Premier voyage solidaire en France

Visite aux champs avec la productrice d’oignons des Cévennes, Francine Arbus, dans le hameau de Mandagout. ©Charles Crié/CCAS

Pour la première fois, pandémie oblige, les Activités Sociales ont organisé un voyage solidaire en France, dans le Larzac et les Cévennes, du 20 au 26 juin. Ces rencontres avec des habitants, au plus près de leur quotidien et de leurs engagements, notamment dans l’accueil de réfugiés, ont donné envie aux organisateurs de renouveler l’expérience.

Un voyage solidaire inédit s’est déroulé du 20 au 26 juin, non pas à l’autre bout du monde mais en Occitanie, sur le plateau du Larzac et dans les Cévennes. Alexandre Poirier, directeur de l’association Culture Contact, qui organise depuis de nombreuses années des séjours en Amérique Latine pour la CCAS, a préparé ce voyage avec Bernard Bonnefoy, accompagnateur et retraité EDF/GDF (CMCAS Languedoc). Un mois avant sa soudaine disparition (lire plus bas), Christophe Hodé, cadre aux solidarités et animateur du réseau R.E.V.E. (Réseau entraide entre voyageurs.seuses engagé.e.s), le rappelait lors de la soirée de débriefing au village vacances du Cap dAgde, doù le groupe était parti six jours plus tôt : “Tous les voyages solidaires étant annulés en raison de la pandémie, nous avons décidé de soutenir nos partenaires pendant cette période difficile en organisant ce séjour en France”. Huit bénéficiaires ont été tentés par loriginalité de la démarche. “C’est le mot solidaire qui m’a attiré”, se souvient Nathalie Denaes, assistante chez Enedis (CMCAS Lille). Elle ajoute dans un sourire : “Le fait que ce soit la première fois, me plaît aussi. Jaime essuyer les plâtres !”

Adieu Christophe…

C’est avec émotion et tristesse que nous avons appris le décès soudain de Christophe Hodé, survenu le 27 juillet dernier, à l’âge de 49 ans. Connu pour son engagement et son militantisme, reconnu pour son professionnalisme, il avait cette capacité à apporter un éclairage particulier sur l’ensemble des projets menés dans le champ de l’éducation populaire et de la solidarité. Sa vision et ses convictions se sont récemment concrétisées à travers la mise en place du passeport du voyageur et du lancement, cet été, des séjours solidaires en France.

L’ensemble de la rédaction s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses collègues, et leur adresse ses plus sincères condoléances.

Cheminot-vigneron

Lundi 21 juin. Le séjour débute sous le soleil, en gare de Béziers, où le groupe embarque sur la ligne Béziers-Neussargues, pour La Tour-sur-Orb, à 40 km de là. Eric Paillès, cheminot depuis une vingtaine d’années, raconte le combat contre la fermeture de cette ligne, qui a pu être évitée grâce à une forte mobilisation. Maillon indispensable pour relier Paris à Béziers, vitale pour l’équilibre de la région, cette ligne est cependant régulièrement menacée de fermeture depuis 25 ans. Pourtant, elle permet d’éviter la rotation d’une centaine de camions par jour, en acheminant de gigantesques bobines d’acier depuis l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère.

En gare de le Bousquet d’Orb, Eric Pailles, ancien cheminot, accompagne les bénéficiaires participant au séjour “Rencontres solidaires en terres occitanes”. La ligne de train de Béziers à Neussargues devait être supprimée. Il a participé à son maintien. ©Charles Crié/CCAS

Eric Paillès fourmille d’anecdotes sur l’histoire de cette ligne, son relief atypique, ses viaducs ou ses innombrables tunnels : 17 km au total pour 277 km de voies. “Pour creuser ces tunnels, au XIXe siècle, raconte-t-il, les équipes descendaient par des cheminées percées en différents points du tracé et se rejoignaient. C’était très dangereux et il y avait beaucoup de morts. Mais moins que pendant les bagarres qui, le soir après le travail, opposaient les équipes composées de différentes nationalités. Les hommes buvaient et se battaient !”

