Et si vous passiez Noël à Strasbourg ?

À deux pas du centre de vacances de Kaysersberg, élu village préféré des Français en 2017, Strasbourg se prépare dès novembre à la magie de Noël. ©Élise Rebiffé/CCAS

Le 11 décembre 2018, une fusillade a éclaté aux abords du marché de Noël de Strasbourg, causant cinq morts et plusieurs blessés.
Nos pensées vont en premier lieu aux familles des victimes. L’enquête est en cours. 

L’article que vous allez lire est issu d’un reportage réalisé en décembre 2017, publié dans le journal des Activités sociales de novembre/décembre, et sur notre site internet quelques jours seulement avant ces événements tragiques.

Face à ce nouveau drame qui endeuille la France en ces périodes de fêtes, ne laissons pas l’obscurantisme gâcher notre volonté de vivre.
Envers et contre toutes les violences, continuons ensemble !

Strasbourg est la destination rêvée si l’on veut s’imprégner de l’esprit de Noël. Fin novembre, la belle Alsacienne se pare de ses plus beaux habits de lumière, s’orne de magnifiques décorations et ouvre ses fameux marchés… afin de fêter, comme il se doit, la venue du Père Noël.


Un parfum d’antan souffle sur Strasbourg dès fin novembre. Les rues illuminées ruissellent d’or et d’argent. Près de 2 millions de touristes (dont la moitié d’étrangers) s’y rendent, chaque année, pour visiter les marchés de Noël. Strasbourg reste une référence en Europe, tenant la dragée haute à ses homologues du Nord et de l’Est. Un événement culturel à part entière pour la capitale (autoproclamée) de Noël qui s’y prépare longuement. Pas question de décevoir ses hôtes ! Un budget colossal (3 millions d’euros) y est consacré. Dérisoire au regard des retombées économiques conséquentes : 250 millions d’euros en 2016. Une manne financière qui justifie les 450 000 euros dédiés à la seule sécurité. Du 23 novembre au 30 décembre, les badauds peuvent déambuler tranquilles, admirer les rues rutilantes et déguster mannele, pains d’épice et autres bredele : la ville est sous haute surveillance.

Mon beau sapin, roi de Strasbourg

L’illumination du sapin, érigé en centre-ville, sur la place Kléber, donne le départ des festivités. Un moment émouvant pour les Strasbourgeois. Tout en superlatifs, le roi des forêts : gigantesque, impressionnant, éblouissant, démesuré ! Originaire des Vosges voisines, le sapin mesure a minima 30 m de haut et pèse plusieurs tonnes. Son envergure dépasse les 10 m.

Symbole par excellence de la magie de Noël, il faut plusieurs jours pour le revêtir de ses plus beaux atours : 7 km de guirlandes électriques, près de 300 boules et motifs lumineux qui scintilleront jusqu’à la tombée de la nuit. Flamboyant, tel un phare, il hypnotise petits et grands. C’est la star incontestée des selfies !

Pas de Noël sans sapin

©Élise Rebiffé/CCAS

En 1492, la fondation de l’oeuvre Notre-Dame de Strasbourg a l’idée d’installer neuf sapins sur le parvis de la cathédrale, pour saluer l’année nouvelle. D’abord circonscrit aux lieux publics, le sapin finit par entrer dans les maisons. La tradition de l’arbre de Noël se répand dans les régions de l’Est. Marie Leszczynska, Polonaise, épouse de Louis XV, l’aurait imposé à Versailles. En 1840, le mari de la reine Victoria, le prince Albert de Saxe-Cobourg, natif de l’Allemagne, l’introduit à la cour d’Angleterre.

À l’origine, le sapin est orné de bougies, de fruits (noix, pommes), de biscuits et autres friandises de Noël, mais aussi de petits objets faits maison. Au milieu du XVIIIe siècle, les boules de verre remplacent progressivement les pommes (chez les riches), puis apparaissent les guirlandes, les sujets décoratifs. En outre, Noël devient une fête pour les enfants qui reçoivent en cadeaux des friandises, des oranges (rares à l’époque), et enfin des jouets.

Pour perpétuer la tradition

©Élise Rebiffé/CCAS

Les marchés de Noël sont concentrés dans la Grande Île, au coeur de la ville, sur neuf sites. Le plus ancien remonte au XVIe siècle. Le Klausenmärik était, à l’origine, installé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, le 6 décembre. Dès 1570, plus question pour les protestants de fêter le catholique saint Nicolas. Le Christkindelsmärik, marché de l’enfant Christ, le remplace, pour célébrer la Nativité. Depuis 1870, il est situé place Broglie.

Ce sont 300 chalets de bois proposant des spécialités gastronomiques régionales, des décorations de Noël, de l’artisanat local et bien d’autres choses encore pour émoustiller nos sens. Certes, cela s’apparente parfois à un temple de la consommation, mais l’on se laisse enivrer par l’ambiance festive, chaleureuse de la tradition, très ancrée en Alsace.

L’attraction favorite des touristes, gratuite celle-ci, n’est-elle pas de flâner, nez en l’air, et de s’extasier devant l’originalité des décorations des maisons ? De s’éblouir du tourbillon de lumières ? Visiter les marchés de Noël reste avant tout un voyage intime dans le passé, celui du Noël de son enfance. Pourquoi donc se priver de cette nostalgie enchanteresse ? À propos, dans sa liste au Père Noël, la municipalité demande leur inscription au patrimoine mondial de l’Unesco…

La couronne de l’Avent

Accrochée à la porte dès décembre venu, la couronne de l’Avent était très répandue dans le nord et l’est de l’Europe. Elle apparaît en Alsace après 1918. En 1830, Johann Wichern, directeur d’une institution protestante pour enfants défavorisés à Hambourg, a l’idée de faire confectionner à ses protégés une couronne végétale

Noël avant l’heure

©Élise Rebiffé/CCAS

Presque aussi important et populaire que le 25, le 6 décembre est très célébré dans l’est de la France, et les pays d’Europe centrale et de l’Est. On fête saint Nicolas, le saint patron des écoliers, qui récompense les enfants sages de friandises et de cadeaux. Avec sa longue barbe blanche et ses habits colorés de religieux, saint Nicolas (Santa Claus ou Santa Nikolaus, selon les régions) ressemble étrangement au Père Noël, à moins que ce ne soit l’inverse. Saint Nicolas est toujours accompagné du Père Fouettard – son exact contraire – qui, lui, punit les méchants.


Infos pratiques

Le centre de vacances CCAS de Kaysersberg est le point de départ idéal pour des balades à Colmar, dans les Vosges ou sur la route des vins. ©Thierry Nectoux

Le centre CCAS de Kaysersberg

Ce n’est pas pour rien que Kaysersberg a été élu “village préféré des Français” en 2017 ! Niché dans un écrin de verdure, le centre de vacances CCAS surplombe le village typique, réputé pour ses jolies maisons à colombages. Le centre est idéalement situé sur la route des vins, tout près de la magnifique Colmar et non loin des Vosges… Un parfait point de départ pour de sympathiques virées.

Maison familiale ou gîte. Centre ouvert à partir du 30 novembre.
Voir les séjours disponibles dans ce centre sur ccas.fr

Centre de vacances CCAS
3, rue René-Le-Guen
68240 Kaysersberg
Tél. : 03 89 78 28 27

CMCAS Strasbourg-Sélestat
4, rue de Sarrelouis
67083 Strasbourg
Tél. : 03 88 37 66 00

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