Plus de 24 heures au Mans

Vue sur la Cité Plantagenêt, le coeur historique du Mans, depuis les berges de la Sarthe. ©Charles Crié/CCAS

Mondialement connu pour sa course automobile, Le Mans a plus d’un tour dans son circuit touristique avec la Cité Plantagenêt. Entouré d’une muraille gallo-romaine toujours visible aujourd’hui, le quartier historique témoigne de la grandeur passée d’une ville qui a traversé les siècles grâce à une situation géographique stratégique.

Très attachés à la qualité de vie d’”une ville remplie d’espaces verts où tout est aisément accessible à pied, à vélo ou en transport en commun”, Sylviane et Jean-Michel Hayes, bénéficiaires de la CMCAS Anjou Maine, nous donnent rendez-vous, jour de marché, place des Jacobins.

Au pied de la cathédrale Saint-Julien, le parvis, agrémenté de terrasses ensoleillées habituellement bondées, constitue un point de rencontre dominical idéal. Crise sanitaire oblige, les brasseries et restaurants ont baissé le rideau. C’est donc sans passer par la case pause-café que nous nous dirigeons vers le joyau gothique de calcaire et de grès roussard qui nous surplombe sur 5 000 m2.

La cathédrale Saint-Julien domine le marché des Jacobins. ©Charles Crié/CCAS

“La cathédrale est réputée, notamment pour ses vitraux, l’un des fleurons du savoir-faire manceau du Moyen Âge à nos jours et pour ses terres cuites du Maine”, détaille Jean-Michel. En quittant l’imposant édifice du XIe siècle, notre attention se porte sur un menhir de 4,5 mètres de haut qui s’y adosse, attestant la permanence d’un lieu de culte à proximité, depuis le Néolithique.

Après avoir gravi des marches polies par le temps, on atteint la cité médiévale, choisie par les rois et les reines Plantagenêt, l’une des dynasties les plus puissantes du Moyen Âge, dont Le Mans est alors la cité d’attache. Totalement détruite pendant la période mouvementée de la guerre de Cent Ans, la ville sera reconstruite à partir du XVe siècle.

Un décor de cinéma

Au bord des ruelles pavées, les maisons à pans de bois résistent bien au temps. ©Charles Crié/CCAS

Loin des rumeurs de la circulation automobile, le visiteur peut déambuler à son aise et lever la tête sur ces façades à pans de bois ou à colombages quasi intactes. Comment ces boiseries ont-elles résisté à l’assaut des pluies qui versent fréquemment sur le Maine et les coteaux de la Sarthe ? “Par des toits particulièrement pentus et bien pensés, aidés en cela de la fantaisie des charpentiers médiévaux, libres de tout académisme”, explique le guide touristique.

Ce dédale de ruelles aux maisons serrées les unes contre les autres, encore bordées de chasse-roues, de cours cachées par de hauts murs, d’escaliers abrupts et d’étroits passages, a servi d’écrin à de nombreux films, dont “Cyrano de Bergerac” de Jean-Paul Rappeneau.

Plusieurs musées locaux permettent de se replonger dans la vie d’antan, et notamment celle de la reine Bérengère de Navarre (épouse de Richard Coeur de Lion), qui a vécu vingt-cinq ans dans ces murs. L’entrée y est gratuite, comme dans tous les musées de cette ville depuis 1er janvier 2021 (et dès leur réouverture…).

Tandis que Jean-Michel nous confie que, né “Grande-rue”, il a été “bercé sur ces pavés”, Sylviane nous donne un bon plan : un week-end par an, de nombreux habitants ouvrent les lourdes portes sculptées de leur maison ou hôtel dévoilant aux visiteurs cours et jardins clos. Dans une effervescence chaleureuse, pépiniéristes, fleuristes, musiciens, marionnettistes et plasticiens prennent alors la vieille cité d’assaut. “Entre cours et jardins” se déroulera cette année les 25 et 26 septembre.

Le Mans, ville “rouge”

Édifiée à la fin du IIIe siècle, l’enceinte du Mans est classée monument historique en 1862. ©Charles Crié/CCAS

Pour se protéger d’éventuels assaillants, la ville est ceinte depuis plus de 1 700 ans par une muraille gallo-romaine. Unique par les ornements polychromes, qui couvrent intégralement tours et courtines, cette fortification est l’une des mieux conservées au monde après celles de Rome et de Constantinople.

Candidat à son classement prochain au Patrimoine mondial de l’Unesco, l’ouvrage avait vocation défensive, mais aussi ostentatoire. Il doit sa beauté aux quatorze motifs géométriques formés par les pierres, brunes, beiges ou briques utilisées pour sa construction. Ainsi décorée sur toute sa longueur, l’enceinte prouvait la puissance du pouvoir impérial et celle du pouvoir local chargé de le relayer.

Dominant, le grès roussard, ferrugineux qui devient rouille avec le temps, a longtemps valu au Mans le nom de “ville rouge”. Une majesté redéployée nuitamment, l’été, lorsque tous les murs de la cité médiévale servent d’écran de projection à des tableaux d’images. La Nuit des chimères rassemble alors tous les âges. Choisir d’arpenter les lieux à cette période est une bonne idée. D’autant qu’il sera alors possible, espérons-le, d’à nouveau siroter un verre sur les bords de Sarthe à la Guinguette.

À voir

Le musée des 24 heures du Mans

©Charles Crié/CCAS

Pour se replonger dans les grands moments de la plus longue course au monde et admirer les modèles mythiques.

Le Sablier

©Charles Crié/CCAS

Dans les jardins du musée de Tessé, “Temps imparti” est l’œuvre du sculpteur Jean-Bernard Métais. D’un cube de verre, 40 tonnes de sable blanc s’écoulent d’une hauteur de trois mètres via 160 ouvertures actionnées par ordinateur. Le sable est remonté tous les six mois au moment des solstices.

La librairie Bulle

©Charles Crié/CCAS

Pour déambuler dans un lieu chaleureux en choisissant tranquillement parmi les milliers d’albums, livres, mangas…

13 Rue de la Barillerie – 72000 Le Mans

Les Alpes Mancelles

village de Saint-Cénéri-Le-Gérei

©Charles Crié/CCAS

Classées Natura 2000, elles abritent un cortège d’espèces animales et végétales remarquables. Un paradis pour la randonnée. La rivière Sarthe accueille sur ses flancs de très jolis bourgs tels Saint-Léonard-des-Bois ou Saint-Céneri-le-Gérei, qui font le bonheur des peintres. Saint-Cénéri-Le-Gérei a ce petit supplément d’âme qui en fait l’un des plus beaux villages de France. Au XIXe siècle, le village attira bon nombre d’artistes peintres, parmi lesquels Corot et Courbet.


Où séjourner avec la CCAS ?

Le village vacances d’Ambrières-les-Vallées, en Mayenne (à g.) et celui d’Amboise, en Indre-et-Loire (à dr.). Crédits : ©Sogecamp et ©VVF

Les villages vacances les plus proches :

Ambrières-les-Vallées (Mayenne) : gîtes
Tél. : 02 43 04 90 25

Voir tous les séjours proposés dans ce village vacances

Amboise (Indre-et-Loire) : gîtes
Tél. : 04 73 43 00 58

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