Lyon, ville de lumières

Enjambant la Saône, la passerelle Saint-Georges dans le quartier du Vieux Lyon. ©Eric Raz/CCAS

Son classement au patrimoine mondial de l’Unesco n’est pas usurpé, tant le magnétisme de Lyon est avéré. Parcourir l’ancienne capitale des Gaules, c’est apprécier l’histoire d’une ville, en apparence feutrée, au dynamisme exalté. Une escapade pédagogique entre tradition et modernité.

En quittant les jardins du théâtre gallo-romain pour rejoindre la basilique Notre-Dame de Fourvière, les vestiges laissent place au vertige. Et l’histoire commence là. À l’arrière du prestigieux monument, perché sur la colline éponyme, Lugdunum, créée, ici, en 43 av. J.-C., expose ses atouts. Des tuiles rouges du Vieux Lyon au quartier d’affaires de la Part-Dieu, le panorama exhibe l’évolution progressive de l’ancienne capitale des Gaules au patrimoine fièrement arboré. Des jardins suspendus, aux églises, aux berges de la Saône et du Rhône, en passant par les places imposantes (les Terreaux, Bellecour), il faut alors “prendre le temps de se perdre” dans les méandres (de préférence à pied ou en transports en commun) pour apprécier l’art de vivre “à la lyonnaise”, corollaire de son histoire prégnante à chaque halte.

Traboule de la rue Saint-Jean. ©Eric Raz/CCAS

Entre intimité et exubérance

Ville avant-gardiste au passé composé, Lyon conserve, sous toutes formes, les traces de ses époques fastes et de ses personnages marquants, comme autant de références salutaires. Et si les richesses se dissimulent, entre autres, dans les nombreux musées de la ville, elles s’exposent aussi sur les façades des immeubles. En trompe-l’oeil, la fresque des Lyonnais célèbres, de Bocuse à l’abbé Pierre, celle des canuts, et bien d’autres témoignent ainsi d’un des multiples savoir-faire locaux (reconnu et exporté) tout en honorant un passé glorieux…

À la Croix-Rousse, sur la “colline qui travaille”, les empreintes des tisseurs, les canuts, ravivent volontiers les souvenirs vivaces des anciens du quartier, nostalgiques d’une activité ouvrière désuète, ancien fleuron de la ville. Ici, en arpentant les chaussées étroites, au sortir des traboules (passages communiquant d’une rue à l’autre à l’intérieur d’un immeuble), les hauteurs de plafond des maisons rappellent qu’au XIXe siècle le “métier Jacquard”, machine à tisser semi-automatique, a façonné et révolutionné la vie de ces “travailleurs à domicile”.

Entre intimité et exubérance, Lyon se dévoile de la sorte, sans artifice. Et avec générosité. Surtout au crépuscule, lorsque la ville s’illumine, et que les “cantines, parfois des caves” fleurent bon la tradition. Celles des “mères lyonnaises”, qui annonçaient les fameux bouchons, restaurants typiques à la cuisine simple et raffinée, dans lesquels se mêlent plaisir culinaire et convivialité. Une facette supplémentaire des saveurs d’une métropole envoûtante.

Le théâtre antique sur les flancs de Fourvière. ©Eric Raz/CCAS


Le Vieux Lyon, entre ombre et lumière

La Fresque des Lyonnais, dans le 1er arrondissement, représente les célébrités locales : Paul Bocuse, l’abbé Pierre… ©Eric Raz/CCAS

Quartier historique de la ville, le Vieux Lyon porte encore les esquisses de la Renaissance (et du Moyen Âge), lorsque la ville était une des capitales économiques et culturelles de l’Europe, avec ses foires annuelles, ses imprimeurs et ses soyeux. De Saint-Paul à Saint-Georges en passant par la cathédrale Saint-Jean, l’aventure, forcément pédestre, en devient visuelle.