Après la visite de ses vignes (lire par ailleurs) et du village de Joncels, où Eric Paillès habite et où se trouve l’une des abbayes les plus anciennes du Languedoc, construite en 707, départ pour Montredon, célèbre pour compter l’illustre José Bové parmi ses 14 habitants.

Tous au Larzac

Dîner au gîte d’étape de Montredon en compagnie de Pierre et Christiane Bruguière paysans historiques de la lutte au Larzac. ©Charles Crié/CCAS

Avant le repas du soir, projection du film de Pierre Carles “Tous au Larzac” qui retrace le combat long, solidaire et victorieux de 103 familles de paysans contre l’extension du camp militaire du Larzac, entre 1971 et 1981. Christiane et Pierre Burguière, qui témoignent régulièrement dans le documentaire, viennent échanger à la fin du film. “Comment avez-vous fait pour tenir aussi longtemps ?”, demande Moïsette Perrigaud, qui accompagne son mari Philippe, en fin de carrière RTE (CMCAS Nantes). “Il se passait toujours quelque chose, explique Pierre Burguière. C’était exceptionnel qu’il y ait une semaine sans action. On faisait des chantiers : il fallait peupler le Larzac !” Et de rajouter : “Depuis les années 70, au niveau national, la France a enregistré une baisse de 60 % du nombre de ses agriculteurs ; dans le Larzac, il y en a 26 % en plus.” Les soutiens venus de toutes parts ont aidé ces familles de paysans à porter ce grand combat qui semblait perdu d’avance. “Une centaine de jeunes séminaristes qui avaient été envoyés en Algérie ont demandé à l’évêque d’intervenir pour nous soutenir”, se souvient Christiane Burguière. Tous deux s’estiment extrêmement chanceux d’avoir pu vivre ce qu’ils ont vécu, ces marches vers Paris, en tracteur ou à pied, l’occupation du Champ de Mars ou de propriétés rachetées par l’armée, les constructions illégales, les gigantesques rassemblements dignes de Woodstock sur le plateau du Larzac… Cette lutte les a fait grandir par la richesse des rencontres et la confrontation avec des idées parfois très éloignées des leurs.

Pour tous les goûts

La semaine se poursuit par des visites variées : visite à la forge de Montredon, balade sur le plateau du Larzac avec un guide de randonnée et visite de la Couvertoirade, village construit au XIIe siècle par des Templiers. Sans rivière, car l’eau s’infiltre dans le sol, les habitants ont dû faire preuve d’imagination pour récupérer l’eau de pluie qui ruisselle du toit et le long des murs. Des avancées le long des façades recevaient le précieux liquide, ensuite redirigé, dans une citerne au sous-sol des maisons. Pour les animaux, les eaux pluviales finissaient dans des caniveaux qui s’écoulaient vers la place du village pour former une mare où les bêtes venaient boire.

A Montredon, visite et explications sur le métier de forgeron par Thomas Marfaing. ©Charles Crié/CCAS

Pour rejoindre Mandagout (lire par ailleurs), dernière étape du voyage avant une visite de Nîmes, l’itinéraire passe par le cirque de Navacelles, où Bernard Bonnefoy, l’accompagnateur du groupe, a longtemps travaillé. “Pendant vingt ans, j’ai été maître d’œuvre des travaux d’électrification dans cette région. Je n’étais pas revenu depuis mon départ à la retraite”, avoue-t-il, accoudé sur la murette surplombant le cirque. À partir de Mandagout, le programme propose un repas dans un gîte, propriété de l’ONF, entretenu et exploité pas des bénévoles, la rencontre avec Francine Arbus, productrice d’oignon doux, et une randonnée jusqu’à la tombe de l’écrivain régionaliste et académicien, André Chamson. Comme le déclarera Christophe Hode lors de la séance de débriefing : “il y en a eu pour tous les goûts”. “C’était un voyage solidaire dans tous les sens du terme, estime Nathalie Denaes. On a vu des endroits insolites qu’on n’aurait pas découverts tout seuls et rencontré des gens passionnés et passionnants.”


