CMCAS Poitiers, le sens de la fête retrouvé

Au repas du dimanche midi, clap de fin de séjour. Autour d’une même table, on prend du bon temps à plaisanter sur les prouesses du week-end. ©Pierre Charriau/CCAS

Les 18 et 19 septembre, plus de 200 personnes ont fait le plein d’activités, de moments festifs et de convivialité à l’occasion de la fête de la CMCAS Poitiers, organisée à l’Isle-Jourdain. Un week-end en bord de Vienne, où petits et grands sont repartis avec leur lot de bons souvenirs.

Il était grand, l’appétit de retrouver du lien social. De parler, en vrai, sans écran interposé… Alors, bien que contrariée par une météo capricieuse, la joie des participants est bien là, bien palpable. Pendant les activités, on parle des enfants, lors de l’apéritif de fin de journée du travail, à la soirée dansante on échange des sourires, des blagues. Et naturellement, tout du long, on débat des Activités Sociales.

Au village vacances Le Moulin Beau – privatisé pour l’occasion –, il est aussi beaucoup question de premiers pas. Sous la tente de réception, le samedi soir et le dimanche midi, les enfants débordent d’énergie : ça se court après, ça se chamaille, ça joue à cache-cache. Les bambins s’occupent aux jeux de bois ou au tir à l’arc version miniature. Mais leur mouvement finit par s’éteindre comme un reste de chandelle usée lorsque les animations musicales débutent. Pour certains, c’est une première ! Alors, avec le groupe de rock Les Ducs, et son interprétation théâtrale tantôt grandiloquente, tantôt absurde, la découverte est quelque peu… déconcertante. “Ils sont bizarres non ?” s’étonne une petite fille ; “non, moi je les trouve rigolos !”, lui répond un jeune garçon ; “Ce sont des artistes, c’est leur travail de nous amuser”, conclut un autre, plus âgé. Après ce court round d’observation, les interrogations laissent place à la distraction par la danse, sous le regard amusé des parents, qui s’improvisent photographes pour l’occasion.

Les Ducs, groupe de rock français formé en 2006 par cinq copains d’enfance. ©Pierre Charriau/CCAS

Ces derniers se montrent plus réservés, bien qu’également captivés. Qu’importe !… Pour Emmanuelle Bouriaud, du groupe La Quinte venu jouer le dimanche midi : “On a fait danser les esprits, c’est encore mieux !”. À la fois chanteuses et instrumentistes, les trois jeunes femmes ont fait carton plein avec leur orchestration originale, où le mariage raffiné de l’alto, de la flûte traversière et de la guitare s’adapte à merveille aux textes de Jean Yanne, Édith Piaf ou de Fréhel. “Ils nous aiment, les salariés d’EDF”, ironisent celles qui ont l’habitude de jouer pour la CCAS. En même temps, on comprend pourquoi : “avec nous, on a fait venir le soleil !”.

Avec son humour et sa légèreté, le groupe de chanteuses-instrumentistes La Quinte ranime la bonne ambiance. ©Pierre Charriau/CCAS

Sensations fortes sur le viaduc de L’Isle-Jourdain

Pour Baptiste, Noé et Antonin – tous trois âgés de 19 ans et amis depuis la 6ème –, à peine les bagages posés, le samedi midi, c’est direction le saut à l’élastique. Sur le viaduc de l’Isle-Jourdain, un monumental édifice, ils s’apprêtent à se jeter dans le vide à plus de 40 mètres de hauteur. “J’avoue que je flippe pas mal”, admet Baptiste, sous le regard railleur, mais compréhensif, de ses compères, qui n’en mènent pas large non plus. La pression augmente d’un cran lors du briefing de sécurité. Jusqu’au moment où ça y est… il faut y aller ! Après concertation, c’est Noé qui prend les devants. Il monte les marches, fixe bien devant lui, attend la fin du décompte. 3,2,1… il saute : les deux pieds en avant, comme contre-indiqué au brief. “Voilà ce qu’il ne faut surtout pas faire !”, rappelle l’encadrant, dans un ton mêlant amusement et prévention. Baptiste et Antonin suivent, plus respectueux des consignes.

