À Gérardmer, les plaisirs de la montagne en toute simplicité

À 749 mètres d’altitude, les chalets du centre Le Herbau ont vue sur le lac de Gérardmer et les forêts de conifères typiques des montagnes vosgiennes. ©Pierre Charriau/CCAS

À quoi bon ne jurer que par les Alpes ? Loin de la foule des grands domaines, à seulement quelques heures de Paris, le centre de vacances Le Herbau, à Gérardmer (Vosges), possède tous les atouts pour un séjour à la neige réussi. Les vacanciers, majoritairement des familles, viennent s’y reposer dans un cadre paisible. Naturel et authentique.

Petite devinette : où peut-on se réveiller, ouvrir ses volets… et contempler l’un des plus beaux panoramas des Hautes Vosges ? Réponse : dans l’un des 36 appartements de la résidence Le Herbau, perchée à 749 m d’altitude. Exposés plein sud, ils offrent un point de vue sur le lac naturel de Gérardmer – le plus grand du département –, et les majestueuses forêts de conifères qui l’entourent.

Mais ce mardi matin, un épais nuage masque la faune et la flore et de légères averses sont prévues dans la journée. Bertrand Huguenin sourit : « La nature est généreuse, la météo capricieuse ! » Responsable de l’établissement depuis 2006, il n’est jamais à court de bons mots, de petites blagues et de conseils avisés. Ici, celui qui se définit comme « un père hôtelier » fait règner une convivialité bien palpable.

Jour de brouillard : Bertrand Huguenin, reponsable de la résidence Le Herbau, a prévu une visite pour ceux qui n’ont pas envie de braver le mauvais temps sur les pistes de ski et un apéro-concert en soirée. ©Pierre Charriau/CCAS

À l’accueil dès 8 heures, il allume un feu avant l’arrivée des premiers résidents, auxquels il apporte lui-même le petit déjeuner. Natif de la région, bavard sans être intrusif, Bertrand prend le temps de glisser à chaque nouveau venu un mot sur les activités à ne pas manquer, dont les deux animations qu’il a prévues ce jour-là.

Pour commencer, la visite de la Confiserie des Hautes Vosges, à 9 heures. Et à 18 h 30 l’apéro-concert au bar-snack du Herbau. « Pourquoi pas ? Avec ce temps, on n’est pas trop motivés pour aller sur les pistes agiter les spatules ! Mais on ne sait pas encore », lui répond un couple de vacanciers parisiens. Bertrand réplique décontracté : « C’est vous qui voyez : on propose… les clients disposent. »

La sortie de Bertrand Huguenin a du succès : une trentaine de vacanciers du centre sont venus visiter la Confiserie des Hautes Vosges. À l’entrée, chacun goûte une spécialité. Une, pas deux ! ©Pierre Charriau/CCAS

De « sucrés » souvenirs

Visiblement, les résidents du Herbau étaient bien disposés à pousser la porte de la Confiserie des Hautes Vosges, installée à Plainfaing, à une vingtaine de minutes en voiture du village vacances. Ils sont une trentaine à suivre le véhicule de Bertrand. Un vrai convoi ! Dès que les vacanciers entrent dans l’entreprise familiale, créée en 1986, une hôtesse suscite leur gourmandise en présentant différents bonbons en plaques. À tour de rôle, chacun en choisit un. Impatients, des garnements se hissent sur la pointe des pieds pour voir ce qui leur est défendu. Et ce ne sont pas forcément ceux qu’on croit.

« Sapin ou coquelicot ? Les deux me mettent l’eau à la bouche », avoue un père de famille, sous le regard amusé de sa compagne. Les enfants font preuve d’un calme olympien devant le laboratoire. Captivés par le confiseur-conférencier, qui livre sa recette. Avec précaution, il chauffe, étale, puis malaxe la pâte : « À 100 °C, ça ne pardonne pas », prévient-il. Les procédés et les gestes, millimétrés, impressionnent les visiteurs, tandis que des vapeurs d’huile essentielle apaisantes se dégagent dans l’atmosphère.

Dans la Confiserie des Vosges, les bonbons sont fabriqués en plaques, à l’ancienne. Du sucre, des arômes, des huiles essentielles… et surtout le savoir-faire du confiseur, qui doit maîtriser la température de cuisson au degré près. ©Pierre Charriau/CCAS

Après la découverte du savoir-faire artisanal, il ne reste plus qu’à arpenter le petit musée-boutique. À cette ultime étape, les bambins commencent à s’agiter. Alix, 3 ans, est mécontente de ne pas pouvoir manger son sachet de bonbons sur-le-champ. Élise, sa maman lui explique : « Pour qu’ils soient à toi, il faut d’abord les payer. » Le mouvement d’impatience laisse vite place à un grand élan de complicité : « Je vais partager avec Lucien et Martin [ses grands frères de 10 et 12 ans] », garantit la petite fille.