La vigne aux vingt-et-un cépages

Éric Paillès est intarissable quand il évoque son vignoble familial, situé sur le domaine de Gravezon, à Joncels. “Vous êtes sur le chemin de Compostelle qui passe par Lodève”, lance-t-il à ses hôtes, en leur montrant le chemin qui grimpe derrière une vigne en pente. “Elle a été plantée il y a plus de cent ans et se compose de vingt-et-un cépages différents.”

Éric Pailles, viticulteur indépendant, présente son vignoble aux bénéficiaires. ©Charles Crié/CCAS

Il y a trois ans, l’ancien cheminot a suivi une formation pour devenir vigneron et est aujourd’hui en transition professionnelle. “Contrairement au viticulteur qui élève sa vigne, le vigneron produit également son vin.” Pour produire sa propre cuvée, il a fait appel à une œnologue qui s’est exclamée en découvrant sa vigne centenaire : “C’est quoi cette vigne ! Je ne peux pas vinifier ça, il n’y a rien de pareil !” Curieux, il a demandé à un ampélographe, ces spécialistes capables de reconnaître un cépage aux caractéristiques de sa feuille et à son pied, combien il y en avait de différents dans sa vigne. Le père d’Eric Paillès a voulu mettre le spécialiste à l’épreuve en lui montrant un spécimen rare qu’il se souvenait avoir planté il y a fort longtemps. “Ah, oui c’est du Dabouki, lui a répondu l’expert, mon père était vert !”, s’amuse Éric.

Traitements bio

Parmi ces cépages, certains sont en voie de disparition explique le nouveau vigneron, qui en est à sa deuxième vinification. Il fulmine contre l’interdiction de certaines variétés, au prétexte qu’elles ont une teneur élevée en méthanol. “Or, elles sont très résistantes et je pense que cette interdiction est influencée par les fabricants de produits phytosanitaires.” Un numéro spécial de “Que choisir” rappelle que les cépages interdits, tels que le Clinton, le Noah, l’Isabelle, le Jacquez, l’Othello ou l’Herbemont, n’ont pas besoin de traitement et que leur teneur en méthanol est bien inférieure aux taux réglementaires.

Les vins d’Éric Paillès sont élevés à partir de cépages en voie de disparition, que le vigneron s’attache à reproduire. ©Charles Crié/CCAS

Éric Paillès n’utilise que des traitements bio à base de cuivre et de soufre pour lutter contre l’oïdium et le mildiou et laisse les coccinelles prédatrices des larves de pucerons se régaler dans ses vignes. À ce titre, la présence de pêchers, de figuiers et de cerisiers au milieu des rangées de ceps, interpelle Marguerite Taillandier, voyageuse solidaire. “Ce sont les auxiliaires de la vigne, lui répond Éric. Ils hébergent les pucerons que les coccinelles viennent manger.” Au grand étonnement de tous, Éric explique que ces vignes donnaient du vin qui faisait 7/8 degrés d’alcool quand il les vendangeait étant enfant. Aujourd’hui, avec le changement climatique, “le vin tourne entre 13 et 14 degrés”. Éric produit trois vins différents : “Camarade”, “Aqueste cop” (“ce coup-ci” en occitan) et “La Promesse d’Issiates”, les trois contenant des cépages en voie de disparition : le Grand Noir de la Calmette, le Morrastel-Bouschet, la Perle de Csaba… qu’il souhaite reproduire. Pour cela, en avril, au moment où la sève montera dans les porte-greffes qu’il aura préparés, il organisera un atelier greffe ouvert à tous. “Je vais créer une vigne conservatoire pour reproduire ces cépages oubliés. Chacun pourra devenir propriétaire de son pied de vigne.” Une actualité à suivre sur la page Facebook du Domaine de Gravezon.

https://www.facebook.com/Domaine-De-Gravezon-309435376401067


Soirée kurde : pour ne pas oublier

Dans le cadre du premier voyage solidaire organisé en France par les Activtés Sociales, Fatma Nesanir, co-présidente de l’antenne montpelliéraine du Conseil démocratique kurde en France, a fait le déplacement jusqu’au gîte de Montredon-sur-Larzac pour alerter sur la situation au Kurdistan.

