Les 1 000 premiers jours de l’enfant : un atelier Camieg pour les jeunes parents

Dans un atelier en ligne dédié aux bénéficiaires d’Ile-de-France et du Grand Est, la Camieg aborde avec les jeunes parents toutes les questions relatives à l’arrivée d’un enfant. ©Shutterstock

Dans une série de webconférences étalées sur quatre mois, les familles d’Île-de-France et du Grand Est assurées à la Camieg peuvent bénéficier gratuitement de conseils professionnels sur toutes les questions relatives à l’arrivée de leur enfant, lors d’échanges collectifs et individuels. Objectif : accueillir avec confiance l’enfant à naître.

Pour répondre aux multiples interrogations des futurs ou des jeunes parents et les aider à appréhender sereinement cette période, la Caisse d’assurance maladie des Industries électriques et gazières (Camieg) organise pour ses assurés des régions Île-de-France et Grand Est une série de webconférences étalées sur quatre mois de janvier à mars intitulée « 1 000 premiers jours pour sa santé de demain ». Au programme, neuf sessions individuelles et collectives d’une heure trente avec des professionnels selon un programme composé à la carte par les bénéficiaires eux-mêmes.

Pour plus d’informations sur ces actions de prévention, consulter le site camieg.fr > Actualités > Actus près de chez vous

« Beaucoup de recherches montrent que, si les 1 000 premiers jours sont déterminants pour le développement de l’enfant, ils le sont tout autant pour l’adulte en puissance. » Ainsi Thierry Cardoso, responsable de l’unité périnatalité petite enfance de la Direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé Publique France entame-t-il la webconférence.

Toutes les études réalisées ces dernières décennies affirment effectivement que cette période est cruciale  pour le meilleur départ possible dans la vie. La façon dont on va répondre à ses besoins va influer sur le bébé de manière plus ou moins heureuse. Et, on le sait aujourd’hui, cette interaction commence avant la naissance.

Le médecin s’adresse ici à quelque 80 bénéficiaires confortablement installés chez eux ce jeudi 13 janvier, à 18 h 30.

La bonne nouvelle, poursuit Thierry Cardoso, est que nous sommes « naturellement capables de nous familiariser avec cette nouvelle relation même si cela peut parfois prendre du temps. »

Certes, on n’éduque pas un bébé à proprement parler, précise-t-il, mais on l’entoure d’une « attention chaleureuse ». Le besoin primordial du bébé est le sentiment de sécurité. Ce qui passe autant par une réponse appropriée à ses signaux de stress ou de détresse que par les soins. Les parents doivent « construire une conscience attentive, c’est ce dont le tout-petit a le plus besoin et cela procure aussi du plaisir aux adultes ».

Ne pas hésiter à demander de l’aide

Chaque enfant est une nouvelle rencontre et c’est l’inconnu, souligne encore Thierry Cardoso. On peut avoir des difficultés à répondre à ses besoins. Tout parent y est confronté, et en parler, c’est déjà en prendre conscience. En cas de problème, il est préférable de demander de l’aide, sans honte ou culpabilité.

Car l’injonction sociale à bien faire les choses peut déboucher sur un stress permanent. « Vous êtes les meilleurs parents possibles pour votre bébé, il faut se libérer du syndrome du parent parfait », martèle le spécialiste. Avec quelques recommandations circonstanciées toutefois : « L’enfant n’a pas besoin d’écrans, il a besoin d’interagir, et un écran ne répond pas. »

Si ce soir, chacun est derrière son écran, l’interaction est au rendez-vous, le tchat est bombardé de questions sur le temps de sommeil, l’allaitement, les pleurs…

En adaptant les disciplines pratiquées, le sport est aujourd’hui recommandé aux femmes enceintes (et à leur bébé). Parlez-en avec un enseignant en activité physique adaptée, comme le permet la Camieg dans ses ateliers. ©Shutterstock

Signalant notamment les nombreuses ressources auxquelles peuvent s’adresser les futures mères, Amélie Bisson, sage-femme, intervient en complément du médecin pour enrichir de sa pratique ce premier temps d’échange. Les interventions sont entrecoupées de quiz « vrai ou faux » qui permettent de réviser ses connaissances ou de battre en brèche quelques idées reçues.

On apprend, par exemple, qu’hormis la déclaration de grossesse aucun examen n’est obligatoire pendant les neuf mois de la gestation. L’Organisation mondiale de la santé recommande une échographie, la France, trois. Toutefois, ce suivi médical est fortement conseillé car il permet aux parents de bénéficier de temps d’échange réguliers, d’anticiper et de préparer la naissance avec sérénité.

Apprendre à décrypter les besoins de son bébé

Atelier animé par Gilles Vaquier de Labaume, spécialiste de la petite enfance, et questions des bénéficiaires en direct sur le tchat. ©DR

Au rendez-vous de la semaine suivante, même jour, même heure, Gilles Vaquier de Labaume, spécialiste de la petite enfance et fondateur de l’Atelier du futur papa, entre en scène pour passer en revue quelques moments cruciaux des premiers mois. Dans la chambre du bébé, entouré d’une table à langer et d’autres objets qu’il manie avec brio, il égrène les fondamentaux : être organisé, pour garantir la fluidité des gestes, mais aussi la sécurité. « En trois ans, vous allez changer votre bébé environ 4 500 fois, il est préférable d’être organisé. »

Il en va aussi… de nos nerfs. Car le bébé n’aime pas être manipulé et les pleurs d’un enfant (90 décibels) sont parfois durs à supporter. Deux heures et demie de pleurs chaque jour… « Cela reste normal », ajoute le formateur mais il est bon de savoir différencier les pleurs de fatigue (généralement en début de soirée lorsque le bébé doit décharger ses émotions) des pleurs liés à la colique du nourrisson (soudain il hurle, ferme les points, devient rouge et pédale dans le vide…) ou ceux liés à un besoin (il a froid, chaud, sommeil, faim ou envie de se promener…).

