Chinon, la médiévale

Textes de Marie-Line Vitu – Photos d’Elise Rebiffé

Serrée entre la Vienne et le coteau, Chinon cache bien des trésors. L’histoire y est prégnante et la campagne environnante propice aux balades. De quoi ravir les quelque 50 000 vacanciers qui s’y pressent chaque année.

“Assise sur pierre ancienne, au haut le bois, au pied, la Vienne”, voilà Chinon vue par Rabelais. Quelque cinq cents ans plus tard, la forteresse médiévale domine toujours fièrement un vaste plateau abondamment boisé. À ses pieds, la Vienne s’écoule paisiblement à travers la campagne rayonnante, pour aller se jeter dans la Loire, à Candes-Saint-Martin. La ville fait partie du périmètre du Val-de-Loire, classé sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco, et du réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire labellisés par le ministère de la Culture. Ce n’est pas rien. Appréciée pour sa quiétude, Chinon connut, jadis, des temps plus tourmentés qui ont marqué son histoire et forgé son identité. C’est dans ce glorieux passé que des milliers de touristes viennent se plonger. Avec à peine 9 000 habitants, Chinon a l’envergure d’une grande. N’est ce pas ici que le destin du royaume de France bascule en 1429, quand Jeanne d’Arc vient rencontrer Charles VII ?

La forteresse et le coeur de ville

Le Moyen Âge a façonné la ville dont elle a conservé l’empreinte. L’enceinte fortifiée abritait autrefois les logis royaux. Tombée en désuétude au XVIIe siècle, elle fut menacée de démolition deux cents ans plus tard. Aujourd’hui, la forteresse draine plus de 130 000 visiteurs chaque année… Le panorama sur les toits de Chinon et la campagne, simplement époustouflant, y est sans doute pour quelque chose. L’ancienne rue haute (aujourd’hui Voltaire) et le grand Carroi (carrefour) forment l’essentiel du quartier historique : le coeur de ville. Ses ruelles pittoresques abritent des maisons aux façades à pans de bois parfaitement conservées ou restaurées, dont certaines avec des encorbellements. On y trouve également des hôtels particuliers médiévaux (rue du Grenier-à-Sel), reconnaissables à leur architecture spécifique : deux bâtisses édifiées en L, reliées entre elles par une tourelle qui cache un escalier à vis, avec une cour sur le devant et l’autre à l’intérieur.
Au bas de la ville, les quais aménagés au XIXe siècle, en place des anciens remparts, servaient de digues contre les crues. Aujourd’hui, ce couloir végétal qui longe la Vienne reste très apprécié des promeneurs. On y mesure toute la majesté de la forteresse. Entourée de prestigieux voisins, Chinon offre un point de départ idéal pour d’autres destinations remarquables : les châteaux d’Azay-Le-Rideau, d’Ussé, de Langeais, l’Abbaye de Fontevraud, entre autres…

Un destin royal

Assurément, « la ville Fort » a longtemps bénéficié des faveurs royales qui ont généré sa prospérité. Intégrée au comté de Blois au Xe siècle, le domaine féodal devient très vite propriété des comtes d’Anjou, les Plantagenêts. Henri II, entretemps couronné roi d’Angleterre (1154), y séjourne régulièrement ; il y mourra en 1189. En 1205, Chinon passe dans le royaume de France : Philippe Auguste l’a conquise après un an de siège. Un autre épisode légendaire scelle définitivement son prestige. En pleine guerre de Cent Ans,  la situation de la France est très critique : les Anglais sont à Orléans ; le dauphin Charles VII, dont la légitimité est contestée, s’est réfugié au château de Chinon avec sa cour. Jeanne d’Arc, venue le rencontrer pour la première fois, reconnaît le futur roi de France dissimulé parmi 300 gentilshommes (1429). Il lui confiera la conduite d’une armée pour sauver Orléans. À partir du XVIe siècle, Chinon n’est plus une résidence royale. La ville continue cependant d’attirer les nobles qui l’enrichissent de très belles demeures en pierre.

Le musée de la Comédie Humaine

Le château de Saché n’a pas vu naître Balzac. Mais celui qui fut l’un des plus grands écrivains de la première moitié du XIXe siècle aime séjourner dans la propriété des amis de ses parents, où il trouve le calme et l’inspiration propices à l’expression de son génie. Loin des turpitudes de la vie parisienne, l’auteur de La Comédie humaine passe, entre douze et seize heures par jour, devant son pupitre à travailler “comme un moine dans son monastère”. En trente ans de sa vie littéraire, Balzac a écrit 91 romans et nouvelles. Certains ont été en partie rédigés à Saché ; pour d’autres, comme ‘Le Lys dans la vallée’, le romancier a situé l’intrigue dans sa Touraine natale. Le musée retrace parfaitement l’atmosphère de l’univers balzacien ; l’occasion pour les novices de découvrir l’écrivain et son oeuvre.

Musée Balzac – Château de Saché
Rue du château
37190 Saché
Tél. : 02 47 26 86 50

 

Plus beau vu d’en haut

Avec l’Aéroclub national des électriciens et gaziers (ANEGet grâce aux agents bénévoles de la section des sports aériens (SSA) de la CMCAS Tours-Blois, vous avez l’opportunité de survoler la région. Ne vous privez pas de cette balade extraordinaire. Christian Raffaitin, José Garcia ou Michel Richez, vos collègues pilotes de la SSA Tours-Blois, se feront un plaisir de vous accompagner pour un petit tour insolite. Le vol effectué dans un avion de voyage de 4 places dure une heure, dans un périmètre de 200 km.
Renseignements et rendez-vous auprès de Christian Raffaitin : 0671568743.

Bio, c’est mieux !

Chinon c’est aussi un vin réputé, d’appellation d’origine contrôlée, cultivé depuis 1937. Quinze millions de bouteilles sont produites chaque année sur 2 350 hectares de vignes dont l’essentiel (80 %) en vin rouge (à partir d’un seul cépage, le cabernet franc). Christian Millerand, lui, a choisi de cultiver du vin bio. “Nous n’utilisons aucun désherbant ni produit chimique. Le traitement de la vigne est naturel. Les raisins sont cueillis à la main”, garantit le viticulteur. En 1995, il achète le domaine des Galuches, choisit de travailler à l’ancienne et entreprend une longue conversion en bio jusqu’à l’obtention du label Agriculture biologique en 2015.  Ses 15 hectares de vignoble produisent 30 000 bouteilles annuellement, vendues directement au consommateur.
Visite du domaine sur rendez-vous : Domaine des Galuches, 2 impasse des Galuches, 37420 Savigny-en-Véron Tél.: 02 47 58 45 38

Infos pratiques

Centre de vacances CCAS
Les Fontenils
37500 Chinon
Tél. : 02 47 93 29 30

Le plus du centre
La piscine, un circuit découverte en vol à moteur avec l’Aneg.

Voir le catalogue vacances printemps/été/automne 2017

Bon à savoir
La CCAS propose des billets à tarif préférentiel pour la visite de l’abbaye de Fontevraud et du château de Chinon. Commande sur ccas.fr dans l’espace Culture et Loisirs.

CMCAS Tours-Blois
Tél. : 02 47 48 50 16

Tous les centres de la région sur ccas.fr

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