En images : le handisport, à haut niveau et au quotidien

Le Grand prix national des jeunes, ici en 2006 à Pornic, est l’aboutissement du travail de fond mené la Fédération française handisport pour l’accès au sport des enfants et ados en situation de handicap. ©Gregory Picout/FFH

Faire se rencontrer les publics valides et en situation de handicap autour du sport, de haut niveau ou de loisirs, tel est l’objectif des Activités Sociales de l’énergie et de la Fédération française handisport, partenaires depuis déjà dix ans.

Aux côtés des Activités Sociales depuis 2008, la Fédération française handisport (FFH) est une association loi de 1901 qui s’engage pour organiser, valoriser et faciliter l’accès des personnes en situation de handicap à des pratiques sportives, de compétition ou de loisirs. Au-delà de la présence des Activités Sociales aux différents Jeux paralympiques d’hiver ou d’été, le partenariat avec la FFH implique de mobiliser des intervenants, en situation de handicap ou non, dans les centres de vacances de la CCAS ou en délégation de gestion, et au cours de divers événements nationaux, comme le Festival d’Énergies, pour sensibiliser les personnes valides à la pratique sportive handisport.

Raid multisport à Morillon, en Haute-Savoie, avec la Fédération française handisport, en 2013. ©Elise Rebiffé/CCAS

Encadrées par des éducateurs sportifs diplômés (en situation de handicap ou non), les interventions de la FFH se présentent sous forme d’ateliers ludiques, pour mieux comprendre et appréhender le sport en situation de handicap, et permet à différents publics de rencontrer des sportifs de haut niveau en situation de handicap.

“Le cœur de notre mission, c’est de favoriser la pratique sportive des personnes en situation de handicap, rappelle Emmanuelle Assmann, membre du comité directeur de la FFH et présidente du Comité paralympique et sportif français. Pour ma part, j’ai choisi le sport afin d’être autonome, et ne pas être tributaire et dépendante des autres. Mais les vertus sont multiples, et il faut surtout avoir à l’esprit que le sport n’est pas réservé à une élite.” (Lire notre entretien)

Démonstration de handirugby au Festival d’Énergies 2016, à Soulac-sur-Mer, en Gironde. ©Marie-Béatrice Seillant/CCAS

Cet été encore, vous retrouverez les intervenants de la FFH dans les centres de vacances CCAS et Campéole*, avec, au programme de ces semaines #SoyezSport, des activités sportives et de loisirs accessibles à toute la famille : remise en forme, tir à l’arc, tennis de table, sarbacane, jeux de fléchettes, boccia (jeu de boules), pétéca (mélange de volley et de badminton), course d’orientation, parcours d’obstacles ou mises en situation de handicap avec utilisation d’un fauteuil roulant…
(* Munster, Pleaux, Super-Besse, Mousterlin-Fouesnant, Morgat, Trébeurden, Trégastel, Le Lavandou “Les Mimosas”, Saint-Antonin-Noble-Val.)

Activités, vacances et colos inclusives

Dans les Activités Sociales, c’est l’inclusion qui est la règle. Dès 1970, la CCAS inventait un modèle d’accueil des personnes handicapées dans ses colos, qui a été étendu aux centres de tourisme familiaux en 1977, participant ainsi à proposer un modèle de société inclusif, trente-cinq ans avant la loi handicap de 2005 établissant “l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées”.

Le handiski pratiqué en tandem, comme ici à Matemale, dans les Pyrénées-Orientales, en 2015. ©Eric Raz/CCAS

Aujourd’hui, avec les séjours pluriels, des adultes et des jeunes en situation de handicap continuent de partir en vacances avec les autres vacanciers. Toutes les colos peuvent être concernées par l’accueil d’enfants en situation de handicap, ou ayant des besoins spécifiques liés à une allergie alimentaire ou à une affection chronique stabilisée : 600 jeunes partent ainsi chaque année dans 450 colos ordinaires.

Colo 12-14 ans sur le thème du manga à Saint-Laurent-sur-Mer, dans le Calvados, en 2017. ©Charles Crié/CCAS

La même démarche anime les séjours pluriels adultes, accessibles aux bénéficiaires en situation de handicap souhaitant partir sans leurs aidants habituels, sans leur famille, pour vivre des vacances avec d’autres bénéficiaires. L’équipe du centre de vacances est sensibilisée et renforcée par la présence d’assistant.es sanitaires qui créent les conditions du meilleur séjour possible. Enfin, les séjours “vacances en famille avec moments d’accompagnement” permettent aux adultes ou enfants en situation de handicap de partir avec leur famille, tout en participant à des temps d’activité sans la présence d’un membre de leur famille.

Deux équipes à mobilité réduite jouent au ping-pong au Cap d’Agde (juillet 2016). ©Eric Raz/CCAS

À noter qu’il est possible de réserver des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite (PMR), en fonction des périodes : lors du tour de rôle, en se rapprochant de sa CMCAS ou SLVie et en choisissant le “code violet” dans le catalogue, ou en période de réservation directe, via un numéro dédié par les Activités Sociales (01 48 18 39 38).

En situation de handicap physique, sensoriel ou mental, tou.tes les bénéficiaires sont attendu.es dans les activités de proximité : les CMCAS sont à leur disposition pour assurer leur accueil dans les activités proposées à tou.tes. Ces dernières années, des week-ends organisés par plusieurs CMCAS ont été dédiés aux bénéficiaires en situation de handicap, à leur famille et à tou.tes celles et ceux souhaitant débattre de la question d’une société inclusive, à l’image du Week-Hand pour tous, organisé en 2016 par les CMCAS d’Île-de-France à Merlimont (Pas-de-Calais), ou celui organisé à Arès par les CMCAS du Sud-Ouest l’année précédente.

Démonstration d’escrime par deux athlètes en situation de handicap, ateliers de dessin, initiation au langage des signes en karaoké dansant… les prétextes sont nombreux pour se retrouver, comme ici au Week-Hand pour tous de Merlimont, en 2016.

Au programme, des tables rondes pour échanger sur les droits des personnes handicapées et de leurs aidant.es ainsi que sur les difficultés rencontrées, des rencontres avec des sportifs et des sportives de haut niveau ou de loisirs, mais aussi des animations sportives et culturelles, ou des échanges conviviaux autour de moments simples. Dans un autre genre, le Festiv’hand, qui se tient à Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne), est conçu pour valoriser les pratiques et les compétences artistiques des personnes en situation de handicap, dans un esprit joyeux et bienveillant.

2 Commentaires
  1. GALLO 10 mois Il y a

    Bonjour,

    Merci pour cet article.

    Agent en “inactivité de service”, pour information j’encadre un collectif de 15 personnes en situation de handicap physique pour la pratique du handball en fauteuil sur la région du MANS.

    Nous intervenons dans de nombreuses écoles (primaires, collèges, lycées) pour des actions de sensibilisation au handicap en lien avec le projet pédagogique de l’établissement scolaire , le handball n’étant que le prétexte de s’asseoir dans un fauteuil.

    Juste pour info.

    Cordialement,

    • La rédaction 10 mois Il y a

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. Nous vous contactons rapidement !

      Bien cordialement,

      La rédaction

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