“On veut simplement vivre de notre travail”

Gérard Cazorla devant la nouvelle gamme d'infusions ©E.Raz/ccas

Gérard Cazorla devant la nouvelle gamme d’infusions.    © E. Raz/CCAS

Un carnet de commandes bien rempli, une nouvelle gamme d’infusions dans le réseau bio… Scop TI est sur de bons rails. Rencontre avec Gérard Cazorla, président du conseil d’administration de la coopérative provençale née après un bras de fer de 1336 jours avec Unilever.

Comment va Scop TI ?
Plutôt bien ! Le démarrage a été bon. Il faut maintenant qu’on pérennise l’activité. On a de plus en plus de clients. Nous avons été sélectionnés par des enseignes de la grande distribution pour leur vendre nos produits 1336 et du thé sous marque distributeur. Début mai, on a démarré la production pour la marque U. Avec Leclerc, on démarrera en juin. Et nous venons tout juste de lancer la marque Scop TI bio.

Pourquoi avoir créé deux marques, 1336 et Scop TI ?
1336 est destinée à la grande distribution. Elle nous permet de faire des volumes. Scop TI est notre marque bio. Nous essayons de relancer la filière du tilleul dans la Drôme. Nous cherchons aussi à être référencés nationalement dans les enseignes de type Biocoop.

Vous venez également de signer un accord national avec Auchan.
Oui, il y a trois semaines, nous avons été référencés sur leur plateforme nationale. Nos produits vont donc être disponibles dans les 123 Auchan de France. C’est une bonne nouvelle car cela va nous permettre de livrer de grandes quantités de « 1336 ».

Quel est votre objectif ?
L’objectif immédiat, c’est de faire assez de volumes pour pouvoir salarier l’ensemble des coopérateurs qui ont lutté avec nous. Aujourd’hui, nous sommes 33 salariés mais à terme nous devrions être une cinquantaine. Nous serons peut-être en léger déficit sur l’année 2016 mais en 2017 nous pensons arriver à l’équilibre, voire enregistrer nos premiers bénéfices.

Chez Fralib, vous étiez technicien. Aujourd’hui, vous êtes président du conseil d’administration d’une coopérative. Qu’est-ce que cela change pour vous ?
Rien du tout. Nous sommes dans la continuité de la lutte pour le bien de la Scop et l’intérêt collectif de l’ensemble des coopérateurs. Je ne cherche pas à devenir milliardaire ni à gagner beaucoup d’argent. Chez nous, le plus haut salaire est à 2000 euros, le plus bas à 1600. Ce qu’on veut, c’est simplement vivre de notre travail. On veut que la Scop puisse vivre et faire vivre des familles. C’est le seul objectif qu’on s’est fixé.

La démocratie dans l’entreprise, c’est important ?
Oui, car c’est là que se décide la politique de la Scop. Pour les décisions quotidiennes, on a élu un conseil d’administration et un comité de pilotage. Mais les questions qui touchent aux salaires, à l’organisation du travail, aux horaires ou au projet d’entreprise se discutent en assemblée générale.

Que peut-on vous souhaiter ?
Qu’on arrive à l’équilibre financier et qu’on puisse tous vivre de notre travail.

1 Commentaire
  1. nouchet 3 ans Il y a

    Cela rappelle les LIP et j’espère que cela finira mieux !
    En fait est-ce que ce n’est pas une sorte d’auto-exploitation mise en place pour que cela soit rentable ? Bon courage à eux !

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