De l’obscurité des traboules (la plus grande de la ville se trouve rue Saint-Jean) et de leurs contre-jours à la cour abritant la “tour rose”, les nuances d’ocre évoquent l’influence italienne, pour un jeu d’ombres et de lumières permanent et chatoyant. Point de départ du funiculaire (la Ficelle), pour, notamment, rejoindre Fourvière, le Vieux Lyon se caractérise par ses rues étroites pavées, ses montées qui offrent un changement de décor à chaque pas. Pour un voyage initiatique.

Âtre du théâtre la Maison de Guignol, la montée du Gourguillon, une des plus anciennes rues de Lyon, vous replonge ainsi dans le Moyen Âge. Et pour les cinéphiles, du côté de la place Saint-Paul, tutoyer les scènes du film de Tavernier (Lyonnais pure souche) “l’Horloger de Saint-Paul” devient une réalité. Tous les 8 décembre, afin de perpétuer une tradition séculaire, le quartier (comme le reste de la ville) s’illumine à l’occasion de la fête des Lumières, pour un spectacle somptueux.


Le musée des Confluences : symbole du grand Lyon

Galerie animale en exposition permanente. ©Eric Raz/CCAS

Avec sa forme futuriste, le musée des Confluences, situé au sud du quartier Perrache, à la confluence du Rhône et de la Saône, prolonge, quelque part, le projet d’urbanisation de ce territoire, touché de plein fouet par la crise industrielle des années 1970. D’une architecture résolument moderne et audacieuse, ce musée d’histoire naturelle, ouvert en décembre 2014, recense plus de 2 millions d’objets pour un voyage dans le temps au sein de 3 000 m² d’espace. Mais avant d’entrer et de se laisser conter le grand récit du monde et de l’humanité, il faut prendre le temps de faire le tour du bâtiment, de contempler l’oeuvre sous divers angles, et apprécier les nuances de couleurs et les reflets de cristal.

Site internet : www.museedesconfluences.fr
S’y rendre : 86 Quai Perrache, 69002 Lyon.
Billets coupe-file disponibles (5 € au lieu de 9 €) dans la billetterie Culture et loisirs du site ccas.fr


Ludovic de la Calle, le dernier tisseur

Ludovic de la Calle, devant son métier à bras ©Eric Raz/CCAS

À l’arrière de la boutique, dans son atelier, les outils d’antan, le métier Jacquard, et, sur le mur, un portrait tissé – “c’est ce qui se faisait à l’époque” – nous font remonter le temps. Initié par les maîtres tisseurs de la Croix-Rousse, “animés d’une solidarité sans faille et du devoir de transmission”, avec lesquels il a travaillé pendant vingt-cinq ans, Ludovic, artisan, perpétue le métier à l’ancienne et à l’authentique. Loin d’être un musée poussiéreux, la Soierie Saint-Georges est une curiosité vivante. Dernier tisseur en activité dans le Vieux Lyon, cet ancien directeur de la coopérative de la maison des canuts déroule, devant vous et avec brio, le fil de son travail, de son histoire et de celle de la soie et de ses secrets. Avec beaucoup de passion.

Site internet : soierie.st.georges.free.fr
S’y rendre :
Soierie Saint-Georges, 11 rue Mourguet, 69005 Vieux Lyon

Infos pratiques

Montluel
Situé à une trentaine de kilomètres de Lyon et à 5 km de la gare de Montluel, au pied de la région des Dombes (Ain) et de ses quelque 1 000 étangs (plus grande région piscicole de France), le centre de vacances de Sainte-Croix inspire instantanément le dépaysement et le calme.

CMCAS Lyon
30, rue Bellecombe
69456 Lyon Cedex
Tél. : 04 72 83 31 38

Bon à savoir

Terrains de jeux pour les cyclistes, les marcheurs et les amoureux de la nature, les alentours offrent aussi des sorties pédagogiques et culturelles. Parmi elles, à une quinzaine de kilomètres, la cité médiévale de Pérouges, où le Moyen Âge et ses secrets vous captivent… Plus au nord, c’est un tour du monde exceptionnel en compagnie de 3 000 espèces, que le Parc des oiseaux, situé à Villars-les-Dombes, dans un écrin naturel exceptionnel, vous garantit.

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