Décryptage : vos Activités Sociales, un modèle démocratique unique

En vacances comme en proximité, les agents et leur famille participent à l’élaboration de leur activités sociales. ©Charles Crié/ CCAS

SLVie, CMCAS, CCAS, Comité de coordination… Derrière tous ces sigles et dénominations, c’est le coeur du modèle démocratique des Activités Sociales de l’énergie qui fonctionne, en vacances et toute l’année, Par et Pour les électriciens, les gaziers et leurs familles. Décryptage.

Victor Juminer, responsable d’équipe à Enedis Alfortville, dans les Industries électriques et gazières (IEG) depuis vingt-sept ans, résume le fondement même des Activités Sociales en une phrase : “À notre tour de rendre ce que l’on nous a offert jusqu’ici.”

Et en effet, les vacances avec la CCAS ne ressemblent pas tout à fait à des vacances comme les autres. Outre le repos bien mérité des agents et de leurs familles, les Activités Sociales s’efforcent de faire de cette parenthèse un moment privilégié. Partout, les centres s’attachent à dévoiler les trésors touristiques et les saveurs gastronomiques de leur région. Partout, les bénéficiaires ont la possibilité de s’initier à d’autres pratiques sportives et culturelles.

Fidèles à leur mission d’éducation populaire émancipatrice, les Activités Sociales favorisent les moments d’échange. Les rencontres-débats organisées dans les centres de vacances offrent aux bénéficiaires l’occasion de confronter leurs idées et leur vision du monde en prenant la parole. Une démarche assez originale qui mérite d’être soulignée.

Du local au national, votre expression prime

Fonctionnement des Activités Sociales

©CCAS/ Agence Faubourg

Au niveau local et au plus près des bénéficiaires, les CMCAS et les SLVie sont au centre du fonctionnement des Activités Sociales de l’énergie. Modèle unique, démocratique et pluraliste, leurs instances (bureaux et conseils d’administration) mettent en oeuvre les décisions votées à la majorité en assemblée générale, dans le respect de l’article 25 du statut national du personnel des Industries électriques et gazières et du règlement commun des CMCAS. Ces actions concernent les domaines de la solidarité, de la culture, du sport et des loisirs, des colos, des séjours et de la santé.

Une fois par an, l’assemblée générale des président·es de CMCAS se réunit. Elle analyse les voeux énoncés par les assemblées générales de CMCAS et vote notamment la clé de répartition de la contribution au financement des Activités Sociales, le Fonds Action sanitaire et sociale et le Fonds Santé.

Au niveau national, le Comité de coordination des CMCAS est chargé de répartir la dotation annuelle entre les 69 CMCAS et la CCAS. Il représente les CMCAS au plan national.

La CCAS propose et construit, sur la base des orientations de son conseil d’administration, des activités sociales de portée nationale : restauration méridienne et de loisirs, vacances, santé, assurance et culture.

Voeux de SLVie : comment ça marche ?

Malgré le développement exponentiel des outils de communication, il existe peu de structures dédiées au débat local entre les citoyens. Un manque crucial. Comme l’a montré le sociologue Robert Castel, s’il peut y avoir participation politique sans participation sociale, “la démocratie sociale impliquerait la reconnaissance des intérêts et des droits des citoyens et de leurs possibilités d’intervenir dans la vie publique à partir de la place qu’ils occupent dans la société et de l’activité sociale qu’ils y déploient”.

Les Activités Sociales s’inscrivent dans cette démarche depuis leur création en permettant par exemple à un bénéficiaire d’être source de propositions à son assemblée de SLVie.

Chemin d'un voeu de SLVie

©CCAS/ Agence Faubourg


En colo, le débat c’est tous les jours

“On débat beaucoup dans les colos”, explique Alain Tricoche, cadre formation à la CCAS. Tout y est prétexte, à commencer par la vie quotidienne.

“En réaffirmant que l’enfant était acteur de ses vacances, la convention des droits des jeunes (1998) libère le choix des activités et du temps pour soi : un temps où l’enfant peut, s’il le souhaite, ne rien faire. Penser la notion d’individu dans la collectivité passe par l’échange : on débat de ce que l’on a envie de faire de manière plénière, par groupes… Le nec plus ultra étant le débat entre pairs, sans adultes. Pour l’encadrement, lancer un débat, c’est apprendre à l’autre à être curieux, à ne pas se satisfaire des réponses toutes faites.

Les débats de société peuvent être menés si l’on a des ressources adaptées sur le terrain. À tous les âges, on peut débattre : la philosophie n’est pas réservée à des fins de cycle lycéen. On peut débattre du handicap, de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la laïcité avec des 4-5 ans à condition d’avoir une approche adaptée. Idem pour les sciences et techniques qu’il faudra vulgariser, accompagner sur un mode ludique, en présentant un film court, par exemple.”

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