La tempête passée, Élise dresse le bilan de la matinée : « Ce sont nos premières vacances dans le département, la confiserie était un passage obligé pour les enfants. Ils repartent avec des sachets de gourmandises et nous, les parents, on remporte des souvenirs », résume l’agente EDF, domiciliée en région parisienne.

Une affaire de famille

À Gérardmer, la liste des activités est longue. Parapente, acrobranche, piscine : tout y est ! Côté balades, les possibilités ne manquent pas non plus. Le territoire possède cinq sites naturels protégés et une réserve naturelle nationale. À proximité, la Route des crêtes et celle des vins déroulent les plus beaux paysages des Vosges. Et le ski dans tout cela ? Les principales stations du massif sont Gérardmer et La Bresse-Hohneck. C’est sur la deuxième, la plus vaste, que la famille Zammarchi a jeté son dévolu.

Pour Laurence, Alain et Enzo Zammarchi, les vacances à la montage, c’est du ski en famille et de la rigolade, dans une station à taille humaine. À Gerardmer ils ont trouvé tout cela, alors ils y reviennent depuis 2013 ! ©Pierre Charriau/CCAS

Près du point culminant de la station, à 1 350 m d’altitude, on retrouve le père (Alain), la mère (Laurence) et le fils (Enzo). « Pour nous, le ski, c’est en famille ! Tous les jours, dès 9 h 30, on est sur les remontées mécaniques », nous explique Alain, responsable d’exploitation pour une entreprise spécialisée dans la vente de pièces automobiles. Pour nos trois skieurs du jour, nul besoin d’un plan pour se repérer sur les 33 pistes. Enzo, 13 ans, glisse dans les traces de son papa. « Tu seras meilleur que moi dans quelques années », assure l’un. « Oui, enfin pas avant mes 23 ans », tempère l’autre. Le défaut que le jeune rider doit corriger pour y parvenir ? être moins sur l’arrière et incliner davantage le haut du corps vers l’aval. Mais, « l’essentiel, c’est de profiter », poursuit Alain. Les vacances à la neige, « c’est avant tout des histoires, de la rigolade et des souvenirs », renchérit Laurence, salariée d’Engie. « On vient ici depuis 2013 car on aime les stations à taille humaine, leur convivialité et les beaux paysages qui les entourent. »

À Gérardmer et dans ses alentours donc, « on ne retrouve pas l’engorgement du RER » et, çà et là, pendant et après le ski, « on profite du calme et du charme de la nature », assure Laurence. Un cadre paisible qui n’est pas synonyme d’ennui, bien au contraire ! Car, après le sport, vient le réconfort…

À l’heure de l’apéro, dans le bar du Herbau, le public applaudit M. Franck, trente ans de métier et un répertoire de rock inépuisable. ©Pierre Charriau/CCAS

Au bar du Herbau, la salle est pleine. La famille Zammarchi est venue écouter les reprises de M. Franck, chanteur-guitariste rodé par trente ans dans le métier. Bashung, les Stones, Radiohead… « Biberonné au rock », Enzo semble apprécier l’événement. Tout comme le reste du public, qui applaudit vivement à chaque prestation. « C’est pour ce genre de moments d’ardeur que j’aime cet endroit. L’animation est sans prétention mais voir les clients échanger des sourires autour d’une bonne tartiflette ou d’un bon burger, c’est pour moi une sincère satisfaction », résume Bertrand. Le bonheur se trouverait-il donc réellement dans les choses simples ?


Un tourisme social et durable

Propriété de la CCAS, le village vacances Le Herbau est géré par l’Artes (Association régionale pour le tourisme éducatif et social), créée en 1988. Il fait partie des établissements touristiques qui affichent la plaque « Clef Verte » à son entrée, le premier label de tourisme durable répondant à des exigences environnementales.

Plusieurs démarches sont mises en place dans la résidence : économies d’eau et d’énergie, réduction des pollutions, meilleure gestion des déchets, faveur donnée aux achats en circuit court, utilisation de papier recyclé, etc.

 

Tags:
0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*

Votre commentaire est soumis à modération. En savoir plus

Qui sommes-nous ?    I    Nous contacter   I    C.G.U.    I    CCAS ©2021

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?