Florian Baratte, agent EDF et militant LGBT+

Agent EDF, Florian Baratte est aussi secrétaire général de l’Inter-LGBT, qui fédère des associations lesbiennes, gay, bi et trans en France. ©Julien Millet/CCAS

Florian Baratte, agent EDF, est un “cumulard”. À 32 ans, il investit le tissu associatif, syndical et politique tous azimuts. Ce judoka aime que ça bouge. En premier lieu pour les minorités sexuelles.

Son job : “Faire que l’arrêt de tranche se passe dans les meilleures conditions.” Depuis bientôt trois ans, Florian Baratte, agent EDF à Montévrain (Seine-et-Marne), appuie les prestataires durant la maintenance des bâtiments réacteur des CNPE. Sur l’entreprise et ses choix de gouvernance, Florian ne dira mot. Il ne s’étale pas non plus sur ses engagements syndicaux (à la CFTC chez Altran, puis à la CFDT chez EDF) et politiques, à droite puis au centre : en toute matière, Florian fait la part des choses. Même si le militantisme lui colle à la peau.

À 18 ans, il siégeait déjà au Conseil national de la jeunesse (aujourd’hui dissous), émanation du ministère de la Jeunesse et des Sports d’alors. Son premier engagement, prélude à beaucoup d’autres. En constant déplacement pour raisons professionnelles, multimilitant, Florian n’a pas envie de se poser. Mais il est des combats qui durent. Il y a sept ans, la question des droits des personnes LGBT+ (Lesbiennes, gays, bisexuel.les, transsexuel.les et toutes les minorités sexuelles, abrégé en LGBT +) fait irruption dans son parcours.

“Beaucoup de promesses, peu de choses obtenues”

Il dit n’avoir jamais subi l’homophobie ; alors il milite pour les autres. D’abord à l’association des centristes et démocrates LGBT, dont il est vice-président. “Dans tous les partis, ces questions étaient évacuées”, regrette-t-il, distinguant les problèmes d’intérêt général “qu’on peut résoudre facilement” (lutte contre le sida, les discriminations, le suicide des personnes LGBT +) des “sujets complexes” (filiation, procréation, transidentité), qui mettront plus de temps. En cause, l’évolution lente des mœurs, et “beaucoup de promesses, peu de choses obtenues…” des gouvernements successifs.

Alors il va leur murmurer plus fort, en tant que porte-parole puis secrétaire général de l’Interassociative LGBT. Interlocutrice de l’État, organisatrice de la Marche des fiertés, l’Inter-LGBT fédère une cinquantaine d’associations. Parmi elles, EnerGay, association LGBT des Industries Électrique et Gazière. Florian s’apprête à intégrer son groupe de travail sur les filiations, chantier de cette année, avec pour objectif de faire appliquer la loi dans les entreprises de la branche. Pour que tou.tes les salarié.es aient les mêmes droits.

Une question internationale

“Faire avancer les choses ensemble” : son objectif résonne comme un gentil mantra. Mais ce n’est pas qu’un slogan. Judoka, Florian vient de rejoindre Makoto, la première association de judo LGBT d’Europe, “ouverte et non discriminatoire”. À une autre échelle, il siège au comité organisateur des Gay Games, ou Jeux olympiques de la diversité, dont la 10e édition aura lieu du 4 au 12 août 2018 à Paris. “C’est ouvert à tous, aux seniors, aux personnes trans, aux malades du sida… toutes celles et ceux qui sont rejetés des JO. On aide les fédérations sportives à se poser des questions.” Au total, 15 000 participants de 70 pays s’affronteront. “Le sport, c’est là qu’on peut tous se retrouver, conclut Florian. C’est quelque chose d’unique.”

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