Fatma Nesanir, co-présidente de l’antenne montpelliéraine du Conseil démocratique kurde en France. ©Charles Crié/CCAS

Elle parle d’une voix douce et calme et cherche parfois des mots précis. Fatma Nesanir, co-présidente de l’antenne montpelliéraine du Conseil démocratique kurde en France, a passé deux ans dans les geôles d’Erdogan en Turquie, quand elle était âgée de 17 ans.  “C’était  après le coup d’État militaire en 1980, j’étais proche de militants et j’ai été arrêtée.” À sa libération, elle s’est réfugiée en France et mène depuis un combat pour la reconnaissance des droits légitimes du peuple kurde.

“Les rencontres avec les Kurdes et plus tard avec les Syriens m’ont beaucoup apporté. J’ai envie de creuser pour connaître davantage leur histoire et j’aimerais m’engager. Ça m’a réveillé !”, révèle Moïsette Perrigaud.

Avant la projection  du film documentaire “La Guerre des filles” de Mylène Sauloy, qui retrace le combat des femmes soldates kurdes, Fatma Nesanir a expliqué l’histoire de ce peuple persécuté. Certains participants auraient aimé être davantage informés sur la situation géopolitique du Kurdistan, à cheval sur quatre pays : Turquie, Iran, Syrie et Irak. “D’autant, souligne Nathalie Hoez, agent chez Enédis (CMCAS Valenciennes), que le film que nous avons regardé s’arrête en 2016, j’aurais voulu savoir où ils en étaient aujourd’hui.” Le film retrace le combat des unités de défenses féminines (YPG) pour libérer la ville de Kobané des mains des djihadistes. Il rend hommage à Sakine Cansiz, assassinée avec deux autres militantes kurdes à Paris en 2013. Cofondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) cette dernière est à l’origine des camps d’entraînement pour femmes situés dans les montagnes du Qandil en Irak, où se rassemblent les combattantes kurdes. Elles rêvent de construire une société démocratique et paritaire. Les hommes qui souhaitent les rejoindre doivent suivre une rééducation pendant neuf mois, pour apprendre à voir l’histoire du point de vue des femmes et perdre leur attitude dominatrice. Sûres de leur victoire, elles déclarent dans le film : « Nous sommes là pour les 5 000 ans à venir ! » Elles se trouvent toujours dans ces montagnes aujourd’hui, malgré des attaques turques et sans soutien de la plupart des pays occidentaux.

Soirée gastronomique et festive au son de la musique traditionnelle kurde. ©Charles Crié/CCAS

Un repas kurde, composé notamment de fromage de brebis que des femmes avaient préparé pendant l’après-midi dans le gîte, a suivi la projection. « J’aurais aimé voir comment elles préparaient leur repas et les aider », regrettera simplement Nathalie Hoez. Les Kurdes, hommes et femmes de tous âges réunis, ont ensuite dansé sur des musiques traditionnelles. Moïsette et Philippe Perrigaud ont été les premiers à les suivre sur la piste. Sans paroles, car de peu de Kurdes parlaient français, mais main dans la main, avec des sourires chaleureux, la rencontre a bel et bien eu lieu.

Nous sommes là pour les 5 000 ans à venir !