1000-premiers-jours.fr, un site à consulter

Le site 1000-premiers-jours.fr, sur la période allant de la grossesse aux 2 ans de l’enfant, a été créé par Santé publique France, pour :

  • informer les futurs parents sur l’influence, pendant la grossesse, de l’environnement entendu dans toutes ses dimensions (affectif, social, physique, chimique…) sur leur santé et sur celle de leur enfant ;
  • aborder la grossesse et le début de la parentalité comme un événement de vie et non comme un événement médical ;
  • fournir aux (futurs) parents des clés pour questionner leurs habitudes de vie au quotidien, l’idée étant que chacun puisse faire du mieux qu’il peut avec ses possibilités pour offrir à son (futur) bébé un environnement sain ;
  • proposer une approche soutenante, bienveillante et non culpabilisante.

« Notre bébé d’un mois ne s’endort que sur quelqu’un, que peut-on faire ? « , questionne Alexandre ?  » Réponse du spécialiste : « L’enfant aime être porté. Il faut le porter le plus souvent possible. Et instaurer des rituels qui vont renforcer son sentiment de sécurité. »

Ce soir encore, les questions fusent. Peut-on donner un doudou avant l’âge de 6 mois ? Que pensez-vous de l’emmaillotage ? Peut-on commencer à brosser les dents d’un bébé de 6 mois ? Où mettre le berceau ? « Le placer du côté du père permet aussi de partager la charge mentale et de créer du lien entre le père et l’enfant. N’oubliez pas qu’en postnatal la mère connaît une chute hormonale brutale. C’est épuisant. »

Pendant une heure et demie, l’atelier pratique se déroule tout en nuances et en suggestions appropriées pour aider les participants à « partir sur la bonne dynamique de cette parentalité qui éclot ». Prenez aussi du temps pour être ensemble, conseille l’intervenant aux nouveaux parents. « Car l’arrivée de cet être qui a besoin de votre amour inconditionnel est un petit tremblement de terre, pour la femme comme pour l’homme. »


« Ce sont des conseils individualisés qui donnent confiance »

Erinna Moutachy, 32 ans, juriste en protection sociale chez Engie, CMCAS Hauts-de-Seine

« C’est la première fois que je participe à un parcours de prévention et je salue vraiment la qualité des interventions. Je suis dans mon sixième mois de grossesse, et il répond à beaucoup de mes questions. Ce matin, j’ai eu mon premier rendez-vous individuel (en visio) avec un enseignant en activité physique adaptée.

 » Le maintien de l’activité physique, c’est un sujet que les médecins n’ont pas forcément le temps d’aborder ou qu’ils ne connaissent pas. À la suite de cet échange, je suis confortée dans l’idée qu’il n’y a pas de raison de tout stopper : l’activité physique pendant la grossesse, c’est très important pour la mère comme pour le bébé.

Cet échange individuel avec un professionnel attentif me donne confiance pour reprendre une activité physique, adaptée bien sûr.

« Il y a plein de possibilités, il faut écouter son corps. Les principes à respecter : faire un cardio modéré, du renforcement musculaire, travailler sa souplesse et sa mobilité. Cet échange individuel avec un professionnel attentif me donne confiance pour reprendre une activité physique, adaptée bien sûr.

« C’est différent de ce qu’on peut lire dans un livre ou dans les journaux : ce sont des conseils individualisés, qui donnent confiance. On se sent accompagné. Les conférences collectives, en petits groupes, ont beaucoup intéressé mon conjoint, qui avait très envie de poser des questions. Ça lui a parlé. C’est vraiment très utile à des personnes qui ne savent pas ce qui les attend. »

Des temps d’échange « à la carte »

À l’issue d’une première séance, les bénéficiaires personnalisent leur parcours en fonction de leurs attentes et de leurs besoins, lors de temps collectifs et/ou de séances individuelles avec des professionnels :

  • « Conseils pratiques pour jeunes parents », avec un spécialiste de la petite enfance.
  • « Bien-être psychique des parents et accompagnement à la parentalité », avec un psychothérapeute.
  • « Alimentation durant la grossesse et diversification alimentaire du jeune enfant », avec une diététicienne.
  • « Bouger durant la grossesse et après la naissance », avec un enseignant en activité physique adaptée.
  • « Stimuler l’éveil corporel du tout-petit », avec une psychomotricienne.
  • « Accueillir bébé en toute sécurité », avec une psychomotricienne.
  • « Apprenons à mieux gérer ses émotions », avec une sophrologue.
  • « La santé bucco-dentaire de la mère à l’enfant », avec une dentiste.
  • « La santé environnementale des tout-petits », avec une spécialiste en santé environnementale.

La Camieg

La Camieg, organisme de Sécurité sociale, assure la gestion du régime spécial d’assurance maladie et maternité des Industries électriques et gazières sous la tutelle de l’État.

Le siège, situé à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et 12 antennes en région lui confèrent une compétence nationale de protection des agents sous statut des Industries électriques et gazières (ou assimilés) en activité, des pensionnés ainsi que de leurs ayants droit, soit 510 000 personnes protégées en 2020 (301 000 ouvrants droit et 209 000 ayants droit).

 

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