En route vers la Bretagne !

Vue imprenable depuis le centre de vacances de Morgat. Et dire que nous avons failli ne pas arriver... @DR

Vue imprenable depuis le centre de vacances de Morgat. Et dire que nous avons failli ne pas arriver… © Y.Blanchouin/ccas

Epuisés mais heureux, nous sommes enfin arrivés dans notre havre de paix breton : Morgat. Non sans que Milky ait failli nous faire le “coup de la panne”… 

Stéphane, mon copilote, le répète souvent : “On voyage dans un monde parallèle avec Milky !” Bientôt une semaine que l’aventure a commencé, et toujours ce sentiment partagé : la distorsion du temps. La route qui défile, les villes que l’on traverse… Mais quelque chose ne nous quitte plus : les sourires à la vue de Milky, “l’Américain”.

De la baie de Somme aux rivages bretons, l’engin a vraiment la cote. Ses arrondis, son vrombissement à réveiller tout un quartier et son allure nonchalante séduisent tout le monde… Au point, parfois, de faire ralentir la circulation. Quand une voiture, sur la voie de gauche, ralentit à votre hauteur pour admirer Milky, essayez de vous insérer sur une bretelle d’autoroute !

Mais ce charme nous a aussi rendu service.

Après une halte sur les bords du quai Bélu, dans le quartier Saint-Leu à Amiens, nous voilà à Rouen. Sur la voie rapide. Vous voyez, du type boulevard périphérique où se succèdent les tunnels… Le genre d’endroit où il ne faut pas faire plus de 2,10 mètres. Et puis, soudainement, un panneau vous indique qu’au-delà de 1,80 mètre ça ne passe plus. Je n’ai pas vu de lumière au bout du tunnel, mais j’ai bien cru que Milky allait se faire scalper !

Je pile sur la voie rapide. “Vous êtes large, il y a au moins dix centimètres !”, nous crie-t-on derrière.  “Ça va aller !”, nous encourage l’automobiliste de gauche. On est même escortés.

A chaque étape, on nous réserve un accueil royal : de Saint-Malo à Dives-sur-Mer, en passant par Auberville, puis Brest ! L’occasion de faire un saut aux Fêtes maritimes internationales, on ne veut pas louper ça !


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En chemin, Milky est grognon. L’aiguille de la jauge à essence s’est fait la malle, il a chaud et n’avance pas. Stéphane et moi tentons de le ménager : nous multiplions les pauses, aérons le moteur, le désaltérons. On s’inquiète de l’état de santé de notre “petit Américain”.

Lors d’une halte sur une aire d’autoroute, un couple de retraités vient à nous : ils ont détecté notre fébrilité. “Attendez, j’appelle mon gendre, il en a un pareil, un petit ! Lui, il saura”, nous rassure la dame.

C’est ainsi que nous faisons connaissance avec notre “assistant en mécanique” : Stevens. Par téléphone, ce passionné entame un descriptif complet du moteur que j’ai sous les yeux. Le diagnostic posé, suivent quelques prescriptions et le tour est joué !

Cette aventure terminée, je crois que non seulement j’aurai des bras de bûcheron (à force d’essayer de faire des créneaux), mais il se peut aussi que je décroche un diplôme en mécanique automobile.

Et devinez quoi ? Notre nouvel ami Stevens a une vieille connaissance à nous présenter : lundi, nous rencontrerons un cousin de Milky. Rendez-vous est pris, près de Vannes !

En attendant, on reprend la route pour Morgat et son centre de vacances. L’inquiétude me reprend : depuis que l’aiguille de la jauge d’essence a pris le large, impossible de mesurer le taux d’hydratation de Milky. Et ce qui devait arriver, arriva : en pleine nuit, au milieu de nulle part, sur une longue route sinueuse, la toux rauque de l’Américain me fait savoir qu’il n’est pas loin de trépasser.

Stéphane et moi évaluons la situation. Pas une âme qui vive, plus de batteries sur nos deux téléphones : on est dans le pétrin.

Et puis, à l’entrée du hameau de Tal ar Groas, à Crozon, une bénédiction : “Station-service en vue ! », crie mon copilote. De quoi tenir les vingt kilomètres qui nous séparent d’une bonne nuit de sommeil, à Morgat !

1 Commentaire
  1. CHARLES CRIE 2 années Il y a

    L’Americain est Allemand immigré en France ?
    Un véhicule vintage attire toujours la sympathie et l’envie, j’ai longtemps roulé en Panhard 24 et je regrette ce temps où l’on admirait ma Panpan et moi avec …bonne route à vous !

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