Pierre-Yves Gérus : un homme-orchestre au grand chœur

Jeune embauché à EDF, Pierre-Yves Gerus préside l’association Chœurs et orchestres des grandes écoles, qui réunit 350 jeunes dans 2 orchestres et 3 chœurs, dont certains agents des IEG. ©Julien Millet/CCAS

Ingénieur à EDF, Pierre-Yves Gérus est un jeune homme passionné et engagé. Président de l’association des Chœurs et orchestres des grandes écoles de Paris, le jeune musicien débordant d’enthousiasme s’est donné pour mission de faire découvrir et aimer la musique classique au plus grand nombre.

Cet Avignonnais exilé à Paris est du genre hyperactif. À 27 ans, celui qui est entré à EDF en 2018 comme ingénieur prévisionniste, semble avoir déjà eu mille vies. Regard clair, sourire enjôleur, moustache de hipster de rigueur, le jeune homme aux airs d’étudiant insouciant est pourtant président de l’une des plus grandes associations d’artistes amateurs d’Île-de-France : les Chœurs et orchestres des grandes écoles de Paris (Coge).

Cette structure réunit 350 musiciens (dont plusieurs agents des Industries électriques et gazières) dans deux orchestres et trois chœurs. Musicien depuis l’âge de 6 ans, Pierre-Yves Gérus a intégré l’orchestre en 2018, mais ne s’est très vite pas contenté d’y ensorceler le public avec sa flûte traversière : il a décidé de s’investir dans l’organisation de l’association. “Au quotidien, c’est très concret : on fédère les énergies vers un but concret, les concerts qui rythment l’année et demandent des mois de travail. À l’issue de chaque événement se dire qu’on a contribué à cette réalisation est grisant”.

C’est donc avec enthousiasme que Pierre-Yves, en véritable homme-orchestre, organise les répétitions, noue des partenariats avec les autres structures culturelles et gère la communication des Coge. Un engagement qui ne date pas d’hier puisque, déjà, lorsqu’il était étudiant à l’école Grenoble INP-Phelma (Génie énergétique et nucléaire), puis dans une école de management, a occupé, entre 2013 et 2017, la fonction de secrétaire général adjoint de l’Orchestre symphonique universitaire de Grenoble, entre autres.

“Participer à quelque chose de plus grand que soi”

Chacun des engagements de Pierre-Yves se fonde sur trois principes : la transmission, le souci de l’autre et l’importance du collectif. ©Julien Millet/CCAS

C’est à la fois “l’envie de faire et celle d’être utile aux autres, qui me motive”, justifie-t-il. Et s’il aime prendre des responsabilités, Pierre-Yves n’imagine pas un instant agir en solitaire : “Dans un orchestre, on apprend à se regarder, à s’écouter, on participe à quelque chose de plus grand que soi. Les solos de flûte n’ont de sens qu’au sein d’une œuvre collective”, précise-t-il. Un souci du collectif qu’il transpose également dans son univers professionnel.

“Je ne supporte pas de travailler seul. Je suis en contact permanent avec mes collègues du service Recherche et Développement. On s’entraide, on peut comparer nos manières de travailler et ainsi progresser en permanence. Notre management est très coopératif”. Et lorsqu’on l’interroge sur le lien entre son métier d’ingénieur et sa passion pour la musique, il est catégorique : “Les sciences et les arts ne sont pas incompatibles, loin de là. Dans chacun des deux domaines, nous sommes soumis à un cadre, des règles et une discipline stricte, qui, une fois acquises, nous permettent de nous en libérer et de stimuler notre créativité !”

La musique classique est une collection de tubes ! Il n’y a qu’à écouter les publicités à la télé !

Conscient que la musique classique demeure encore considérée comme réservée aux initiés, il ne ménage pas non plus ses efforts pour la diffuser auprès du plus large public possible. D’ailleurs il a pris contact avec la CMCAS Hauts-de-Seine, dont il est bénéficiaire : elle assure la promotion de ses concerts auprès des agents, tandis que Pierre-Yves ne manque pas d’arguments pour inciter ses collègues à venir aux concerts : “La musique classique est une collection de tubes ! Il n’y a qu’à écouter les publicités à la télé”.

Il faut arrêter de proposer de la musique prétentieuse, et mêler musique populaire et œuvres plus exigeantes.

La promotion de la musique passe également par le choix des œuvres jouées en concert : “À Grenoble, nous interprétions également des bandes originales de grands films, que tout le monde connaît : “Star Wars”, “Harry Potter”, etc. Il faut arrêter de proposer de la musique prétentieuse, et offrir des programmes mêlant musique populaire et œuvres plus exigeantes”.

“Ramener la musique classique dans les foyers”

Non content de faire entendre de la musique symphonique à des oreilles non averties, Pierre-Yves veut aussi susciter chez les plus jeunes l’envie de jouer, de s’impliquer dans ces aventures musicales : à Grenoble, son orchestre organisait des opéras “collaboratifs”, auxquels il faisait participer les élèves de lycées professionnels pour la fabrication des décors et costumes.

À son arrivée au Coge, en 2018, Pierre-Yves poursuit cette démarche via un partenariat avec le collège Henri-Matisse d’Issy-les-Moulineaux. En échange d’un accès libre et permanent aux locaux de l’établissement pour répéter le week-end, les chœurs et orchestres intègrent à leurs concerts les élèves des classes Cham (classes à horaires aménagés permettant aux enfants de mener en parallèle des études générales et musicales).

“La pratique de la musique est très structurante pour un enfant : elle lui permet d’apprendre à gérer son stress, à se discipliner et à écouter les autres”. Et les écoles ne sont pas les seuls lieux investis par le Coge. “Nous mettons également en place des partenariats avec des hôpitaux, des maisons de retraite, des prisons : ce n’est qu’en allant vers les gens que nous pourrons ramener la musique classique dans les foyers”.

Cette envie d’être utile, d’aller vers les autres traverse tous les engagements de Pierre-Yves. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a choisi de travailler chez EDF, “une entreprise qui a des engagements sociaux, qui défend le service public” et qui s’implique dans la lutte contre le changement climatique, à laquelle il est très attaché. Et de conclure : “Je ne pourrais pas travailler pour une entreprise qui ne respecte pas mes valeurs”.

 

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