Sur le viaduc de l’Isle-Jourdain, Noé (à gauche), réalise son premier saut à l’élastique…un frisson sportif. ©Pierre Charriau/CCAS

“Quand l’élastique s’est mis à remonter – il y a un peu près cinq rebonds – j’ai cru que mon cœur allait lâcher”, plaisante Noé. “C’est une expérience à refaire, carrément !”, s’enthousiasme Antonin. Mais à peine le temps de livrer leurs impressions, que la bande de potes doit déjà repartir. Ils ont rendez-vous pour une session d’accrobranche où deux tyroliennes géantes, de 202 et 505 mètres, surplombant la Vienne, les attendent…

À gauche, Pierre, 13 ans, s’éclate sur la remorque Ninja. Puis de gauche à droite, Baptiste, Antonin et Noé prennent la pose avec leur diplôme de saut à l’élastique. ©Pierre Charriau/CCAS

Si la majorité des activités – poney, catapulte, canoë, paddle, etc. –, ont lieu en dehors du village vacances, quelques surprises attendent les visiteurs à l’intérieur du centre. Une installation, accessible à partir de 8 ans, attire plus particulièrement l’attention : la Remorque Ninja : un plateau de parkour de 10 mètres de long, doté d’un mur de grimpe horizontal. “C’est presque comme l’émission de télé Ninja Warrior !”, s’amuse Pierre, 13 ans, emballé. Karatéka, sa souplesse et son agilité lui permettent de franchir tous les obstacles, sauf le dernier, qui consiste à se balancer sur un sac de frappe : “il me manquait quelques centimètres, mais ce n’est pas grave, c’était quand même super !”.

Des activités inclusives et solidaires

Déambuler dans la fête, c’est aussi l’occasion de découvrir et de partager. Sur l’handisport notamment, avec Michel Grellier, 71 ans et aveugle depuis ses 25 ans. Président de l’Association sportive sociale des handicapés et adhérents valides (ASSHAV) de Poitiers, il est venu avec deux camarades présenter des disciplines telles que le handbike ou le showdown. D’explications en démonstrations, ils chamboulent les codes, balaient les clichés, et montrent “à tous, qu’avec des moyens différents, on peut faire du sport aussi passionnément que les valides”, expliquent-ils. De concert, une tombola solidaire est organisée : 250 euros sont récoltés. “J’étais surpris et touché, des gens ont pris des carnets entiers !”, se réjouit Michel. L’objectif de cette opération ? Soutenir la préparation des Jeux paralympiques 2024 à Paris, avec la Fédération française handisport.

Michel Grellier, tantôt en train de fumer la pipe, tantôt en démonstration de handbike. ©Pierre Charriau/CCAS

Classarde de Michel, Monique anime, elle aussi, sans relâche un atelier. Pour la bonne cause – l’Association “Main dans la Main avec l’Afrique” –, elle fabrique et fait fabriquer aux visiteurs des “Gugus”, sorte de petits bonshommes en perle, dont elle seule a le secret. Brevetées, ses créations sont plus complexes qu’il n’y paraît. Deux fils de 38 cm et cinq perles différentes sont nécessaires pour réaliser un Gugus. Face à elle, Elliot, 11 ans, peine à faire le nœud des bras, qui ne doit pas dépasser le bas du tressage du corps. Heureusement, Monique est là, toujours pédagogue : “Les enfants sont attentifs, ils se débrouillent mieux que les adultes qui n’en font qu’à leur tête. Regarde bien, il va finir par y arriver lui”. En effet, en suivant religieusement ses conseils, Elliot réalisera son premier Gugus en moins de 10 minutes…

Monique et Elliot, en plein atelier Gugus. ©Pierre Charriau/CCAS

Parole d’élue

Karine Artus, présidente de la CMCAS Poitiers

“C’est notre premier grand rassemblement depuis l’arrivée de la COVID, tout le monde est ravi de retrouver ces moments de partage ! Chacun a pu y trouver son compte au niveau des activités et participer selon ses envies.”



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