Nouveaux membres de CSE : l’enjeu de la formation

©Getty Images

Comment peser sur les décisions de l’employeur ? Le cabinet Syndex accompagne les nouveaux élus de comités sociaux et économiques (CSE) dans leur exercice de contre-pouvoir économique.

On ne naît pas membre de CSE, on le devient. Même quand on a effectué plusieurs mandats au sein d’un comité d’entreprise. Ingénieur commercial dans une filiale du géant américain General Electric, Hervé Chebrou est désormais trésorier du CSE, après quinze années passées au CE.

Suite à la découverte d’un transfert de fonds douteux entre son unité comptant 80 salariés et la maison mère, il fait appel à Syndex afin de savoir comment réagir en tant qu’élu. L’affaire prend vite de l’ampleur : le cabinet d’experts chiffre l’impact de ce transfert financier à plus de 1000 euros par salarié, répercutés sur leur participation annuelle.

Démasquée, la direction de l’entreprise accepte de signer un nouvel accord de participation. Une demi-victoire pour Hervé Chebrou, car une bonne partie des fonds volatilisés n’a toujours pas été rendue aux salariés.

La tâche est rude…

Pour défendre au mieux les intérêts du personnel, tout membre de CSE bénéficie d’un droit à la formation. Et peut faire appel à des sociétés comme Syndex, une coopérative qui accompagne, forme et conseille les élus du personnel. Avec la mise en place des nouvelles IRP, les experts en la matière sont très sollicités.

“Les ordonnances Macron ont bouleversé les équipes en place, explique Frédérick Renault, consultant au sein de Syndex. Désormais, il y a beaucoup moins d’élus, mais aussi beaucoup de nouveaux élus qui vont devoir s’approprier plus de sujets. Il faut donc leur expliquer en quoi consiste leur mission.” Et notamment leur rôle en matière économique. En clair : comment évaluer la situation financière de l’entreprise, décrypter sa stratégie et son impact sur le travail, peser sur les décisions prises par l’employeur et proposer des alternatives.

En tant que trésorier de son CSE, Hervé Chebrou a suivi une formation de trois jours. L’occasion d’apprendre à mieux défendre les salariés face à certaines pratiques comme l’optimisation fiscale. “J’ai besoin de savoir quels leviers je peux actionner pour tenter de faire fléchir les directions. Tout en sachant qu’en tant que filiale de General Electric, notre pouvoir de décision est limité”, reconnaît-il.

Depuis les ordonnances Macron, la tâche est rude pour ces élus de petits établissements : “On a moins d’heures de délégation et plus de fonctions à assumer, regrette Hervé Chebrou. Pourtant, notre hiérarchie n’a pas jugé nécessaire de revoir à la baisse nos objectifs professionnels.”

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

un × 1 =

Mentions Légales    I    Vie privée    I    Informations sur les cookies   I    Qui sommes-nous ?    I    Plan du site    I    CCAS ©2018

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?