Bienvenue à Mandagout

Bienvenue à Mandagout. Si ce type de slogan orne l’entrée de certains villages, ici, ce n’est pas un vain mot. Dès 2015, quand l’Union Européenne a accueilli des Syriens, Irakiens ou Libyens poussés hors de leur pays par la guerre, des habitants de ce petit village cévenol de 400 âmes ont créé l’association Bienvenue à Mandagout, pour se porter volontaire dans l’accueil de  réfugiés. Trois familles, deux syriennes et une yesidie d’Arménie, (minorité ethnique non-musulmane victime d’un génocide en 2014 en Irak), ont été accueillies depuis. Assise sur un banc devant l’école du village où la fête de fin d’année bat son plein, Annie Mery, qui a fondé l’association avec son mari Alain, raconte comment s’est passée l’intégration de ces familles. “Quand la première famille syrienne est arrivée, la mairie a prêté un logement. Les habitants ont fourni le mobilier et tout ce dont elle avait besoin pour s’installer.” Chaque famille est suivie par un binôme de référents. “Ce qui n’empêche pas les autres habitants de se relayer  pour prendre en charge les démarches administratives, les renouvellements des titres de séjour ou les visites chez le médecin.” La Cmcas a offert des machines à laver le linge aux trois familles.  Patrick Coulet, président de la Cmcas Languedoc, a retrouvé le  groupe à Mandagout pour la soirée, il  rappelle que “la CCAS avait ouvert ses centres pour accueillir les réfugiés lors du démantèlement de la jungle de Calais.”

Annie et Alain Mery de l’association “Bienvenue à Mandagout” d’aide aux migrants. ©Charles Crié/CCAS

Sur la place du village, un jeune Syrien joue du trombone à coulisse dans l’orchestre de l’école tandis que sa sœur l’écoute, blottie dans les bras d’Annie Mery. “J’étais émue de voir comment les enfants se comportaient avec Alain et Annie Mery, un peu comme s’ils étaient leurs grands-parents,” témoigne Nathalie Hoez. Certains participants se sont demandés, lors de la soirée de débriefing s’ils étaient à leur place lors de la fête de l’école qui se déroulait juste avant la réception syrienne qui les attendait. “Personnellement, j’ai trouvé ça intéressant, souligne Marguerite Taillandier. J’ai aimé voir les élèves recevoir des prix de la main du maire, cela ne se fait presque plus, aujourd’hui! J’ai beaucoup ri aussi quand une gamine ne pouvait pas faire coulisser son trombone, car elle était trop petite et qu’il touchait par terre !”


ESF : la lumière pour tous

La soirée ESF (Electriciens sans frontières) clôt le séjour avec la projection de deux films présentés par Bernard Bonnefoy et tournés lors de séjours au Pérou et en Bolivie. Ce retraité discret fait partie des 1200 bénévoles de l’ ONG de solidarité internationale créée en 1986, qui intervient un peu partout dans le monde. Elle s’appuie sur  des partenaires locaux pour lutter contre les inégalités d’accès à l’électricité et à l’eau dans le monde. Le premier film, tourné en 2014, relate l’alimentation en électricité photovoltaïque et équipement électrique  des postes de santé et des écoles de sept villages isolés sur la rivière las Piédras, dans la région Madre de Dios, au Pérou. La CCAS et la Cmcas Languedoc étaient partenaires de ce projet. Le film retrace les rencontres et les aléas de ces mission où il faut parfois 8 heures pour parcourir 28 km.

Le deuxième film a été tourné en Bolivie pendant un voyage solidaire qui s’est déroulé en 2019 de l’Altiplano aux profondeurs de l’Amazonie. Il montre notamment un cimetière de locomotives à vapeur abandonnées en plein désert, la traversée du Salar d’Uyuni, le désert de sel le plus grand au monde avec une surface de 12 000 km2, une ascension à 4500 m d’altitude ou une rencontre avec des élèves et des enseignants. Deux participantes à la soirée faisaient partie de ce voyage en Bolivie.  Après la projection, Alexandre Poirier réserve une surprise à l’assistance. Il a organisé une vidéo conférence avec des amis péruviens pour montrer en direct comment se prépare le  pisco sour, un cocktail chilien à base de Pisco. Cette eau-de-vie est ensuite mélanger à du citron vert, du sucre liquide et du blanc d’œuf dans un shaker. Le blanc d’œuf donnant une savoureuse mousse. Ainsi, cet apéro  préparé en même temps et partagé  à des milliers de kilomètres de distance, avec une famille péruvienne a-t-il clôturé ce premier voyage solidaire.

 

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