrétise. La Grande scène ! On y est ! On stresse et en même temps, on se dit qu’on est chez nous dans ce festival. UCF, le morceau des 75 ans… Les gens les connaissent parce que c’est aussi leur histoire. On a hâte d’être à Mondonville.

Vos références musicales ?

Cyrille – Sniper, MC Solaar, Diam’s. Aujourd’hui, Biglo et Oli pour leur côté showman et leur sens de la famille. Ils ont de très belles valeurs. Stromae aussi, il est bouleversant…Il a su allier musique moderne et paroles profondes.

Jimmy – IAM, bien sûr. Bob Marley et Arsenic, un rap hardcore mais avec une précision chirurgicale sur la langue française. Des précurseurs.

En trois mots, le Festival d’Énergies, c’est quoi pour vous ?

Jimmy – Solidarité. Entraide. Popularité.

Cyrille – Partage. Souvenirs. Opportunité !


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